Règles : nouvelle orthographe

samedi 17 avril 2010
par  BM

Résumé des principales règles de la nouvelle orthographe

(Conformément au nouveau règlement orthographique, que vous pouvez consulter sous sa forme complète sur le site de l’Académie Française du 6 décembre 1990, il s’agit ici des tolérances orthographiques, ce qui n’interdit absolument pas d’utiliser les anciennes règles : les graphies seront acceptées parallèlement les unes aux autres.)

- Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union.

Ex. : vingt-et-un, deux-cents, trente-et-unième

- Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel.

Ex. : un compte-goutte, des compte-gouttes ; un après-midi, des après-midis

- On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder.

Ex. : évènement, règlementaire, je cèderai, ils règleraient

- L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et en cas d’ambigüité.

Ex. : cout ; entrainer, nous entrainons ; paraitre, il parait

- Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).

Ex. : j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras

- Participe passé : le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est rendu invariable : il joue en effet devant l’infinitif un rôle d’auxiliaire analogue à celui de faire, qui est toujours invariable dans ce cas (avec l’auxiliaire avoir comme en emploi pronominal).

Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est donc invariable dans tous les cas, même quand il est employé avec l’auxiliaire avoir et même quand l’objet est placé avant le verbe.

Ex. : Elle s’est laissé mourir (comme déjà elle s’est fait maigrir) ; elle s’est laissé séduire (comme déjà elle s’est fait féliciter) ; je les ai laissé partir (comme déjà je les ai fait partir) ; la maison qu’elle a laissé saccager (comme déjà la maison qu’elle a fait repeindre).

- Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français.

Ex. : des matchs, des miss, révolver

- La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère, et dans les mots composés avec des éléments « savants ».

Ex. : contrappel, entretemps, tictac, weekend, agroalimentaire, portemonnaie

- Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).

Ex. : corole ; frisoter, frisotis

- Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots.

Ex. : aigüe, ambigüe ; ambigüité ; argüer ; gageüre ;


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