Tartuffe par Planchon

mardi 6 avril 2010
par  BM

Voici ce que le metteur en scène Roger PLANCHON proposait comme mise en scène, en 1967.

- L’extrait proposé ici correspond au début de la première scène, jusqu’à la réplique de Dorine :

« S’il le faut écouter et croire à ses maximes,

On ne peut faire rien qu’on ne fasse des crimes ;

Car il contrôle tout, ce critique zélé. »

- Il s’agit d’une édition annotée du Tartuffe

Les rappels de notes correspondent à des vers précis.

- (1) A la fin de la liste des personnages
- (1) Après une ouverture musicale « à la française », la lumière montait et découvrait un très grand tableau fermant complètement la scène. C’était une descente de croix , œuvre d’un maître anonyme du XVIIe siècle. Puis une petite porte cachée dans le tableau s’ouvrait et Flipote entrait. Flipote, seule en scène, dans une sorte de couloir regardait le tableau et attendait que la discussion se terminât dans la pièce à côté. Elle, étrangère à la famille, ne participait pas à cette réunion. Sur la fin de l’ouverture musicale, le tableau du Christ montait dans les cintres, découvrant une antichambre qui brusquement était envahie par les portes du fond. Grande agitation. Mme Pernelle se dirigeait vers la sortie, porte face cour Elmire, souriante et un peu stupéfaite de la sortie intempestive de Mme Pernelle.

- (2) Réplique de Pernelle : « C’est que je ne puis voir tout ce ménage-ci »
- (2) Volte-face de Mme Pernelle. Nous nous sommes efforcés de ne pas montrer une Mme Pernelle uniquement agressive. Ici l’interprète passait d’un ton agressif à un grand abandon. On lui demandait une explication raisonnée et cela créait un grand vide intérieur.

- (3) Juste après la réplique de Dorine : « Si ... »
- (3) Mme Pernelle menaçante allait à Dorine. Elle redevenait agressive, mais ce n’était qu’un mouvement de faiblesse parce qu’elle se sentait malheureuses et fragile, elle réattaquait. Elle commençait le procès des autres de peur d’une objection.

- (4) Juste après la réplique de Damis : « Mais ... »
- (4) Elle allait à Damis et sur le ton des grandes personnes qui s’adressent aux enfants.

- (5) A propos de la réplique de Mariane : « Je crois ... »
- (5) Ici la mise en scène prenait une petite liberté ; bien que rien ne le précisât dans le texte, Mariane s’adressait à tous.

- (6) A propos de la réplique d’Elmire : « Mais, ma mère,... »
- (6) Elmire allait à Mme Pernelle dans un mouvement très généreux, sollicitant une tendresse. Cet appel d’Elmire raidissait Mme Pernelle dans son irritation. On la sentait trop violente pour être sincère.

- (7) Au moment où Pernelle accuse Elmire d’être dépensière
- (7) Regroupement de toute la famille autour d’Elmire. L’attitude et le ton de Mme Pernelle prouvaient qu’elle était excessive.

- (8) A propos de la réplique de Cléante : « Mais, madame, après tout... »
- (8) Cléante sur un ton plus sévère.

- (9) Au moment où Pernelle dit : « Et je ne mâche point ce que j’ai sur le cœur. »
- (9) Mme Pernelle se dirigeait vers la sortie, suivie de Flipote.

- (10) Au moment où Damis dit : « Votre monsieur Tartuffe est bien heureux sans doute... »
- (10) Jusqu’alors le mouvement général de la famille était de retenir Mme Pernelle, et là Damis ne la regardait même pas.

- (11) Au moment de la réplique de Pernelle : « C’est un homme de bien, qu’il faut que l’on écoute »
- (11) Mme Pernelle sur le pas de la porte se retournait violemment vers Damis, et sur un ton lent, froid et sévère, dénué de passion.

- (12) Vers la fin de la réplique de Damis : « Et que nous ne puissions à rien nous divertir, / Si ce beau monsieur-là n’y daigne consentir ? »
- (12) Damis s’adressait à l’ensemble de la famille.

Mise en scène du Tartuffe par Roger Planchon (1967)

Voici quelques liens vers des pages de commentaire sur Internet.

Attention ! Ce ne sont pas toujours des pages de la plus haute fiabilité pédagogique ...

- Premier site, sans grande garantie : des généralités.
- Deuxième site, encore moins fiable car il attribue au Misanthrope une vague explication du Tartuffe.
- Troisième site, toujours très faible, qui propose un plan de commentaire sur l’ouverture du Tartuffe.
- Quatrième site, qui propose de payer pour voir la suite ... On vous prend pour de riches imbéciles.
- Cinquième site, qui vous propose une longue explication, intéressante ... pillée et reproduite sans indiquer la source par le sixième site que voici.
- Septième site, toujours payant ... Votre argent de poche vaut mieux que cela.
- Huitième site, coûtant 3,95 euros ... Ce n’est pas très cher, mais ça ne vaut pas grand-chose.
- Encore plus faible, sur un site de blogs vraiment peu littéraire, sans doute pillé et vaguement remis en forme d’après plusieurs sources ! La remise en forme n’est pas à recopier telle quelle, car elle vous vaudrait des remarques sur votre orthographe et votre style.

Voici en revanche un vrai travail de professeur de Lettres, où l’on reconnaîtra la plupart des pillages indiqués ci-dessus.

- C’est le site de monsieur André DURAND, © 2007 Comptoir littéraire. Tous droits réservés.
- Sur Tartuffe il a écrit plusieurs pages au format *.doc. Elles vous serviront à développer les pistes que je vous propose à propos de chaque texte étudié. Vous pourrez vous y référer dans vos explications orales, et pour réviser avant l’EAF.
- L’ensemble de ces pages est accessible ici en téléchargement (12 pages dans une police serrée ...).

PS En fichiers joints, les textes mis en parallèle de Molière et de Planchon


Documents joints

Commentaires sur Tartuffe, par monsieur André (...)
Commentaires sur Tartuffe, par monsieur André (...)
Roger PLANCHON met en scène le Tartuffe
Roger PLANCHON met en scène le Tartuffe
Roger PLANCHON met en scène le Tartuffe
Roger PLANCHON met en scène le Tartuffe

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Tous les bacs blancs

vendredi 9 mai 2014

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lundi 9 septembre 2013

Une réécriture irrespectueuse

Les boloss des Belles Lettres ont commis un nouvel attentat contre la majesté de l’écriture antique. C’est ici.

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La réécriture de Madame Bovary est savoureuse ... c’est ici.

12 années d’EAF en métropole

vendredi 21 juin 2013

- 2002 : ES-S Argumentation L Poésie
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- 2004 : ES-S Théâtre L Épistolaire
- 2005 : ES-S Poésie L Théâtre
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- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

Lorenzaziccio en TL ...

samedi 16 mars 2013

Deux réécritures amusantes, mais irrespectueuses.
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Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

samedi 16 février 2013

Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

Réécrire : pourquoi ?

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