Le piège

jeudi 3 juin 2010
par  BM

Le texte : TARTUFFE, ACTE IV , SCÈNE V, vers 1387 à 1528

Tartuffe.

« On m’a dit qu’en ce lieu vous me vouliez parler. »

[...]

Elmire.

« Il n’importe : sortez, je vous prie, un moment, / et partout là dehors voyez exactement. »

Une vidéo du piège tendu par Elmire à Tartuffe

Que peut-on expliquer dans cette scène ?

- Analyser le comique de situation, la double énonciation d’Elmire : tout ce qu’elle dit est destiné à son mari, et le spectateur sait en quoi consiste le piège.
- Les champs lexicaux habilement mêlés : amour, amour divin, amour physique, sous-entendus charnels, prière religieuse et prière amoureuse, etc.
- Le jeu de scène : Elmire tente de faire intervenir son mari avant qu’il ne soit trop tard, ou espère qu’il interviendra ...

Deux questions-clés sur cette scène : la nature du comique, la forme et les enjeux de cette double argumentation, et des réponses proposées par les élèves.

Le comique : une synthèse de diverses réponses à une préparation écrite

- Comique de situation : Orgon sous la table, Tartuffe manipulateur manipulé par Elmire : le comique provient de ce décalage. De plus, le spectateur peut imaginer les pensées et réactions d’Orgon au fur et à mesure que la situation devient plus tendue pur son épouse.
- Comique verbal : le mélange des champs lexicaux de l’amour, de la piété, et du désir physique, y compris peut-être un certain nombre de sous-entendus (le « jus de réglisse » ?). Le contraste entre le discours très rhétorique et alambiqué d’Elmire, et les affirmations très précises et méthodiques de Tartuffe, qui utilise la logique et réclame une seul chose, des preuves d’amour, est un autre élément de comique verbal. On pourrait aussi trouver que la rhétorique galante d’Elmire, dans une situation dangereuse pour elle, ne correspond pas vraiment à son caractère.
- Comique de caractère : évidemment, Tartuffe, l’hypocrite qui se démasque comme un sensuel, et Elmire obligée de jouer les femmes amoureuses. Mais il ne faut pas oublier Orgon sous la table : il est obtus et très lent à convaincre, ce qui dénote une certaine bêtise.
- Comique gestuel, ou assimilé : la toux d’Elmire, l’envoi de Tartuffe dans le couloir pour visiter les lieux, et les gestes d’Elmire qui frappe sur la table pour avertir son mari qu’il ait à intervenir au plus vite. Évidemment, sans que le texte ne le dise ni les didascalies, il y a tout le comique des gestes que les différents metteurs en scène peuvent demander à l’acteur : toucher Elmire, la presser, l’embrasser, lui donner des baisers, de manière plus ou moins hardie et indécente.

Les enjeux de ce dialogue argumentatif, et sa forme : d’autres réponses d’élèves, synthétisées et résumées

- Le risque pris par Elmire : sacrifier sa vertu (qui est réelle), son honneur, son plaisir (on peut supposer que Tartuffe ne lui plait pas vraiment, et que se donner à lui ne sera pas de son goût), simplement pour faire entendre raison à son mari, et pour sauver Mariane (qui se serait sauvée seule, ou avec l’aide de son amoureux). L’enjeu de l’action est là.
- Mais l’enjeu de la pièce de théâtre est plus ambitieux : Molière prend le risque de faire éclater les contradictions entre la vraie et la fausse dévotion.
- Le discours argumentatif de Tartuffe : accommoder religion et sexualité adultère. Il faut étudier l’usage des arguments, des connecteurs, la souplesse argumentative d’un discours visant à persuader et à convaincre. Là encore, il s’agit de l’enjeu de la pièce de Molière : montrer que la fausse dévotion est plus dangereuse, car difficile à discerner.
- La finesse des arguments d’Elmire, qui joue avec son interlocuteur, lui reproche une mauvaise connaissance du cœur féminin, lui reproche une mauvaise compréhension de la situation familiale, et lui fait miroiter un plaisir dont il se méfie beaucoup.
- Tartuffe n’a qu’un seul argument pour obtenir les faveurs d’Elmire, c’est celui des preuves ; en revanche, il en a d’autres pour excuser cet adultère, ce sont des arguments de nature religieuse. En face de lui, Elmire doit argumenter plus finement, d’abord à propos de son sentiment, puis à propos de la religion, puis de son mariage avec Orgon.
- Les positions des deux interlocuteurs ne sont pas égales, et changent au fil de la scène : Elmire est d’abord offensive, puisqu’elle doit faire des avances, mais elle est très vite sur la défensive, puisque Tartuffe la prend au mot et que Orgon n’intervient pas, et elle est obligée de détourner la conversation sur Orgon. Tartuffe est d’abord sur la défensive, se méfie, puis avance ses demandes de preuves.
- Cette évolution se voit aussi dans la thématique d’Elmire, qui parle d’abord d’amour, puis du Ciel, puis d’Orgon.
- Une remarque sur les arguments : Elmire est experte en cœur féminin, et en psychologie, Tartuffe est expert en péché et en religion, et c’est à ce titre que l’un et l’autre essaient de faire fléchir l’adversaire, soit rassurer Tartuffe sur les sentiments d’Elmire, soit rassurer Elmire sur le risque d’aller en enfer.
- Si l’on veut revenir à des termes argumentatifs plus rigoureux, on aura ceci : les arguments d’Elmire visent deux personnes, Tartuffe et Orgon.

Elmire cherche d’une part à persuader Tartuffe qu’il peut lui faire la cour, en agissant sur ses pulsions et en lui en offrant la possibilité, elle le charme et le rassure ; elle cherche d’autre part à convaincre Orgon que sa thèse est juste, à savoir que Tartuffe est un imposteur, et elle doit en faire dire les preuves à Tartuffe lui-même.

Tartuffe cherche à convaincre Elmire que sa thèse est juste, c’est-à-dire qu’ils peuvent commettre l’adultère sans difficulté, parce que le Ciel ne s’y oppose pas, et sans risque parce que Orgon est un sot.

- Donc, pour conclure, ces deux argumentations sont fortement liées à un enjeu puissant, qui est le corps d’Elmire, sa vertu, et aussi la position dominante d’Orgon au sein de son couple avec Elmire, et au sein de son couple avec Tartuffe. La stratégie commune aux deux adversaires est de pousser l’autre à se découvrir, à faire le premier pas, de manière qu’ensuite il ne s’agisse plus que de formalités.

Ce dialogue argumentatif est en fait une joute, inégale en faveur d’Elmire si Orgon n’est pas trop bête, en sa défaveur s’il tarde trop à sortir de sa cachette, c’est ce qui rend la scène en même temps comique et tragique. Le jeu du chat et de la souris fait toujours des victimes, et Elmire ne passe pas très loin du sacrifice.

Texte et représentation

Les durées de la mise en scène sont très variables, et on doit analyser ces différences : les trois tartuffes n’évoluent pas à la même vitesse.

- 14 minutes pour Robert Hirsch.
- 12 minutes pour Clément Bresson.
- 9 minutes 40 secondes pour Philippe Torreton.

Des détails à exploiter dans les différentes mises en scène

- Dans la mise en scène de Jacques CHARON, les gestes entreprenants de Tartuffe sont marqués par sa brutalité, il saisit les mains d’Elmire, lui prend la taille, lui donne des baisers dans le cou, la presse contre la table.
- Cette table est l’objet d’un jeu de cache-cache, les deux personnages tournent autour d’elle et on a la vision d’une poursuite ou d’une chasse.
- De même sa posture pendant qu’Elmire s’explique est très distante, son maintien laisse comprendre qu’il écoute sans croire ce qu’on lui dit. Il attend qu’elle ait fini, et la laisse s’embrouiller dans ses explications.
- De même, il éclate de rire à un moment, d’un rire assez dominateur et ironique, parce qu’il marque des points dans cette lutte.
- Lorsque Elmire lui demande d’aller voir dehors si personne ne les épie, il lui prend les mains, les baise, et les relâche avec grande douceur, comme pour signifier qu’il va revenir tout de suite, et qu’il est désormais maître d’elle.
- L’attitude d’Elmire est parfois tragique, comme son ton de voix. Elle frappe désespérément sur la table, frappe même un moment le tissu qui la recouvre, tousse de manière très exagérée.
- Pendant que Tartuffe est dehors, elle tombe accablée sur un fauteuil, ce qui accentue le côté tragique de la situation : elle a perdu la partie.

- Dans la mise en scène de Georges BENSOUSSAN, ce qui est remarquable est l’agitation un peu diabolique de Tartuffe, qui devient très excité, fait des gestes explicites de désir sexuel envers Elmire, se déboutonne peu à peu en même temps que la discussion continue, se déshabille et ôte sa soutane, reste en gilet de corps pour aller voir dans le couloir : symboliquement, il se découvre comme un imposteur et un sensuel en quittant l’habit de la dévotion.
- Il a aussi des gestes entreprenants dans un début de déshabillage d’Elmire, si bien que l’aspect contradictoire entre sa dévotion et sa sensualité est plus manifeste.
- Elmire a aussi des attitudes excessives, lorsque son mari sort de sous la table, elle étale la soutane de Tartuffe au sol et s’y couche de tout son long, comme pour lui faire comprendre qu’il va y avoir un accouplement assez rapide et expéditif, sans sentimentalité mais très sexuel : son indignation et sa provocation semblent la pousser à accepter cette union avec Tartuffe, alors même qu’elle en est révulsée.
- De même, Tartuffe est très expressif dans ses gestes des mains et du visage, et dans ses mouvements dans l’espace.

- Dans la mise en scène de Stéphane BRAUNSCHWEIG , Tartuffe est dans une attitude très méfiante, reste immobile et Elmire s’explique malaisément, bloquée en position défensive derrière la table, alors même qu’elle est censée faire des avances, elle semble inquiète, sur le point de défaillir, tragique du début à la fin.
- La scène est très statique pendant assez longtemps, et même lorsque Tartuffe déclare son plaisir, sa sensualité, il reste très raide et tendu, dans une parole lente et comme s’il faisait une explication ou un raisonnement. Le metteur en scène a laissé de longs moments de silence, notamment lorsque Elmire se met à tousser.
- Le regard de Tartuffe est très inquisiteur et méfiant, son approche d’Elmire se fait très lentement, et les gestes de caresse sont d’abord très doux et calmes, mais cela devient vite une scène d’érotisme suggestif, par les positions des deux personnages, Elmire couchée sur la table et Tartuffe qui s’allonge sur elle, puis Elmire qui enlace lentement Tartuffe.
- Cette table semble d’ailleurs une sorte d’autel, le crucifix qui est au centre est légèrement déplacé pour que Elmire s’y allonge, et elle prend la posture d’une victime d’un futur sacrifice, ce qui symbolise effectivement la réalité : elle sacrifie son honneur et sa vertu pour persuader Orgon.
- Les gestes d’Elmire lorsqu’elle frappe sur la table semblent mécaniques et peu convaincants.
- La sortie d’Orgon ne se fait pas conformément au texte de Molière, puisqu’il sort assez longtemps avant, et dans un habilement très étrange, puisqu’il s’est mis torse nu, il ôte ensuite ses lunettes, suit Tartuffe jusqu’à l’escalier, lentement, ne regardant pas du tout Elmire : ce déshabillage signifie-t-il que le discours de Tartuffe a provoqué en lui du désir pour sa femme ? Ou bien faut-il comprendre que l’amour pour Tartuffe le rend jaloux de cette déclaration faite à Elmire ?
- Le retour de Tartuffe (dans un système assez complexe de mise en scène, escalier et décor mobiles, changement de hauteur du décor) est très lent, il s’est lui aussi mis torse nu, tout en conservant sa croix en pendentif, ce qui indique explicitement le désir sexuel, mais sans précipitation, à la différence de Philippe Torreton dans la mise en scène de Georges Bensoussan. La situation est très ambiguë, et Orgon enlace presque Tartuffe qui enlace sa femme, dans une gestuelle très ralentie, en même temps qu’il lui reproche de convoiter Elmire.
- Cette troisième mise en scène se dirige donc plutôt vers un symbolisme difficile à comprendre, à la différence des deux autres : Robert Hirsch se montre très pervers et dominateur, Philippe Torreton est excité et diabolique, mais Clément Bresson est plutôt mystique et intériorisé.

Le texte téléchargeable

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Elmire, la femme-piège

Commentaires  (fermé)

Logo de Marine R.
mardi 1er juin 2010 à 22h18, par  Marine R.

Marine 1°S1
01.06.2010

Français : Le Tartuffe, acte IV, scène 5

1) Quelle est la nature du comique ?

Dans cette scène, le comique le plus visible est le comique de situation : Orgon est caché sous une table alors qu’Elmire et Tartuffe sont en pleine discussion. Non seulement la situation est drôle en elle-même, mais le comique réside aussi dans le fait qu’Elmire et Orgon sont ridicules. Ils mettent en place une sorte de « plan » pour piéger Tartuffe. Elmire décide de cacher Orgon sous la table et de faire avouer Tartuffe sur les sentiments qu’il lui porte afin qu’Orgon en soit témoin. De plus, Elmire, à plusieurs reprises, tousse pour avertir son mari, soit pour le prévenir que ce qu’elle va dire est faux soit pour insister sur ce que dit Orgon. On trouve donc du comique de gestes et répétition : elle tousse plusieurs fois. Le comique de situation, est quant à lui accentué lorsque Tartuffe dit à Elmire « Vous toussez fort, Madame », au vers 1498. Elle continue son piège jusqu’à faire croire qu’elle a le rhume. Tartuffe lui propose même du jus de réglisse pour y remédier :
« Vous plaît-il un morceau de ce jus de réglisse ?
C’est un rhume obstiné, sans doute ; et je vois bien
Que tous les jus du monde ici ne feront rien. »
Le comique de situation continue lorsqu’Elmire dit
« Ouvrez un peu la porte, et voyez, je vous prie
Si mon mari n’est point dans cette galerie. » aux vers 1521/1522.
Elmire se montre presque perverse dans son jeu en demandant à Tartuffe de vérifier qu’Orgon n’est pas caché dans la pièce d’à côté pour écouter alors qu’elle l’a elle-même caché sous la table. Plus tard dans la scène, on peut repérer aussi du comique de situation lorsque Tartuffe critique Orgon alors que ce dernier entend tout.
On trouve aussi du comique de mots tout au long de la scène ; Elmire répond aux tirades de Tartuffe par des questions et des interjections comme « Quoi ? », on voit aussi une abondance de ponctuation. Cela montre l’embarras d’Elmire, ce qui peut faire rire le lecteur.

2) Quel est l’enjeu est la forme des deux discours ?

Les deux personnages parlent principalement sous formes de tirades. A travers ces tirades, Elmire et Tartuffe ont tous deux des buts.
Ici, on peut faire le rapprochement avec la scène 3 de l’acte III : Tartuffe fait une déclaration à Elmire. Une utilise le lexique de l’amour, des sentiments, et religieux. En effet, il utilise les mots « Ciel, vœux, béatitude, félicité, âme, foi ». La religion justifie l’amour qu’il porte à Elmire même s’il est dévot. On a donc ici une argumentation. On trouve même des exemples et des vérités générales qui appuient son raisonnement : « Moins on mérite un bien […] su convaincre ma flamme. » Il utilise donc les pronoms « on, nous » mais aussi le « je » ce qui montre l’argumentation. Ici, on a une sorte de double argumentation ; non seulement Tartuffe justifie l’amour qu’il lui porte, mais il veut qu’elle le prenne en pitié pour la faire adhérer à sa thèse :
« Pour moi, qui crois si peu mériter vos bontés » (v.1463),
« Je doute du bonheur de mes témérités » (v.1464). Il veut qu’Elmire le plaigne. Là encore on peut voir toute l’hypocrisie de Tartuffe. Il sait s’y prendre pour mentir.
A travers ses tirades, Elmire aussi fait une argumentation. Au début de la scène, elle contredit Tartuffe. Elle énonce une vérité pour justifier son raisonnement : « Toujours notre pudeur combat […] Et sur notre pudeur me ménager bien peu. » Cependant cette vérité ne s’applique pas ici : elle ment. Elle fait croire à Tartuffe qu’elle a des sentiments pour lui également, pour le piéger. Elle lui parle d’un « libre aveu » qu’elle lui fait. A la fin de la scène, elle lui fait même croire qu’elle lui accordera tout, qu’elle cède. Elle lui donne raison dans sa dernière tirade. Elle joue le jeu, cependant ses répliques la trahissent. On voit qu’elle est embarrassée. Elle tourne court à la conversation en disant « Il m’importe » au vers 1527. Mais on peut dire quand même qu’ici Elmire remporte l’avantage. Elle arrive à piéger Tartuffe, elle se montre plus maligne que lui.

Document joint :  Tartuffe.doc

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