Charles et/ou Léon

samedi 3 avril 2010
par  BM

Le passage étudié en lecture cursive : le début du Chapitre 5 de la Deuxième partie

Ce fut un dimanche de février, une après-midi qu’il neigeait.

Ils étaient tous, M et madame Bovary, Homais et M. Léon, partis voir, à une demi-lieue d’Yonville, dans la vallée, une filature de lin que l’on établissait. L’apothicaire avait emmené avec lui Napoléon et Athalie, pour leur faire faire de l’exercice, et Justin les accompagnait, portant des parapluies sur son épaule.

[...]

Elle ne put s’empêcher de sourire, et elle s’endormit l’âme remplie d’un enchantement nouveau.

Quelques indications pour exploiter cette page dans un entretien

- Le regard d’Emma dirige le regard du lecteur : focalisation interne, marquant ses sentiments.

- Deux portraits parallèles, au détriment de Charles : exagération liée aux sentiments d’Emma, procédé descriptif de Flaubert, choix des termes vestimentaires ou corporels.

- L’importance du souvenir : le soir, Emma revoit la scène (les éléments que Flaubert n’a pas décrits ...) de l’après-midi.

A rapprocher du soir où Emma se regarde dans le miroir, après sa promenade dans les bois avec Rodolphe.

- Les effets du froid sur un visage : répulsion ou érotisation ?

- L’alternance presque systématique de l’idéal et du trivial : Emma est prise entre deux postulations, son rêve, et la réalité de son mariage.

- Le trivial est en partie provoqué par Homais.

- Emma, une sensuelle voluptueuse ? Cherchez dans l’œuvre intégrale le nombre d’occurrences des mots de la famille de “volupté”.

- Cherchez aussi les scènes où les époux Bovary (premier ou deuxième mariage) sont au lit, dorment, font semblant de dormir : vous verrez que Charles ne fait jamais semblant, ne rêve jamais ...

- Emma, une menteuse, préfiguration de sa capacité de tromperie ?

- Vérifiez que Flaubert a bien relu ses brouillons, et ne commet pas d’erreur de cohérence : les soirées du pharmacien se tiennent les dimanches. Vérification dans le Chapitre 4 de la Deuxième partie, lu de manière cursive en classe.

- Etc.

A poursuivre, en reprenant vos notes de cours.


Brèves

Tous les bacs blancs

vendredi 9 mai 2014

Pour naviguer dans le répertoire de bacs blancs ...
Cliquez sur les bulles pour déplier la carte. Ensuite, les fichiers textes s’ouvriront au clic sur la flèche rouge.
Il y en a déjà 83 ... à suivre. Bonne lecture.

Antigone relue ...

lundi 9 septembre 2013

Une réécriture irrespectueuse

Les boloss des Belles Lettres ont commis un nouvel attentat contre la majesté de l’écriture antique. C’est ici.

Essayez aussi la « Twittérature », pour voir.
La réécriture de Madame Bovary est savoureuse ... c’est ici.

12 années d’EAF en métropole

vendredi 21 juin 2013

- 2002 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2003 : ES-S Biographique L Réécritures
- 2004 : ES-S Théâtre L Épistolaire
- 2005 : ES-S Poésie L Théâtre
- 2006 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2007 : ES-S Argumentation L Biographique
- 2008 : ES-S Roman L Roman
- 2009 : ES-S Théâtre L Théâtre
- 2010 : ES-S Argumentation L Réécritures
- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

Lorenzaziccio en TL ...

samedi 16 mars 2013

Deux réécritures amusantes, mais irrespectueuses.
Zazie ici, Lorenzaccio .
Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

samedi 16 février 2013

Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

Réécrire : pourquoi ?

mercredi 19 décembre 2012

Statistiques

Dernière mise à jour

mercredi 27 septembre 2017

Publication

502 Articles
Aucun album photo
8 Brèves
Aucun site
15 Auteurs

Visites

304 aujourd'hui
745 hier
1169681 depuis le début
26 visiteurs actuellement connectés