Charles mal marié

samedi 3 avril 2010
par  BM

Le texte : fin du chapitre I de la Première partie

Où irait-il exercer son art ? A Tostes. Il n’y avait là qu’un vieux médecin. Depuis longtemps madame Bovary guettait sa mort, et le bonhomme n’avait point encore plié bagage, que Charles était installé en face, comme son successeur.

[...]

On lui avait bien dit qu’elle serait malheureuse ; et elle finissait en lui demandant quelque sirop pour sa santé et un peu plus d’amour.

Les éléments à étudier, les commentaires sur le texte

- La composition de ce passage, commençant par une question, se terminant par une demande : ce n’est jamais Charles qui demande quelque chose.

- L’énonciation pronominale fait apparaître Charles comme c.o.d. des verbes de décision de sa mère, puis de sa femme : transfert de maternité d’une femme à une autre, Charles toujours enfant, ou mineur.

- La caricature comique de la veuve Dubuc, les comparaisons du § 3 et les images antiérotiques du dernier §.

- « Elle se plaignait sans cesse de ses nerfs » : préfiguration d’Emma ?

- Les idées reçues, et autres banalités de pensée : un médecin doit avoir une femme, une dot est plus importante que la beauté physique, etc.

- Le comique du décalage entre les âges des deux époux.

- La rapacité de Madame Bovary mère.

- La description d’un monde où les affaires sont plus importantes que le cœur.

- Les sous-entendus des demandes de la nouvelle épouse, le jeu sur le discours indirect libre, qui montre les pensées ou paroles d’Héloïse, et qui nous les fait entendre comme autant de reproches adressés à Charles.

- La psychologie d’une maîtresse femme (« sa femme fut le maître »), d’une jalouse (« il l’oubliait, il en aimait une autre ! »), et d’un homme soumis et rebuté dans ses désirs ou ses souhaits (« Charles avait entrevu [...] imaginant qu’il serait plus libre [...] »).

- L’évocation d’un quotidien fait d’ordres et d’interdits.

- L’ironie de Flaubert, toujours ... « exercer son art », le zeugme « quarante-cinq ans et douze cents livres de rente », « les intrigues d’un charcutier qui était soutenu par les prêtres », etc.


Brèves

Tous les bacs blancs

vendredi 9 mai 2014

Pour naviguer dans le répertoire de bacs blancs ...
Cliquez sur les bulles pour déplier la carte. Ensuite, les fichiers textes s’ouvriront au clic sur la flèche rouge.
Il y en a déjà 83 ... à suivre. Bonne lecture.

Antigone relue ...

lundi 9 septembre 2013

Une réécriture irrespectueuse

Les boloss des Belles Lettres ont commis un nouvel attentat contre la majesté de l’écriture antique. C’est ici.

Essayez aussi la « Twittérature », pour voir.
La réécriture de Madame Bovary est savoureuse ... c’est ici.

12 années d’EAF en métropole

vendredi 21 juin 2013

- 2002 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2003 : ES-S Biographique L Réécritures
- 2004 : ES-S Théâtre L Épistolaire
- 2005 : ES-S Poésie L Théâtre
- 2006 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2007 : ES-S Argumentation L Biographique
- 2008 : ES-S Roman L Roman
- 2009 : ES-S Théâtre L Théâtre
- 2010 : ES-S Argumentation L Réécritures
- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

Lorenzaziccio en TL ...

samedi 16 mars 2013

Deux réécritures amusantes, mais irrespectueuses.
Zazie ici, Lorenzaccio .
Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

samedi 16 février 2013

Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

Réécrire : pourquoi ?

mercredi 19 décembre 2012

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mercredi 27 septembre 2017

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