Psychanalyse

mardi 4 avril 2017
par  BM

Le complexe de l’angle droit existe-t-il ?

Dictionnaire de la psychanalyse

Angle droit (complexe de l’)

Le complexe de l’Angle droit a été découvert en 1800 par le docteur Angel Dorti, éminent psychiatre anglais travaillant à l’hôpital des Angles, commune des Pyrénées Orientales.

Il faut remonter au Vème siècle, époque où le peuple germanique des Angles colonise le nord et le centre de l’île de Bretagne, armé de lances et de flèches à pointes droites. De nombreux soldats des deux camps reçoivent au cours des batailles des coups frontaux, peu souvent mortels. Ceux qui échappent à la mort se voient atteints après quatre-vingt-dix mois du complexe de l’Angle droit. A l’époque, il se noie dans la masse des folies car il en est voisin, en particulier sur les phases finales.

Vestiges du peuple des Angles :

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(1) une lance
(2) une flèche à pointe droite
(Musée d’Angles sur l’Anglin)

Au VIème siècle, les personnes gravement malades mentalement forment une secte ésotérique et totalitaire, qui est l’ancien peuple germanique des Angles, baptisée secte des Angles. Constamment ennuyée par ses voisins, elle décide, un siècle plus tard, de s’expatrier sur l’un des îlots des îles Mars-hall afin de pouvoir paisiblement se consacrer, loin de toute civilisation, à l’adoration de la Grande Équerre Sacrée (à ce sujet, il est recommandé de consulter le Dictionnaire des Religions de Isabelita Carelli et Horguei Blumental).

Le professeur Dorti, durant un voyage d’agrément aux îles Marshall, au XVIIIème siècle, fait connaissance avec la secte des Angles et, curieux de leurs coutumes, veut absolument les étudier.
Il reste donc sur l’île pendant une année après laquelle il rentre aux Angles pour terminer son étude. En septembre 1800, son travail commence à porter ses fruits mais reste à un stade théorique. Selon lui, la secte serait atteinte d’un complexe de l’Angle droit qui expliquerait toutes leurs habitudes étranges et plus particulièrement celle de frapper les enfants avec l’angle droit d’une équerre, entre les deux yeux.
Après cet acte, il s’écoulerait une période de quatre-vingt-dix mois au cours de laquelle l’angiotensine (hormone fabriquée à la suite du choc) attaquerait les cellules nerveuses et le cerveau, ce qui occasionnerait un délire très difficilement remarquable mais bien réel.
Le second stade pourrait laisser croire à une cyclophrénie puisque le malade se met à disposer des objets perpendiculairement à leur support et les uns par rapport aux autres.
Mais il s’accompagne de droitolalie, c’est à dire d’un emploi systématique du son [droit] à la fin de chaque phrase ce qui prouve le début de démence et de confusion chez le malade.
Le troisième stade est une paranoïa obsessionnelle qui s’empare du malade cent quatre-vingts mois avant sa mort. Il est à noter que, d’après le docteur Dorti, un malade atteint du complexe de l’Angle droit ou Anglodroitic (nom que Angel Dorti donna au complexe lorsqu’il édita son premier texte en 1801) meurt à 90 ans, le jour même de son anniversaire. Il ne reste plus au professeur qu’à découvrir les preuves concrètes de l’exactitude de ses théories.

En juillet 1802, il reçoit son neveu Anglebert Marcel de Droit, âgé d’un an, pendant les vacances, l’enfant ayant besoin du bon air de la montagne pour grandir.
Angel Dorti, certainement déjà un peu fou, se sert de l’enfant comme d’un cobaye. Il abandonne son laboratoire aux Angles et prend un appartement à La Haye pour suivre l’évolution du complexe chez son neveu (bien entendu, il n’a mis personne au courant de son expérience par peur d’un refus).
Toutes ses théories se révèlent exactes et, à l’âge de huit ans et demi, Anglebert de Droit est atteint d’Anglodroitic. Ses parents ne remarquent rien, croyant simplement que leur fils développait un amour très prononcé pour les mathématiques à angle droit. Angel Dorti fier de sa découverte publie plusieurs livres après quoi, pris de remords, il se met à la recherche d’un remède.

Sa première tentative est une opération de la partie droite du cerveau de son neveu mais elle échoue, l’adolescent était toujours « complexé ». N’aimant pas les échecs, le professeur ne cherche plus de remède et se consacre entièrement à l’écriture de livres et de textes expliquant les symptômes de l’Anglodroitic ; en tout il en écrira quatre-vingt-dix.

Le deux janvier 1860, il meurt, renversé à un carrefour, le jour de ses quatre-vingt-dix ans. Son neveu termine sa vie à la clinique d’Angles sur l’Anglin, seul lieu au monde où les travaux du professeur Dorti sont poursuivis dans un secret total. Il joue au cobaye jusqu’à sa mort en 1891, le jour de ses quatre-vingt-dix ans. Cette date marque la fin des études sur l’Anglodroitic du professeur Dorti et de son successeur, le professeur Toi Le Grand.

C’est en 1980 que sont retrouvées les notes des deux éminents chercheurs par le psychiatre Marrad Berlachen qui en fait part à ses assistants comme d’un sujet expérimental. Il se révèle qu’il existe en France plusieurs cas, quatre-vingt-dix étudiants en font donc leur spécialité.
Ils recherchent des remèdes qui sont encore au stade expérimental, comme le choc frontal avec un rapporteur ou la pointe d’un compas. Mais la seule solution vraiment efficace serait une interdiction mondiale de fabrication d’équerre à angle droit, et de grands mathématiciens lui cherchent une remplaçante telle que l’équerre à angle plat, en étude dans certaines écoles anglaises.
Car de nos jours, on compte environ quatre-vingt-dix cas d’Anglodroitic par pays, certainement à cause d’une grande maladresse des utilisateurs d’équerre à angle droit.

Notice Bibliographique

Œuvres principales de Angel Dorti

L’ANGLODROITIC (1801)
TOUT SUR LE COMPLEXE (1802)
LE CAS DE MON NEVEU (1861) (Posthume)

Monographies :

DORTI : SON ŒUVRE par Toi Le Grand (1870)
MA DÉCOUVERTE par Marrad Berlachen(1982)

Articles :

DICTIONNAIRE DES HOMMES CÉLÈBRES DU XIXème SIECLE, article Droit (Anglebert Marcel de) par Albert-Hugo le Muin (1996)
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS, article Angle Droit (complexe de l’) par Isabelita Carelli et Horguei Blumental (1996)

Else-Cirila Tabial,
chercheuse russo-germano-bulgare


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mercredi 26 avril 2017

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