Fiche méthode : la question sur corpus

samedi 13 mars 2010
par  BM

Comment aborder la question sur corpus ?

Lire la question avant toute autre activité, puis lire le corpus en essayant de repérer des éléments utilisables.

Relire la question et formuler en termes précis et méthodiques ce qu’on attend de vous, sans oublier un seul mot de l’énoncé : tous les mots comptent, et on se fait souvent sanctionner parce qu’on n’a pas tenu compte de ceci ou cela : la pertinence de la réponse est en jeu.

- Exemples de questions prises dans les sujets de l’EAF 2008 et 2009, Objet d’étude Théâtre.

- Quelle question essentielle ces textes posent-ils sur le jeu des acteurs ?

UNE question posée par plusieurs textes : il s’agit de répondre de manière synthétique, en comparant des détails textuels précis.

- A qui s’adressent les personnages dans les différents monologues du corpus ?

Travail de relevé, d’observation : il faut apporter des preuves précises, des noms de personnages, des indices d’une situation de communication.

- A quoi servent, selon vous, les monologues proposés. ?

Question d’analyse, nécessité de situer les extraits théâtraux dans un contexte élargi, peut-être indiqué par le paratexte, et nécessité de parler de la fonction du monologue, question de cours. L’appui sur les textes est également requis.

- Comment ces scènes de théâtre mettent-elles en relief les caractéristiques du tyran ?

Il faut relever une série d’indices dans tous les textes, sans répéter les indices qui seraient très voisins les uns des autres : dans ce cas, on peut rapprocher deux textes entre eux. Les caractéristiques sont d’ordre psychologique, ou dans l’énonciation du personnage qualifié de tyran, ou dans l’attitude et les paroles des autres personnages, ou dans les didascalies.

- Exemples de questions prises dans les sujets de l’EAF 2008 et 2009, Objet d’étude Roman.

- Quelle conception de la vie chacune de ces fins de roman vous paraît-elle transmettre ? Quels rapprochements peut-on faire entre ces textes ?

Question d’analyse, nécessitant de voir si l’auteur, ou le narrateur, ou un personnage, délivre une opinion, une émotion, un sentiment sur la vie. La deuxième partie de la question impose un petit travail de synthèse, éventuellement en guise de conclusion à la réponse.

- Les trois textes sont des débuts de romans policiers. Analysez comment les auteurs jouent de l’incertitude du lecteur dans la présentation des personnages.

Question d’analyse, qui doit s’appuyer sur les procédés descriptifs, la création d’une atmosphère ou d’un registre, les ambiguïtés de lexique, l’implicite ou le sous-entendu. Réponse texte par texte, sans problème.

- Dans leur manière d’introduire les personnages, ces textes cherchent-ils à donner l’illusion du réel ? Justifiez votre réponse.

Question plus difficile, nécessitant de s’appuyer sur la notion de réalisme, les outils de la description, l’ancrage dans une réalité ordinaire perceptible, et cetera.

- Quels sentiments les personnages éprouvent-ils en regardant ce qui les entoure dans les différents textes du corpus ?

Question de repérage et d’analyse, nécessitant de prendre en compte la notion de point de vue interne, le lexique des émotions et des sentiments. Possibilité de traiter les textes un par un, ou de regrouper les remarques si les sentiments sont similaires.

- Quelle vision de la relation amoureuse chacun de ces textes propose-t-il ?

Travail de repérage, traitement texte par texte, examen du lexique des sentiments, des pensées intérieures des personnages, examen de l’ironie éventuelle de l’auteur si on a un point de vue externe, repérage des clichés de la littérature amoureuse, l’amouououour toujouououours par exemple.

- Montrez que le texte 3 se distingue par un ton particulier qui permet au narrateur d’alléger l’atmosphère de son récit.

Question d’analyse des registres, et comparaison entre un texte et les autres : obligation de bien s’appuyer sur des éléments précis pour marquer les différences. Réflexion sur la différence entre le sens objectif du contenu et l’impression qui s’en dégage, soit du fait de l’humour, de la dérision, ou des procédés de raccourci ou d’atténuation.

- Comparez la façon dont ces quatre personnages vivent leur emprisonnement.

Travail systématique de comparaison, au brouillon dans un tableau, mais dans la réponse sous forme organisée, rédigée et classée. Appui obligatoire sur des citations faisant apparaître des opinions, des sentiments, donc étude des points de vue de la narration (interne, omniscient, et cetera).

- Comment, dans les trois textes, l’auteur montre-t-il les réactions des personnages qui découvrent la ville ? Vous vous appuierez sur l’étude de procédés précis.

Voir la question précédente sur les personnages et leur emprisonnement.

- Montrez que ces textes invitent le lecteur à porter un regard critique sur les personnages.

Analyse des indices de l’énonciation qui montrent que le lecteur est destinataire (direct ou indirect) du portrait de tel ou tel personnage. Appui obligatoire sur des passages précis du texte, des citations. Possibilité de traiter la question texte par texte.

- Exemples de questions prises dans les sujets de l’EAF 2008 et 2009, Objet d’étude Poésie.

- En quoi ces poèmes sont-ils provocateurs ?

Analyse des procédés de langage et d’énonciation, du lexique, des images employées. Les thèmes abordés peuvent aussi être provocateurs, mais il faut le montrer par rapport à une norme, une moyenne, c’est-à-dire des idées traditionnelles, le pouvoir, la morale, et cetera. Traitement texte par texte possible, sauf si certaines provocations sont similaires.

- Relevez dans chaque texte du corpus une comparaison ou une métaphore, et montrez ce que ce recours à l’image apporte à l’évocation du monde sensible.

Travail d’observation, identification : attention à ne pas confondre les deux procédés de style. Identifier précisément la métaphore est difficile : il faut dire si c’est la construction grammaticale, l’épithète, l’attribut, ou un autre procédé, qui fait métaphore. Il faut aussi rappeler quels sont les deux domaines que la métaphore associe, sinon ça ne vaudra rien, puisqu’une métaphore est l’association d’une caractéristique d’un objet à un autre qui n’a pas de rapport direct avec le premier. Il faut aussi montrer qu’il n’y a pas d’outil de comparaison. Inversement, pour une comparaison, relever le comparant, le comparé, et le mot outil qui les relie. Il faut enfin répondre à la dernière partie de la question : qu’est-ce que le monde sensible ?

- En analysant les différents textes du corpus, formulez deux raisons qui ont pu pousser les poètes à célébrer des objets.

Question d’analyse, qui nécessite d’observer quels objets sont célébrés, quelles qualités ils ont, comment ces qualités sont mises en valeur. Ensuite, réfléchir à la différence entre la vision plate, ordinaire ou banale de ces objets dans la réalité, et l’intérêt que leur apporte une description poétique, insolite, imagée, surprenante, et cetera. On vous demande deux raisons, n’essayez pas d’en trouver trois ou quatre, mais justifiez précisément vos deux réponses. Pensez aussi que chaque partie de la réponse vaudra 50% de la note.

- Quels effets du temps la description des maisons dans chacun des poèmes traduit-elle ?

Réponse texte par texte, appui obligatoire sur les procédés de style montrant le temps, l’usure, le souvenir, et citations obligatoires, très précises.

- Le souvenir de la maison natale suscite-t-il le même sentiment dans les trois poèmes ? Justifiez votre réponse.

Question d’analyse et de comparaison, à l’issue de laquelle on doit répondre par oui ou par non, avec justification. L’argumentation doit s’appuyer sur des preuves littéraires précises, l’identification précise des divers sentiments doit être faite, avec des indices de registre, de champ lexical, par exemple.

A suivre ?


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