Rhénanes

mardi 26 mars 2013
par  BM

Apollinaire, Rhénanes

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Voici dans l’ordre du recueil les neuf poèmes qui seront étudiés.

- NUIT RHÉNANE
- MAI
- LA SYNAGOGUE
- LES CLOCHES
- LA LORELEY
- SCHINDERHANNES
- RHÉNANE D’AUTOMNE
- LES SAPINS
- LES FEMMES

4 Lectures analytiques :

- Nuit Rhénane : pistes de lecture et de révision.

Thématiques nombreuses et entrecroisées :
les femmes (fées, filles), le vin et l’ivresse, le reflet ou le miroir, les légendes (chanson, récit), la nuit.
Les sentiments évoqués.
Une atmosphère de fête triste ?
Paysage et état d’âme : une sorte d’interaction ? Voir principalement le dernier vers.
Un discours d’ivrogne ? d’un amoureux qui veut noyer son chagrin ?

- Mai : pistes de lecture et de révision.

Thématiques : la nature, le Rhin, l’amour.
Un paradoxe du mois de mai triste dans un paysage riant ?
L’image du temps qui passe, sa reprise dans le symbole du Rhin qui s’écoule ? La nostalgie ? L’examen des temps verbaux peut être intéressant.
Procédés d’échos et de répétition.
Les images-clés : les pétales des fleurs des cerisiers, le verbe "paré" du vers 14, la montagne, les éléments de la nature.
Une question générale pour aborder le poème : quelle atmosphère y règne ?

- La Loreley : pistes de lecture et de révision.

Une légende dite comme une chanson, dans une forme particulière, les distiques constituant un récit complexe, avec discours, dialogues, donc une histoire.
La tonalité des différents discours : amour et déclaration, douleur amoureuse, désespoir, folie ou égarement.
Les jeux de versification, d’assonances, de rimes.
Les procédés de répétition, donnant l’impression d’une légende orale.
Les champs lexicaux dominants et entrecroisés : amour, sorcellerie ou envoûtement, malédiction, beauté physique, désir de mort. Éros et Thanatos ?
Religion et santé mentale incapables de lutter contre la folie.
Le souvenir d’Annie Playden ?
Un poème dédié à la beauté fatale des femmes ?

- Les Femmes : pistes de lecture et de révision.

Une scène de la vie quotidienne et villageoise.
Forme faisant alterner italiques et caractères droits, dialogues et description et récit.
Versification assez stricte, mais rythmes parfois cassés des alexandrins.
La banalité des conversations et des sujets d’observation fait apparaître tout de même des registres variés :
la tranquillité et le plaisir du repas commun,
l’inquiétude due à la nuit et au paysage environnant,
le comique des commérages sur les choses vues à la fenêtre,
la tragédie de la mort qui rôde,
le fantastique de l’interprétation du paysage extérieur et des sons.
Donc une poésie du contraste, et une modernité dans le choix de montrer le trivial, l’ordinaire, et le mélange des registres, avec un lexique très ordinaire, qui ne recule pas devant la répétition.
Lien très net avec le recueil « Rhénanes ».

Travail sur les 5 autres textes, à effectuer individuellement ou à deux :

- Analyse descriptive et systématique de chacune des formes poétiques (strophes ? versification ? rimes ? etc.)
- Étude du lien entre le titre du poème, son contenu, et le recueil Rhénanes.
- Présentation du thème de chaque poème, et de son rapport avec le Rhin, l’Allemagne, l’auteur, etc.
- Présentation d’axes de lecture possibles.
- Rédaction d’une petite introduction à chaque poème.
- Proposition de rapprochements avec le reste de la section Rhénanes.
- Relevé et identification de procédés poétiques intéressants : images, répétitions, échos sonores, lexique, etc.
- Rédaction de petites explications de tel ou tel détail littéraire intéressant.
- Enregistrements sonores de lectures, ou de petites explications d’un détail (dans le genre "une minute sur une métaphore").
- Etc.

Répartition (par ordre alphabétique des patronymes) du travail sur les 5 poèmes :

« LA SYNAGOGUE » : Sana, Emeline, Anissa, Elisa, Romain, Emma, Elodie.
« LES CLOCHES » : Léa, Louise, Inès, Axelle, Alexine, Lyne.
« SCHINDERHANNES » : Charlène, Camille, Pricillia, Laurie, Emmanuel, Valentine.
« RHÉNANE D’AUTOMNE » : Solène, Yacine, Anne−Sophie, Aurélie, Flore, Marine, Lucie.
« LES SAPINS » : Clara, Guillaume, Coraline, Delphine, Illona, Julie.

On déposera les travaux ci-dessous, sous forme de messages de forum, avec ou sans fichier joint.

Les origines allemandes du poème La Loreley

Les deux poèmes, de Brentano et de Heine, sont lisibles en allemand et en français ci-dessous.

Quelques-unes des femmes qui ont compté dans la vie d’Apollinaire.

- Les deux inspiratrices du recueil Alcools  : Annie Playden et Marie Laurencin.
- Les deux amours du temps de guerre : Lou de Coligny Chatillon, puis Madeleine Pagès.
- L’épouse, « La jolie rousse » (titre d’un poème d’Apollinaire), Jacqueline Kolb.


Documents joints

Die Lorelei
Die Lorelei

Portfolio

Marie Laurencin Annie Playden Louise de Coligny Chatillon Jacqueline Kolb, madame Apollinaire Madeleine Pagès Vater Rhein

Commentaires  (fermé)

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jeudi 30 mai 2013 à 12h03, par  Dimitri et Jessuan

En quoi l’image de la femme participe-t-elle à la rêverie poétique ?

I) Une femme légendaire née dans l’ivresse

1) L’alcool créateur de la femme
Poème qui commence dans l’alcool avec « mon verre », le poète n’en est sûrement pas à son premier verre bien qu’on soit au vers 1. Le vin est ici comparé à « une flamme » qui est elle-même associée à la femme par la rime d’identification entre le verre 1 et 3. La femme est donc indirectement associée au vin.
L’alcool revient également vers 9 avec le chiasme sonore ( [r][i][v]/[v][i][r])

2) Côté surnaturel des femmes.
Elles sont « sept femmes » = chiffre magique, elles sont irréelles avec « leurs cheveux verts » qui peuvent rappeler la Gorgone. Le néologisme « incantent » accentue cette idée de sorcellerie ainsi que « ces fées ».
Ces filles ont aussi un côté inquiétant car elle apparaissent sous « la lune ». Elles sont associées également à la mort au vers 11 quand la voix du batelier (métonymie) reprend sa chanson à « en râle-mourir »

II) Une femme rassurante qui s’élève contre l’imaginaire

1) Figure rassurante de la femme allemande (= cliché de la Gretchen)
Les filles sont blondes et avec des « nattes repliées », cela rappelle beaucoup les filles allemandes. Elles ont un côté rassurant car c’est le poète qui les appelle à lui : « mettez près de moi » (impératif), on peut donc les considérer comme inoffensives
De plus la présence de ces femmes le fait sortir ne serait ce qu’un moment de son alcoolisme pour revenir à la réalité mais …

2) Le surnaturel domine et gagne le poète.
A la strophe 3 le surnaturel revient à la charge et domine la femme rassurante, on a donc ici deux femmes qui s’opposent, par exemple au vers 4 les femmes « tordent leurs cheveux », alors que les autres ont les « nattes repliées », ce qui leur donne un côté plus ordonné.
On remarque aussi que le rythme de narration est différent selon la femme (plus rapide à la strophe deux – comme si le narrateur voulait sortir de l’envoûtement de la strophe 1).

3) A qui revient, à la fin, la victoire ?
surnaturel : v.11-12 avec notamment l’adverbe « toujours »
réel : avec la fin de l’emprise de l’alcool avec le verre qui se brise + rime d’identification aux vers 11-13 : le rire l’emporterait sur la mort.

Pour finir, on note que l’ivresse permet au poète de créer de nouveaux termes, et on peut voir aussi dans ce poème une rupture avec la tradition (représentée par les Gretchen) pour favoriser une nouvelle façon d’écrire qui, ici, correspondrait au surnaturel.

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mercredi 29 mai 2013 à 19h19, par  Hugo G.

I/ Évocations joyeuses

- 1/Par le paysage
On a une nature qui parait vivante et abondante « des vergers fleuris », « le mai le joli mai a paré », nature printanière et vivante.
Importance du pluriel « les vergers » qui participe à cette même idée d’abondance.
Le paysage évoque le corps de cette femme aimée.

- 2/Par la structure du poème
Rythme binaire : « le mai le joli mai » crée une accélération.
Rythme rapide et dynamisme qui rend le poème joyeux.
Répétition du mot « joli ».

II/ Évocations empreintes de mélancolie

- 1/Rencontre impossible
Ce qui est joli et qui pourrait rendre le poème joyeux se fige et s’éloigne :
« Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne ».
Le verbe « aimer » est au passé.
« Dames lointaines » la rencontre est impossible.

- 2/ La fuite du temps
Les pétales qui flétrissent fait référence au vieillissement qui mène à la mort.
Saisons qui se dégradent : printemps, automne, hiver.
Rhin = temps qui passe

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mercredi 29 mai 2013 à 19h16, par  Marine

Voici la synthèse des remarques faites en cours.

Pb : Qu’est ce qui fait la modernité de cette description de la Loreley ?

I) Belle femme envoûtante et coupable pour cela.

- 1) Beauté de Loreley.

v. 2 « qui laissait mourir d’amour tous les hommes à la ronde », envoûtement illustré par allitération en [m].
v. 5 « O belle Loreley aux yeux plein de pierreries » allitération en [p], il y a une insistance, elle est belle.
Comparaison au vers 26 « ses yeux brillaient comme des astres »
v. 31 « ses cheveux déroulés » tradition poétique, cheveux détachés signe de beauté.
v. 38 « Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux soleil » périphrase métaphorique pour dire blond se qui est aussi un signe de beauté.
v. 11 « Je flambe dans ces flammes O belle Loreley » allitération en f, jeux de mots avec « flammes », insiste sur le fait que l’évêque est sous le charme.

- 2) Pouvoir maléfique, envoûtant.

v. 1 « sorcière », maléfique.
v. 6 « sorcellerie » magie, maléfique, répété au vers 10.
v. 8 « ceux qui m’ont regardée évêque en ont péri », malédiction, maléfique, en général.
v. 12 « tu m’as ensorcelé », sorcellerie, personnel car écrit à la deuxième pers du sing.
v. 26 « La Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres » vers assez long, 17 syllabes, dimension surnaturelle.

II) Elle se fait envoûter et apparait donc aussi comme une victime.

- 1) Plainte et détresse de la Loreley.

v. 7 « je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits », elle se plaint d’elle-même et ne voit plus aucun sens de vivre.
v. 13 « priez plutôt pour moi la vierge » elle veut se faire plaindre.
v. 14 et 16 « faites-moi donc mourir », la répétition insiste sur sa plainte.
v. 19-20 « mon cœur me fait si mal » « mon cœur me fit si mal », répétition qui insiste sur la plainte, la détresse.

- 2) Destin malheureux.

v. 34 « il m’appelle » participe au destin malheureux car elle croit que son amour l’appelle alors qu’elle se l’invente, elle hallucine, la charmeuse est charmée.
v. 36 « elle se penche alors et tombe dans le Rhin » montre la réalisation de ce qu’elle avait prédit.
v. 18 « si je me regardais il faudrait que j’en meure », proposition subordonnée de condition, si, elle se plaint, elle se voue à un destin malheureux.
v. 34 « et mon amant s’y tient il m’a vue il m’appelle », allitération en [m], elle est elle-même envoûtée.

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mercredi 29 mai 2013 à 19h04, par  Mathilde et Léa

Pour lire notre analyse, lisez le document joint.

Document joint :  Rhenane_d_automne.doc
Logo de Andréa et Charles
mercredi 29 mai 2013 à 17h33, par  Andréa et Charles

- Strophe 1 :
on découvre les deux personnages : Ottomar Scholem et Abraham Loeweren (à prononcer « Leuverin »). Les deux personnages sont juifs car ils se rendent à la synagogue, ils sont « coiffés de feutres verts » v.2, périphrase qui représente la kippa juive, les noms des personnages sont d’origine juive.
On connait le lieu et le paysage « le long du Rhin » + « les coteaux où les vignes rougissent » et le moment « matin du sabbat ».
Nous avons en quelque sorte la situation initiale.
rimes croisées.
« Loewerin » rime avec « le Rhin » : rapprochement entre le Rhin et les juifs
v.2, allitération en f « coiffés de feutre » : met en avant leur religion.

- Strophe 2 :
rimes croisées.
les deux hommes se disputent.
v.6 insultes des personnages + allitération en « b », « d » et « p » : insiste sur leurs propos.
« batard conçu pendant les règles » : période de menstruation de la femme donc le personnage dit que ses parents ont fait quelque chose d’impropre.
« que le diable entre dans ton père » : l’homme veut du mal à la famille de l’autre personnage.
champ lexical de la colère « se disputent », « crient » v.5, « bâtard », « diable » v.6, « colère » v.8.
v.7/8 opposition entre « sourire » et « colère » positionnés en fin de vers : contraste entre l’attitude du Rhin et celle des deux hommes.
v.7 personnification du Rhin.
v.8 allitération en « s » rappelle le son de l’eau : harmonie imitative de l’eau qui bouge.

- Strophe 3 :
rimes suivies.
v.9 règles de la religion juive
v.10 la conjonction « tandis que » marque l’opposition entre la religion juive et la religion chrétienne, et l’attitude des juifs et celle des chrétiens.
on apprend pourquoi les deux hommes sont énervés grâce à la conjonction « parce que » v.9 et v.11 répétée. La conjonction de coordination « et » insiste sur le fait que les personnages sont doublement énervés.
on apprend que les deux personnages sont amoureux de la même femme : Lia. Celle-ci a « des yeux de brebis » : le complément du nom « de brebis » rappelle les caricatures anti-juives qui donnent aux juifs des traits de mouton. Elle est douce aussi comme une brebis tout droit sortie de la Torah. Elle est enceinte car « son ventre avance un peu », ce qui signifie que Lia entretient une relation avec un autre homme.

- Strophe 4 :
aucune rime + « pourtant » v.13 nous montre la rupture avec les quatrains précédents. Il n’y a pas de rime donc les vers sont plus « libres » . Cette liberté peut être associée à la liberté que ressentent les deux hommes lorsqu’ils pratiquent leur religion, et qui leur permettra de se réconcilier.
utilisation du futur : le poète sait ce que les personnages vont faire.
v.14 le verbe « baiseront » nous montre l’importance de la foi pour eux .
v.14 « leur beau chapeau » périphrase pour désigner la kippa.
champ lexical de la joie : « fête » v.15, « soulevant » v.14, « chantant », « sourira » v.16.
la religion juive est valorisée : l’adjectif qualificatif « beau » v.14 est associé à la kippa + « Ottomar en chantant sourira à Abraham », le gérondif nous montre que lorsque les deux hommes réciteront des paroles religieuses, ils seront heureux + « baiseront la thora » v.14, le verbe baiser met en valeur la thora et arrête les tensions entre les deux personnages.
« la fête des cabanes » v.15 : La fête des cabanes a été instituée en souvenir des tentes du désert. Elle se place à l’époque des vendanges. Cette époque rappelle donc « les vignes » v.4 et le titre du recueil Alcools.

- Strophe 5 :
rimes suivies.
v.17/18 : la foi est plus importante que les forces obscures, « Léviathan » v.17 = monstres marins.
« dans la synagogue pleine de chapeaux » v.19 : périphrase qui désigne les hommes juifs.
le vers 20 est un vers important car il est à la fin du poème et il est écrit dans une autre langue.

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mardi 28 mai 2013 à 18h50, par  Florian & Killian

Schinderhannes

Dans ce poème, on peut voir qu’il y a une scène de la vie quotidienne d’un bandit, Schinderhannes. Il vivait en Rhénanie et a été exécuté en 1803.
Le poème est composé de 8 quatrains d’octosyllabes.

On peut voir premièrement, que chacun des bandits vaque à ses occupations. Par exemple, à la ligne 5, « Benzel […] lit la Bible » , on voit que Hannes chante car il « pousse une fausse note » à la 11ème ligne.
Il y a aussi des passages qui nous décrivent l’ambiance sonore : de la ligne 1 à la ligne 20 et de la ligne 23 à 28, on a du discours direct. Comme il n’y a plus de ponctuation, cela se voit par le verbe « s’écrie » à la ligne 13.
Ensuite, il y a l’utilisation de l’impératif « allons » ligne 17 et l’utilisation de la 1ère personne à la ligne 25. La ligne 30 suggère aussi un repas assez bruyant, puisque « toute la bande […] pète et rit »
Il y a aussi une description des activités des brigands, on a pu voir par exemple que Jacob Born tire à l’arc et que Benzel lit la bible.
D’un autre côté, il y a dans ce poème un côté comique. Tout d’abord, on voit que les manières des brigands sont grossières : la bande « pète », Juliette « rote » « Hannes pousse une fausse note » ..
Les paroles de Schulz peuvent aussi faire rire. On sait qu’il crie, et on voit qu’il parle de « vin ». Ce mot est répété 3 fois. On peut donc croire que les paroles du brigand sont prononcées sous l’effet de l’alcool. La façon dont il décrit Julia , qui est « Bandit en cotillon » à la ligne 20 fait aussi rire. La ligne 21 explique que celle-ci est « bientôt soûle ». Cela peut laisser imaginer que l’ensemble de la bande est égayé par l’alcool. On a donc un tableau plutôt joyeux.

Logo de Caroline, lycée Saint-Ex à Mantes la Jolie
mercredi 22 mai 2013 à 14h28, par  Caroline, lycée Saint-Ex à Mantes la Jolie

Poème plein de clichés

- La beauté obligatoire des amants, au vers 1.
- L’hyperbole obligatoire des histoires et des déclarations d’amour : « Nous nous aimions éperdument », comme dans la comptine “Je t’aime un peu beaucoup passionnément”, et le vers final qui dramatise la situation sans la rendre vraiment crédible : « J’en mourrai peut-être ».
- L’amour qui se cache des regards, et le poème qui dévoile ou dénonce : les images de la strophe 1, « Croyant n’être vus de personne », de la strophe 2, « nous étions bien mal cachés », « le disent à tout le monde ».
Cela se joint à la description d’une mentalité villageoise de racontars ou d’espionnage, tout le monde sait ce que fait Untel avec Unetelle : les gens se connaissent par les prénoms, ou les métiers, strophe 3.
Le regard porté sur les tziganes est peut-être aussi un cliché sous-entendu : ils viennent voler les poules, ou séduire les filles ?
Ils sont plus beaux que les garçons du village ?
Ils représentent l’inconnu, ou l’interdit ?
- La complicité et la honte mêlées : les amants éprouvent de la gêne, mais les gens qui les voient passer ne les critiquent pas forcément.
Est-ce un amour adultère ? Strophe 3, le catalogue des prénoms villageois, strophe 4, « Souriront quand je passerai » s’oppose à « Je ne saurai plus où me mettre ».

- Donc on a un poème plutôt amusé mais pas très crédible, un catalogue de clichés sur un sujet vaguement rattaché au thème rhénan.
On dirait aussi une comptine, qu’on chante en s’amusant : l’important n’est pas le contenu, mais le rythme et l’abondance des banalités.
Le tzigane se retrouve dans deux autres poèmes : « Mai » et « Rhénane d’automne ».

Logo de Marie, lycée Curie, 1ère S.
mardi 21 mai 2013 à 23h21, par  Marie, lycée Curie, 1ère S.

Le fleuve est plusieurs fois présenté sous sa forme liquide, mais indirectement. Je propose les citations suivantes.

“sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds”, dans le poème « Nuit rhénane »
“Le vieux Rhin soulève sa face ruisselante et se détourne pour sourire”, dans le poème « La synagogue »
“Elle se penche alors et tombe dans le Rhin”, dans le poème « Loreley ». La femme est décrite d’ailleurs ainsi :
“Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley”
et cela la rapproche des femmes aux cheveux verts.

On pourrait dire que c’est l’inquiétude de la noyade, l’appel du fond de l’eau, et les mystères du fleuve ? La chute est représentée par les images de ruissellement, quand c’est le fleuve lui-même qui est mouillé c’est qu’il sort et regarde les hommes.
En tout cas, il y a une attirance réciproque. Les dames regardent “du haut de la montagne” dans le poème « Mai », le Rhin est un lieu de promenade ou de spectacle, pour les bateaux ou les sapins devenus bateaux, les plantes qui poussent sur les rives sont admirables, etc.

La difficulté, c’est que dans « La synagogue » il n’y a pas de mort, ni de drame. L’aspect comique du poème tranche avec les autres.
Je ne sais pas expliquer cela.

Logo de Clara et Illona
mardi 14 mai 2013 à 22h29, par  Clara et Illona

Nous allons entreprendre une explication de texte du poème « Les Sapins ».
Ce poème se situe dans le recueil de poèmes "Rhénanes" dans Alcools de Guillaume Apollinaire.

« Les Sapins » est un poème dans lequel Apollinaire a innové son style d’écriture en s’inspirant de ses souvenirs passés.
Le thème principal de ce poème est la nature, en particulier les sapins, la forêt… Apollinaire y décrit un paysage Germanique des bords du Rhin, ce qui fait référence à l’époque où il était précepteur dans une famille allemande qui vivait sur les rives du Rhin.
On peut remarquer dans son poème un champ lexical appartenant au paysage germanique qui devient vivant (sapins, Rhin, enneigés, montagne etc.)
Ce poème est donc inspiré des propres souvenirs d’Apollinaire. Le titre est d’ailleurs en parfaite osmose avec le thème principal du poème comme le montre la redondance du mot sapin (vers 1, 7, 14, 16, 22, 26 et 30).

Ce poème est constitué six strophes de quintils puisqu’elles sont composées de cinq vers.
L’ensemble des vers sont écrits en octosyllabes, mis à part le troisième vers de chaque strophe qui est composé de six syllabes. Les rimes sont sous forme croisée, c’est-à-dire AABAB, les vers sont à la fois composés de rimes riches et suffisantes.
Apollinaire innove l’écriture et la forme poétique en retirant la ponctuation, en faisant un alinéa (au vers 3) ...
Les axes de lecture de ce poème sont très variés.
Nous pouvons citer le thème de la nostalgie et du temps qui passe à travers les saisons, l’hiver (« noëls » au vers 13, « enneigé » au vers 12, ...) l’automne (« au vent des soirs d’automne » vers 18) et l’été ( « l’été ce sont de grands rabbins » vers 24). Le thème de la mort « frères abattus » au vers 4, « un vieux sapin geint et se couche » au vers 30….
La présence de moments de joie, de fête, comme le met en exergue le vers 14 « fêtes des sapins ensongés », et les vers 13 et 14 avec « Noëls » ainsi que le thème musical présent au vers 17 « chantent », au vers 20 « incantent » et surtout dans la quatrième strophe (« musiciens, chantent, graves, incantent »), accentuent les souvenirs joyeux, ce qui marque une réelle opposition avec le thème de la mort que nous avons vu précédemment.
On remarque le champ lexical des saisons avec : "Automne" vers 18, "Hiver" vers 22, "Été" vers 24.
On remarque aussi le champ lexical des phénomènes météorologiques avec : "Incantent le ciel quand il tonne" vers 20, "De temps en temps sous l’ouragan" vers 29.

Apollinaire fait tout au long de son poème des personnifications des sapins : vers 1 et 2 « en bonnet pointus de longues robes revêtus », « saluent leurs frères abattus » vers 4, « beaux musiciens » vers 16, « chantent des noëls anciens » vers 17, puis « des rangées de blancs chérubins » vers 20, « grands rabbins ou bien de veilles demoiselles » vers 24 et 25 et pour terminer « médecins divagants » vers 26.
Ces différentes personnifications montrent que ce poème est lyrique et qu’il a une visée descriptive.

On remarque de nombreux points communs entre le poème « Les sapins » et les autres poèmes du recueil "Rhénanes", notamment au sujet des thèmes abordés.
Par exemple le genre fantastique est à la fois présent dans « Les sapins » avec le terme « magiciens » au vers 19 mais également dans « Nuit Rhénane » avec « fées ».
La ressemblance la plus flagrante se situe aux vers 19 et 20 du poème « Les sapins » (« graves magiciens incantent le ciel quand il tonne ») et au vers 12 de « Nuit Rhénane » (« ces fées aux cheveux vers qui incantent l‘été »).

Ici nous avons un lien sur un poème conté.

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mardi 7 mai 2013 à 10h57, par  Inès D.

"Les Cloches" est un poème d’Apollinaire. Il comporte quatre quatrains, avec 8 syllabes à chaque vers. Il y a une absence totale de ponctuation.
Entre chaque vers, nous pouvons remarquer des rimes croisées de type ABAB.
Le titre "Les Cloches" fait penser à un mariage, quand les cloches retentissent : vers 2 "Écoute les cloches qui sonnent" et vers 3 "Nous nous aimions éperdument". Ce sont deux vers que nous pouvons mettre en parallèle, et qui renforcent le thème du mariage.
Donc nous avons un premier thème qui est celui du mariage.
Vers 1 "amant", vers 3 "aimions" symbolisent le thème de l’amour. Mais nous pouvons voir ça comme un chagrin d’amour grâce aux vers 15 et 16 qui nous montrent que la personne qui écrit/dit ce poème souffre : vers 15 "je pleurerai" et vers 16 "j’en mourrai".
Les noms "Cyprien" "Ursule" et "Gertrude" sont des noms Allemands. Donc le poème a un axe rhénan.

Nous pouvons prendre comme axe de lecture, d’abord le mariage, puis celui du chagrin d’amour.

Différents procédés poétiques sont utilisés comme par exemple, la répétition de "les cloches" vers 2 et vers 6, c’est un effet d’écho, que nous pouvons voir comme des cloches qui sonnent.
Au vers 8 "Et le disent à tout le monde" c’est une personnification des cloches.

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lundi 6 mai 2013 à 22h04, par  Flore

Rhénane d’automne décrit une scène qui se passe dans un cimetière, avec des enfants et des femmes.
Le poème est assez long et il est composé de strophes irrégulières et plus ou moins longues. Les rimes sont aussi irrégulières même s’il y en a quelques-unes comme « Henri », « aujourd’hui » v. 3-4 ou « jardins », « romarins » v. 19-20.

- Dans la première strophe, les vers sont courts notamment avec la reprise du chant du coq. Au vers 2, « Dans le cimetière » est une intensification d’un sujet assez triste : « les enfants des morts vont jouer ».

- Dans la strophe 2, Apollinaire montre la tristesse des femmes aux vers 6 et 7, et il reprend encore le cri d’un animal au vers 9. Le vers 10 est encore une intensification pour montrer la tristesse.

- Dans la strophe 3, Apollinaire fait une description de la scène. On a une comparaison au vers 17 : « comme des barbes de biques ».

- La strophe 4 commence par une personnification de l’air (v.18) : « l’air tremble ». Les deux vers suivants parlent des arbres avec : « jardin », « saules » et « romarins ». Les vers 23, 24 et 25 répètent le mot « vous » pour dénoncer les personnes.
Et ce mot se répète encore dans la strophe 5, à chaque vers, dans le but d’accentuer.

- Dans la strophe 6, Apollinaire fait une personnification du vent du Rhin en hibou : « Le vent du Rhin ulule ». Dans les vers 34 et 35, le mot « mortes » prend un double sens : pour parler des feuilles et pour parler des femmes.

- La strophe 7 est une répétition du double sens des vers 34 et 35, en parlant encore des feuilles et des femmes, en faisant une métaphore de l’automne au vers 39.

- Dans la 8e strophe, nous pouvons noter une rime de « femmes » et « flammes ».

- Dans la 9e strophe, il y a une comparaison entre les bogues des châtaignes et le cœur brisé.

- Dans la dernière strophe, on voit que le poète parle de l’automne avec des châtaignes aux vers 48, 49 et 52.

Ce poème comprend un champ lexical des femmes et des enfants (« enfants » v.1, « Les vieilles femmes » v.6, « des vieilles » v.15, « leur mère » v.36, ...), de la mort (« des morts » v.1, « cimetière » v.2, « des couronnes mortuaires » v.10, « âmes » v.11, « prière » v.25, « les morts » v.35, ...)

Le poème parle aussi du Rhin au vers 32, ce qui rappelle les autres poèmes rhénans tels que Mai, La Loreley et Nuit rhénane.

Pour conclure, Rhénane d’automne est un poème triste qui décrit la dureté des cimetières.

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lundi 6 mai 2013 à 17h00, par  Anissa et Émeline

Les deux hommes juifs se chamaillent parce qu’ils aiment la même femme, et d’ailleurs ils ne savent pas qui l’a mise enceinte. Ils se chamaillent aussi peut-être parce qu’ils sont déçus de ne pas fumer de bons cigares, comme les chrétiens qu’ils viennent de croiser.
Et puis, au loin, il y a le Rhin complice de ces deux hommes.

C’est un poème en vers libres, composé de rimes croisées. Chaque strophe est composée de quatre vers.
Le dernier vers est écrit en yiddish (appel au respect des peuples).

Le lien entre le titre du poème et son contenu est que les deux étant juifs, se rendent à la synagogue, c’est donc pour cela que le poème porte ce nom.

C’est un poème rhénan car il raconte la légende de ces régions (le Rhin) et qu’il raconte l’histoire des peuples Juifs, qui ont connu beaucoup de persécutions et ce depuis l’Antiquité. Il y fait allusion en parlant des vignes.

Apollinaire fait preuve d’empathie pour des hommes différents à une époque où beaucoup d’hommes de lettres sont spontanément antisémites.

Ce poème se rapproche du poème Mai.

"Ils baiseront la thora en soulevant leur beau chapeau", ils s’apaiseront donc en embrassant le livre saint : la paix de dieu sera sur eux.

Guillaume Apollinaire souhaite transmettre que derrière des chamailleries et mesquineries de l’être humain, quel qu’il soit il y a de l’amitié et une attitude chaleureuse. Dans La synagogue, on peut remarquer que les deux personnes se retrouvent.

I/ Liens entre les deux hommes et la femme
II/La religion

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lundi 6 mai 2013 à 16h59, par  Guillaume

"Les sapins"

- Liens avec les autres poèmes : "Automne", "Rhin".

- Analyse : Répétition du mot sapin , c’est un poème descriptif.
Il y a une quasi-autonomie de chaque strophe.
Élargissement de l’espace : Temps, saisons, Noëls...

- Dans ce poème il y a une obsession du souvenir : V. 17 "Noël anciens", V. 18 "Automne"
Il y a une connaissance de tradition : Noël anciens ou 7éme art.

Personnification des sapins :
- Ils représentent peut-être des poètes
- Donc représentation d’Apollinaire, poème autobiographique ?
- Place des poètes dans la société : V. 8 "Grands poètes", V. 19 "Graves magiciens", etc.

Quelle réflexion ce poème engage-t-il sur la place des poètes dans la société ?

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vendredi 3 mai 2013 à 16h50, par  Marine P.

"Rhénane d’automne"

Document joint :  Rhenane_d_automne_-_Francais.odt
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vendredi 3 mai 2013 à 16h47, par  Yacine P.

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Document joint :  rhenane_d_automne.odt
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jeudi 2 mai 2013 à 22h28, par  Axelle D.

"Les cloches"

Ce poème est tiré du recueil "Alcools" de Guillaume Apollinaire. Il est à la fois triste mais joyeux. On voit une évocation de souvenirs, mais aussi une relation amoureuse douloureuse.

Le poème est constitué de quatre quatrains, avec des rimes croisées. Le nombre de syllabes dans chaque vers n’est pas le même. Cela va de cinq à huit.
Le titre du poème est en lien avec le sujet principal qui est le son des cloches, avec le champ lexical : "Les cloches qui sonnent", "Toutes les cloches à la ronde"...
On peut voir un thème principal qui est la cloche. Mais aussi une relation amoureuse.
Il peut y avoir plusieurs axes de lectures comme :
- 1. La relation avec les cloches et le recueil
- 2. La relation amoureuse
- 3. La tristesse ressentie dans ce poème

On observe la répétition du mot "cloche" au vers 2, 6, et 7. Il y a peut-être l’image du mariage avec les vers 6, 7, 8.
On peut comprendre avec le vers 15 et 16 une séparation, due à une décision ou à la mort.
Il y a une personnification des cloches au vers 8, avec "et le disent à tout le monde", mais aussi au vers 7 avec "Nous ont vus du haut des clochers".

C’est ainsi que nous pouvons analyser ce poème.

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jeudi 2 mai 2013 à 21h50, par  Charlène H.

Le poème "Schinderhannes" fait allusion à un bandit rhénan, appelé Schinderhannes. Ce poème est à situer dans la période où Apollinaire est allé vivre sur les bords du Rhin. Il est extrait du recueil Alcools, de Guillaume Apollinaire, paru en 1913.

Ce poème est écrit en 8 quatrains. Il est uniquement constitué d’octosyllabes, avec des rimes croisées. Le rythme de ce poème est assez rapide, ce qui crée une mélodie, comme les chansons issues de la tradition populaire qui inspire Apollinaire.
Au vers 3, on trouve une allitération, avec " brigand près de sa brigande". On trouve également une assonance vers 20 "Prosit Bandit en cotillon".

Tout d’abord, le titre de ce poème introduit son histoire. Le titre nous apprend qu’il fait allusion à un bandit. Les premières strophes situent le lieu et les personnages.
On apprend vers 1 que l’histoire se situe dans la "forêt". Puis que Schinderhannes est avec sa troupe, vers 3 "le brigand près de sa brigande". On apprend également à quelle période ce poème se déroule, vers 4 "au joli mai".
Puis en continuant la lecture, on apprend ce que chacun des membres de sa troupe est en train de faire : vers 5 "Benzel accroupi lit la Bible" ou encore vers 9 "Juliette Blaesius qui rote".

Puis, on a une image négative de la bande : vers 5, "accroupi", vers 9 "Juliette Blaesius qui rote", vers 8 "mal foutu".
Cette image de la bande peut nous emmener vers un conte, nous rappelant Robin des Bois (forêt, bandit, troupe). Ce qui rapprocherait ce poème des légendes Rhénanes. Tout comme les jeux de mots, ici par exemple, vers 29, Apollinaire a fait un jeu de mots « on mange alors toute la bande » qui est différent de « on mange, alors toute la bande »

Juliette Blaesius rote mais fait semblant d’avoir le hoquet, elle essaie de se faire passer pour ce qu’elle n’est pas, en essayant de se montrer sous une apparence plus courtoise. Au vers 11, la "Fausse note" peut être montrée comme une entrave au bonheur.

Jacob Born "le mal foutu" le personnage a une épithète, comme les grands guerriers (Alexandre le Grand ), mais ici plutôt que de le valoriser, l’adjectif "mal foutu" le dévalorise.

Ici, nous pouvons voir le rapport avec l’Allemagne et le Rhin lorsque Schinderhannes dit qu’il doit assassiner "ce riche juif au bord du Rhin" vers 26. Ainsi qu’avec le vers 31, lorsqu’il dit que la bande, pendant "le dîner" "s’attendrit à l’allemande".

Axes de lecture possible : ( Des styles de poésie mélangés)
1) Une image grossière de la bande
2) Une poésie lyrique à certaines strophes

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jeudi 2 mai 2013 à 18h37, par  Léa C.

Voici l’analyse du poème "Les cloches" .

Document joint :  Les_cloches_Apollinaire.odt
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mercredi 1er mai 2013 à 19h22, par  ALEXINE

"Les Cloches"

4 quatrains, il y a des rimes croisées.

Le poème parle de séparation, une fille est abandonnée par son amant qui était de passage car c’est un tzigane, on le voit vers 1.
Ils devaient avoir une cachette où ils se retrouvaient.
Ils vivaient un amour clandestin.

Représentation de la folie car la fille imagine que les cloches qui sonnent les ont surpris et racontent à tout le village leur amour caché.

Personnification des cloches, strophe 2, car les cloches ne parlent pas.

Ton nostalgique et mélancolique.

Strophe 3 il y a une énumération de prénoms.

Champ lexical de l’amour avec "amant" v. 1 et "aimions éperdument" v. 2, et le champ lexical du chagrin avec "pleurerai" v. 15 et "mourrai" v. 16
Il y a un paradoxe entre l’amour et la mort.

Ce poème est dans "Rhénanes" car il fait référence au tzigane du poème mai.

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mercredi 1er mai 2013 à 15h47, par  Emmanuel L.

Le titre de ce poème fait référence à un célèbre bandit allemand prénommé Johannes Bückler.
Ce poème est composé de huit quatrains et chaque vers comporte huit syllabe (octosyllabes). Les rimes sont des rimes croisées.
Le poème est une description de Schinderhannes et de sa bande. L’ambiance est bon enfant puis se dégrade au fur et à mesure du poème comme en témoignent ces relevés : "amour" (V. 4), "sert de cible" (V. 7), "fausse note" (V.11), "versant des larmes" (V. 13), "soûle" (V. 21), "j’assassine" (V. 25).
En sachant que Schinderhannes est un bandit, les mots "forêt" au vers 1 et "brigand" au vers 3 nous font penser à Robin des Bois.
Dans la première strophe, le mot "brigande" est présent au vers 3, mais ce terme n’est pas très poétique tout comme le verbe "hennit" au vers 4, qui est normalement associé à un cheval.
Dans la strophe 3, Juliette Blaesius "rote mais fait semblant d’avoir le hoquet", c’est une attitude vulgaire.
De plus, la vulgarité est encore présente au vers 21 avec "soûle" et "ma poule" au vers 23. Le mot "pète" au vers 30 est également grossier.
On retrouve dans ce poème certains thèmes présents dans "Nuit rhénane" et "Mai". Ces thème sont :
- Le vin , présent avec "bois", "vin", "soûle" respectivement aux vers 16, 18, 21 ;
- Le Rhin.
Dans les deux dernières strophes, nous apprenons qu’un assassinat se prépare. Le climat a donc bien changé et n’est plus aussi bon enfant qu’au début du poème.
Ce poème est au final une caricature des héros populaires (Robin des Bois) accentuée par la vulgarité de ce poème.

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Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

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Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

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