Les Antigones en image

dimanche 10 février 2013
par  BM, Première L

Corpus proposé : Antigone dans les arts graphiques

- Une statue néo-classique d’un artiste américain :
Antigone Pouring a Libation Over the Corpse of her Brother Polynices, de William Henry Rinehart, né en 1825, Union Bridge, Maryland, décédé en 1874 à Rome, sculpteur néo-classique américain.

- Une peinture sur toile d’un peintre grec de la fin du XIXème siècle : Antigone, de Nikoforos Lytras (1832-1904), né en 1832 à Tinos dans les Cyclades et décédé en 1904.

- Une peinture sur pierre d’une artiste grecque contemporaine :
Le devoir d’Antigone, de Vasso Katraki, née en 1914, décédée en 1988, dont on peut visiter le site Internet officiel actualisé ici, en langue anglaise. Quelques indications biographiques : à peine sortie des Beaux-Arts, durant l’occupation allemande, Vasso Katraki s’est jetée dans le combat, avec comme arme la gravure, les dessins pour les journaux, les revues et les imprimés de lutte.
Avec A. Tassos, Mèmos Makris, Loukia Maguiorou, K. Plakotaris et Ph. Zaxhariou, ils ont constitué la première équipe d’artistes plasticiens résistants et ils ont commencé à fournir les imprimés de lutte avec des gravures, mais aussi les ateliers de propagande avec des dessins pour des affiches et des albums.
Beaucoup plus tard, pendant la dictature des Colonels (1967-1974), elle a été exilée dans l’île déserte de Ioura.

Travail à effectuer sur ce corpus : comment passe-t-on du classicisme à un modernisme signifiant davantage que l’Antigone originelle de Sophocle ? Réponses sous forme de messages de forum ci-dessous.

Activité individuelle : constitution de huit corpus et de leurs commentaires.

Quelques pistes pour trouver et choisir une image

- Le presse-citron correspondant à l’image choisie par Lucie.
- Une Antigone sanglante pour une représentation à Strasbourg.
- Une affiche au dessin moderne et abstrait.
- Une image assez symbolique ?
- Aux Célestins, à Lyon, en 1994, une mise en scène de Sophocle.
- Une affiche impressionniste et inquiétante pour le Théâtre Marigny ?
- une autre présentation sur la pochette d’un DVD avec le même acteur, Robert Hossein. Une vidéo en ligne (lintégrale) est visible ici.
- Des photos de représentation moderne d’Antigone, par la Compagnie Demodocos de Philippe Brunet, professeur d’université à Rouen, traducteur, acteur et directeur de la troupe théâtrale, avec des masques reproduits de ceux de l’antiquité, sur cette page.
- Un dessin façon bande dessinée.

Premier corpus : Lucie.

Voici trois affiches de théâtre de la pièce de théâtre d’Antigone, d’Anouilh et de Sophocle. Ces trois images sont d’un style plutôt contemporain et sont d’ailleurs assez récentes.
- La première image est une affiche pour une version d’Antigone par Anouilh. La mise en scène de cette pièce a été réalisée par Hubert Vinzani en 2009, et joué au théâtre de Nesle.
Sur cette affiche est représenté un jeu d’échec. En premier plan on peut voir deux pièces de ce jeu : le roi et un simple pion. D’autres pièces sont présentes en arrière plan comme une tour, un fou… Je pense que le roi représente Créon et le simple pion Antigone car tout d’abord ce sont les deux personnages principaux de l’histoire, mais aussi le pion parait faible par rapport au roi. Antigone n’est qu’un simple pion dans l’histoire, sans pouvoir mais qui se révolte quand même.
On peut aussi voir sur le plateau du jeu d’échec les contours d’un corps rouge. Je pense que cela représente les frères d’Antigone qui se sont battus jusqu’à leur mort et qui sont aussi la cause du problème. La couleur rouge est utilisée pour représenter la mort et la douleur.
- La deuxième affiche que j’ai choisie est une version d’Antigone par Sophocle. La mise en scène est de Paulo Correia (aussi acteur dans cette pièce) qui excelle à rapprocher le théâtre de l’univers numérique.
Au premier plan de cette affiche on peut voir le personnage d’Antigone (interprété par Gaele Boghossian), les mains liées derrière sa tête et avec une sorte de câble devant et derrière elle. L’affiche est très sombre, tout est noir. Antigone a un visage très dur, « fermé », avec une mèche devant sa figure qui donne un côté rebelle au personnage. Elle porte aussi un blouson de cuir, qui est un vêtement très contemporain, et qui lui aussi apporte une touche de rébellion à Antigone.
Le titre ANTIGONE est écrit d’une façon très étrange : Les lettres ne sont pas tracées en entières et les « N » sont à l’envers. Peu être pour montrer qu’Antigone est différente des autres, qu’elle ne fait pas comme tout le monde, qu’elle ne rentre pas « dans les rangs ». Un « N » à l’envers est aussi visible sous le titre : il ressort énormément car il est de couleur rouge (qui est donc la seule couleur de l’affiche). Ce rouge représente le sang ; c’est un rouge sale car on peut observer des taches marron comme s’il y avait de la terre sur ce « N ».
La terre peut représentr la terre qu’Antigone doit jeter sur le corps de Polynice. Quant au « N » retourné, il peut représenter le NON d’Antigone, donc la rébellion, oui le « N » qui fait penser au mot « haine ».

- La troisième affiche est une affiche très particulière : c’est une version d’Antigone d’Anouilh., mise en scène par Noma Helin en 2012.
Sur cette affiche, nous pouvons observer un citron coupé en 4 quartiers. Si l’on mord dans un citron, on peut sentir le côté acide de celui-ci. Ce fruit parait doux et sucré mais en fait ne l’est pas du tout. Cela montre qu’Antigone est un personnage rebelle et que ses relations avec son oncle sont piquantes.
Les 4 quartiers peuvent aussi montrer les différentes solutions qu’avait Créon pour résoudre le problème mais que celless-ci lui paraissaient semblables et toutes aussi acides les uns que les autres.

Deuxième corpus : Emma

- 1ère Affiche :

Antigone de Jean Anouilh
Mis en scène par Noma Helin
Du 13 au 18 Mai

C’est une affiche épurée, fond blanc, légèrement plus sombre vers les bords. Le titre de la pièce, le metteur en scène et les dates sont en gras au dessus de l’image dans une police sobre. Au centre deux têtes modélisées en noir. Seuls certains éléments du visage sont représentés, il n’y a ni œil ni nez ni bouche, à gauche c’est Hitler qui est modélisé, la raie à droite et la moustache simplement, à droite un roi reconnaissable par sa couronne et avec une barbe, nous pouvons en déduire qu’il s’agit de Créon, il porte lui aussi la moustache. Créon est ici associé à Hitler comme un tyran, dictateur. La pièce prend alors la forme d’une dénonciation du totalitarisme.

- 2ème Affiche :

Antigone de Sophocle
Compagnie L’Apostrophe
Mise en scène de Noèle de Murcia
Théâtre du Cube nOir
CREPS Strasbourg-koenigshoffen
du 10 au 16 Mai 2012.

Image de fond : Jo Simon Oiseaux de malheur

L’image de fond semble une peinture, elle représente des oiseaux, des corbeaux sans doute, ils volent au-dessus du titre Antigone avec un O en gras rouge, qui se détache sur l’aile noire du corbeau et qui ressort du reste de l’affiche. Le fond de la peinture est bleu pâle allant sur le rose au dernier plan, comme un ciel d’Aurore. Les corbeaux sont présents dans la pièce de Sophocle, le corps de Polynice leur est laissé. Ces oiseaux ont très mauvaise réputation, ils sont considérés comme porte-malheur comme dans le titre de l’image « Oiseaux de malheur », ils annoncent le caractère sombre et tragique de la pièce.

- 3ème Affiche :

Antigone de Sophocle « Pleuré par personne, dévoré par les chiens »

Le titre « Antigone » de couleur rouge sang ressort sur un fond noir tout comme le cœur que tient l’actrice qui doit être Antigone au centre de l’affiche. L’héroïne se tient au milieu d’un tas de gravas, on peut aussi penser à des pavés, symboles de désobéissance civile. Elle porte une robe noire qui peut représenter la révolte ou l’anarchie, elle est très pâle comme déjà sur le point de mourir. Est-ce son cœur qu’elle tient dans sa main ? Son regard est fixe et déterminé rien ne semble pouvoir l’arrêter.

- 4ème Affiche :

Une Antigone de Papier, Tentative de défroissage du mythe
Cie Les Anges au plafond
Marionnettes et instruments à cordes
Graphiste : Camille Trouvé

L’affiche est dans les tons beige, couleur de sable. Au premier plan en bas à gauche, une Antigone, les cheveux dans le vents, rebelles. Elle regarde le sol comme plongée dans ses pensées. Son regard est triste, elle semble fatiguée, elle a des cernes. Derrière elle, la ville, théâtre des événements à venir, s’élève derrière le personnage et la fait paraître toute petite. Cependant Antigone est sur un tout autre plan que la ville : elle n’est pas en contact avec elle. Au-dessus, survolant le titre, un oiseau, des mêmes couleurs qu’Antigone, il semble apporter un message. Enfin, toute cette image est fissurée en deux verticalement, cela annonce le drame à venir, les choix qui vont devoir être faits : on remarque qu’Antigone est d’un seul des deux côtés tandis que la ville est partagée en deux.

Troisième corpus : Coraline

Voici trois affiches de spectacle d’Antigone de Sophocle et Jean Anouilh.

- La première affiche est un spectacle mis en scène par Richard Lefer. La mis en scène de cette pièce a été réalisé en janvier 2008 au théâtre de la Rochefoucault.

Sur cette affiche de spectacle sont représentées deux mains recouvertes de terre. Ces mains sont représentées comme si elles étaient attachées par la terre. Puis en dessous est marqué « Antigone » avec de la terre aussi. On a sur cette affiche la présence de la terre puisque Antigone recouvre le corps de son frère Polynice qui, lui, n’a pas eu droit à une sépulture. On dirait que ses mains sont scellées ou attachées, je dirais que cela montre qu’Antigone a désobéi à la loi, et va ainsi être punie pour ce qu’elle a fait.

- La deuxième affiche de spectacle que j’ai choisie est une affiche d’Antigone de Sophocle. Ce spectacle a été mis en scène en juillet 2006 au théâtre de la condition des soies à Avignon, et joué par la troupe de théâtre Démodocos.
Sur cette affiche de spectacle est représentée Antigone, elle porte un masque de l’antiquité et un simple habit qui peut paraitre grossier. On dirait qu’elle est dans une position de souffrance. Le masque sert à lui cacher son visage mais cela nous montre tout de même sa souffrance.

- La troisième affiche est d’Antigone de Sophocle aussi. Ce spectacle a été mis en scène en novembre 2009 au théâtre de la mauvaise tête.
Sur cette affiche on peut voir Antigone au milieu des pierres. Cela montre donc qu’elle a désobéi. Elle porte une robe noire qui signifie qu’elle est révoltée ? Antigone est pâle, et son regard est fixe et déterminé. Sur chaque côté est écrit une citation, à sa gauche on peut voir « pleuré par personne » et sur sa droite « dévoré par les chiens ».

Quatrième Corpus : Axelle

Voici le travail sur les affiches du spectacle Antigone :

- Première affiche : Cette affiche annonce la production de la pièce de théâtre Antigone écrite ici par Sophocle. Elle est plutôt moderne, mais sombre. On aperçoit une jeune femme qui parait attachée à une barre de fer. Elle a un regard noir qui peut montrer sa colère et sa tristesse. Il y a le « N » qui est écrit en gros et en rouge qui peut représenter la haine d’Antigone qui ne peut pas enterrer son frère à cause de son oncle qui le lui interdit.
La réalisation de la pièce a été faite par PAULO CORREIA. Elle a été jouée au Théâtre National de Nice.

- Deuxième affiche : Cette affiche annonce la production de la pièce de théâtre Antigone écrite par Anouilh. Elle est très moderne. On peut voir des mains, je suppose que c’est celle d’Antigone, qui sont dans la terre. Je pense que c’est le passage où elle enterre son frère malgré l’interdiction de son oncle qui est le roi de Thèbes. Antigone est aussi marquée avec de la terre. Ses mains sont sales, ce qui peut montrer qu’elle a mis toute sa haine et sa tristesse.
La représentation a eu lieu le 15, 16, 17, 18 mai au Théâtre de la ROCHEFOUCAULD, avec la mise en scène de Richard LEFER.

- Troisième affiche : Cette affiche annonce la production de la pièce de théâtre Antigone écrite par Sophocle. Elle est aussi très moderne. L’expression du visage d’Antigone est très terne, on ressent sa tristesse. Elle tient dans sa main une pierre rouge, et elle est positionnée au milieu de pierres grise. Elle est habillée en noir comme si elle était en deuil. Son visage est un petit peu caché par ses cheveux, mais on voit son regard plein de colère. On a juste deux touches de couleurs, qui sont le rouge. Ce qui fait ressortir son nom et sa pierre. On ne sait pas ce qu’elle a fait avec la pierre mais on voit qu’elle ne la contemple pas mais qu’elle compte faire quelque chose avec.
Nous n’avons pas d’information sur le lieu de la représentation, ni la date, ni le réalisateur.

Cinquième corpus : Solène.

- La première affiche que j’ai choisie est une représentation d’Antigone de Sophocle au théâtre de la Mouvance à la Fabrik, qui est un théâtre d’Avignon. Cette affiche est faite avec des couleurs sombres et représente un masque dont on ne voit que la moitié, il a une expression triste, il semble même pleurer ou crier.
A côté de ce masque, qui est posé sur de la terre craquelée, il y a des éclaboussures de sang. On peut imaginer que le masque représente Polynice, dont le corps sans vie a été laissé sur la terre, sans sépulture. Le sang représente celui de ce dernier, et montre le sang qu’il a versé dans le combat contre son frère.
Le côté angoissant et triste qui se dégage de cette affiche représente bien la pièce d’Antigone. Le titre sur cette affiche est écrit avec une grosse police, en majuscule, et à la verticale, ceci renforce l’effet dur qui est déjà présent dans cette affiche.

- La deuxième affiche que j’ai choisie est une représentation d’Antigone d’Anouilh au collège St Exupéry à Andresy. Cette affiche représente Antigone, de dos, vêtue d’une robe. Elle est seule dans un champ avec au loin, une ville.
Cette mise en scène de l’affiche représente Antigone qui se bat, seule, pour ses idées et ses principes, face à toute la ville et en particulier, face à son oncle. Cela montre qu’elle est seule dans son combat, loin des autres habitants de Thèbes. Elle a une posture spéciale, elle est très droite, et semble regarder au loin même si on ne voit pas son visage.
Cela représente certainement le fait qu’Antigone est déterminée, qu’elle va au bout de ses idées et qu’elle ne pliera pas sous l’autorité. Ses mains sont cachées dans sa robe, cela peut symboliser le fait qu’Antigone soit allée gratter la terre avec ses mains pour enterrer son frère.

- La troisième affiche que j’ai choisie est une représentation d’Antigone d’Anouilh, mise en scène par Gill Richardson. Cette affiche, avec un fond jaune vif, représente un corps allongé sur un sol marron. Une main, au dessus de ce corps, dégage une poussière d’étoile.
Le corps qui est représenté ici est celui de Polynice, sans vie, qui a été laissé sur la terre, qui est représentée par le sol marron. La main au dessus est celle d’Antigone, qui semble déposer une sorte de "magie" sur le corps. Sa main apparaît comme bienfaitrice.
Cela représente la jeune fille qui voulait enterrer son frère de ses propres mains, pour qu’il reçoive une sépulture. La trainée d’étoiles au-dessus du corps représente le bienfait qu’Antigone veut lui apporter grâce à ses mains.

Sixième corpus : Illona.

- Première affiche :
Cette affiche annonce représentation du spectacle de la pièce d’Antigone de Cocteau, mise en scène par le metteur en scène Joseph Morana.
Elle représente la photo du visage d’une jeune femme en noir et blanc.
Ce visage est celui de la comédienne qui interprète Antigone dans cette pièce de théâtre.
Son visage semble triste et les tons noirs et blancs de la photos viennent appuyer cette impression tragique. On dirait qu’elle s’efforce de ne pas pleurer, ce qui représente bien le caractère d’Antigone, une jeune femme rebelle et téméraire qui dissimule ses sentiments de tristesse par horreur de s’avouer vaincue et de se mettre en position de soumission face à l’autorité de Créon, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle préférera se donner la mort.

- Deuxième affiche :
Cette affiche annonce la production de la pièce de théâtre d’Antigone de Jean Anouilh, mise en scène par le Richard Leffer et représentée par la troupe de comédiens "ARtscénique" à Paris en janvier 2008.
Sur cette affiche à fond blanc nous pouvons voir deux mains recouvertes de terre. Cela fait allusion au moment de la pièce où Antigone gratte la terre pour en recouvrir le corps sans vie de son frère Polynice, malgré l’interdiction formelle de son oncle Créon le roi de Thèbes.
Dans l’œuvre de Jean Anouilh, il est dit qu’Antigone grattait la terre de toutes ses forces, cela nous montre sa détermination ainsi que la colère et la tristesse qu’elle éprouvait face à la décision de Créon concernant l’interdiction de sépulture de son frère.
On dirait que ses poignets sont attachées par la terre un peu comme des menottes qui sous-entendent l’atteinte à la loi et la sanction, ici c’est un peu comme si cet acte allait la condamner pour toujours car elle a désobéi au roi.

- Troisième affiche :
Cette affiche est à la fois moderne et très particulière, c’est une version d’Antigone de Jean Anouilh qui a été mise en scène par Noma Helin en mai 2012.
Cette affiche représente un citron bien jaune, coupé en quatre quartiers qui est mis en valeur sur un fond de blanc.
Ce citron peut représenter de manière métaphorique le personnage d’Antigone : d’extérieur le citron est attirant, il a l’air doux et sucré mais en réalité ce fruit est acide et piquant, un peu comme le caractère rebelle d’Antigone.
L’aspect piquant du citron peut également sous-entendre les relation conflictuelles entre Antigone et son oncle Créon.
Si l’on veut, les quatre quartiers peuvent représenter les différentes alternatives face au dilemme d’Antigone : par amour pour son frère lui offrir une sépulture, en désobéissant à l’ordre du roi Créon, en risquant de créer le conflit entre Hémon et son père, en risquant de perdre son Amour, en risquant la mort ... ou ne rien faire et culpabiliser pour toujours ...

Septième corpus : Élodie

- Première affiche
Cette affiche représente la pièce de théâtre Antigone de Jean Anouilh. Sur cette affiche on peut voir deux mains de femme, sûrement les mains d’Antigone, avec une ligne épaisse de terre sur les poignets sur un fond blanc. En bas de l’affiche on peut voir « Antigone » écrit en terre. On peut penser que c’est Antigone quand elle enterre son frère malgré l’interdiction de son oncle, Créon. On peut voir ses mains et ses ongles recouverts de terre ce qui peut signifier toute l’énergie, la force et même la haine qu’elle avait.
Cette pièce a été jouée le 15, 16, 17 et 18 mai au théâtre de LA ROCHEFOUCAULD et mise en scène par Richard Lefer.

- Deuxième affiche
Cette deuxième affiche représente la pièce de théâtre Antigone à nouveau de Jean Anouilh.
Cette affiche a un fond jaune, dans ce fond jaune, en haut de l’affiche, on peut voir une main, de femme, sûrement celle d’Antigone. On peut voir cette fois en bas de l’affiche, un corps, sûrement le corps de son frère qui est mort. Entre les deux, on peut très bien distinguer une sorte de poudre, comme si Antigone aspirait l’âme de son frère ce qui prouverait son amour pour son frère.
Cette représentation a eu lieu le 15 avril et le 16 juin 2006 au théâtre de l’Europe. Elle a été mise en scène par Gill Richardson.

- Troisième affiche
Cette troisième affiche représente encore Antigone de Jean Anouilh. Sur cette affiche on peut voir un jeu d’échec. En premier plan et en gros, on peut voir deux pièces du jeu : le roi et un pion. Je pense que c’est la représentation des deux personnages principaux, Créon et Antigone.
Le roi qui est en noir représente Créon. La couleur n’a pas été choisie au hasard, le noir représente le vice, la cruauté, ce qui décrit Créon. Et le pion blanc qui représente la douceur, la vertu, est Antigone. Elle est représentée par un pion car c’est ce qu’elle est dans l’histoire, elle se fait diriger par son oncle, Créon, et se laisse parfois manipuler. Antigone n’a aucun pouvoir mais elle finira par se révolter.
Je pense aussi, que le jeu d’échec veut tout simplement dire que se qui se passe entre Antigone et Créon est un jeu, plutôt diabolique, qui peut torturer l’esprit tout comme les échecs. On peut aussi voir sur le plateau du jeu d’échec les contours d’un corps rouge, allongé. Je pense que cela représente les frères d’Antigone qui sont morts après un terrible combat l’un contre l’autre. La couleur rouge est utilisée pour représenter la mort de ses frères, le sang qui montre le massacre du combat et la douleur d’Antigone qui a perdu ses frères et qui ne peut pas les enterrer car Créon le lui interdit.

Huitième corpus : Anissa.

Voici trois affiches assez représentatives de la pièce de théâtre Antigone.
- Première affiche :
C’est une affiche d’une adaptation du théâtre de Sophocle. La mise en scène a été réalisé par Lorraine Pintal. Sur cette affiche on peut voir une femme qui est sans doute Antigone. Sur le mur derrière, on peut y voir le signe "peace and love" ce qui peut très bien représenter Antigone car c’est une femme qui est pour la paix et qui porte beaucoup d’amour surtout à sa famille. On peut également y distinguer une partie du mot révolution qui une fois de plus représente le personnage d’Antigone qui se révolte contre son oncle, Créon.

- Deuxième affiche :
C’est une affiche d’une adaptation du théâtre d’Anouilh. La mise en scène a été réalisée par Gill Richardson. Sur cette affiche on peut voir un corps allongé, mort et au-dessus on y voit une main lâchant de la terre. Cette affiche représente donc le moment où Antigone désobéit à son oncle et va recouvrir le corps de son frère avec de la terre.

- Troisième affiche :
C’est une affiche d’une adaptation du théâtre de Sophocle. Cette pièce a été représenté au théâtre de la mauvaise tête. Sur cette affiche on voit un tas de pierre écroulé, cela peut représenter le champ de bataille où les deux frères d’Antigone se sont entretués, ou encore la vie d’Antigone qui est en train de s’effondrer. On y voit également une femme, Antigone, tenant un cœur dans la main gauche. Ce cœur est sans doute celui de son frère mort qui n’a pas eu d’obsèques. On peut aussi y voir une inscription : "Pleuré par personne / dévoré par les chiens", cette citation peut s’adresser au frère d’Antigone dont personne n’a pleuré la mort puisque Créon le leur a interdit, et dont le corps est resté pourrir sur le champ de bataille.


Commentaires  (fermé)

Logo de Solène P. 1ère L
vendredi 8 mars 2013 à 10h44, par  Solène P. 1ère L

La statue représente Antigone vêtue d’une longue robe comme les grecques portaient à l’antiquité. Elle porte un vase au dessus de la tête et semble verser quelque chose comme de l’eau.
Cette statue ressemble aux statues grecques classiques, elle est simple, sans couleurs et le visage d’Antigone est neutre. Elle ne dégage aucune émotion, et nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe car elle est très simple et Antigone est seule, la scène n’est donc pas très claire. Tout ceci montre le classicisme de cette statue.
La peinture sur toile représente Antigone et le corps de son frère mort, qui est allongé, à moitié nu. Antigone est à côté, on ne voit pas très bien son visage car elle est dans l’ombre mais on voit par son attitude et sa position qu’elle semble être sous le choc.
La peinture est en couleur, elle est très détaillée et réaliste et il y a des effets de lumière sur le corps de Polynice pour le mettre en valeur. Cette peinture dégage beaucoup plus d’émotion que la statue et nous permet de comprendre la scène beaucoup plus facilement.
Tout ceci fait de cette œuvre une peinture qui se rapproche du modernisme mais reste une peinture classique par la technique utilisée et la précision.
La peinture sur pierre représente Antigone debout, à côté des corps de ses frères, les recouvrant d’un drap.
Cette peinture a quelque chose d’abstrait, car on voit deux corps allongés, mais on ne les distingue pas vraiment. Les personnages ne sont pas détaillés, leurs visage ne sont pas peints, il n’y a aucun détail, ce sont seulement des ombres.
Malgré cela, on comprend bien la scène, et elle est très représentative de l’histoire de Sophocle.
Tout cela montre le modernisme de cette peinture. Ces trois œuvres montrent bien que pour le même texte original, il peut y avoir différentes représentations, qu’elles soient classiques ou modernes, et qui peuvent signifier plus ou moins de choses que dans l’histoire originale.

Logo de Elodie 1ère L
vendredi 8 mars 2013 à 10h25, par  Elodie 1ère L

Nous pouvons voir sur la première image le classicisme avec une sculpture assez neutre et sans couleurs. Nous n’avons aucune émotion qui se dégage du visage par exemple. Elle est sûrement faite de marbre ou du plâtre mais rien n’est moderne.
Alors que sur la deuxième image on peut voir un peu plus de couleurs, même si la représentation reste sombre. On observe une scène plus détaillée d’Antigone et on peut mieux comprendre ce qu’il se passe avec la présence de deux personnages. Nous voyons des visages avec plus de détails, et une certaine émotion se dégage de cette image.
On peut ainsi voir le passage du classicisme au modernisme mais on l’observe plus avec la troisième image qui est une peinture sur pierre de Vasso Katraki qui est plutôt simple mais qui est très moderne avec le fait qu’on ne voit aucun détail des visages mais juste des corps. On peut comprendre aussi plus facilement la scène qu’avec la première sculpture. Le modernisme se fait ressentir avec le peu de détails, mais aussi avec la couleur noire qui est présente sur toute la peinture. On sait grâce à cela qu’il y a Antigone et ses deux frères sur la peinture.
C’est ainsi que le classicisme passe au modernisme avec le moins de détails possible mais tout en faisant exprès de mettre ce qu’il faut pour comprendre la scène.

Logo de Illona, 1ère L
mardi 5 mars 2013 à 20h31, par  Illona, 1ère L

Sophocle est l’un des auteurs de la tragédie grecque les plus célèbres qui apparaissent dans le monde contemporain. Il associe à Antigone, son personnage héroïne une forte personnalité.
Il se dégage de sa pièce l’image d’une femme rebelle et téméraire en quête de liberté, qui incarne en quelque sorte la dissidence et la résistance face à un pouvoir abusif et individuel (référence au pouvoir despotique de Créon).
Sophocle la désigne plusieurs fois comme ayant hérité du caractère "brutal" et "insolent" de son père, Œdipe.
Antigone est très pieuse, elle accorde une très grande importance aux lois divines. Elle est déterminée à braver l’autorité de Créon afin d’offrir une sépulture au corps de son de son frère Polynice, d’ailleurs elle ne cesse de déclarer qu’elle préfère braver le pouvoir en place que les "lois non écrites des Dieux".
Antigone aime beaucoup sa famille qu’elle respecte énormément, c’est une femme au grand cœur qui a pitié du sort de son frère et qui est prête à sacrifier son avenir afin de respecter la volonté "des morts et des Dieux". D’ailleurs elle ne laissera personne entraver son action et cela quelle que soit sa punition.
Antigone incarne simplement l’image d’une jeune femme qui suit ses principes moraux, sans prendre en considération la société dans laquelle elle vit, ce qui lui coûtera la vie.

Cette œuvre de l’Antiquité a évolué au fil du temps, elle s’est modernisée. Même dans les différentes réécritures nous pouvons constater que le caractère et la personnalité des Antigones n’ont pas vraiment changé de celui de l’Antigone originelle de Sophocle.
D’ailleurs certaines affiches de spectacle l’incarnent métaphoriquement très bien. Elle est comparée à un citron, un fruit d’apparence doux et sucré (on peut imaginer comme son physique de jeune femme) qui s’avère finalement acide et piquant un peu comme le caractère d’Antigone.
Cette affiche, par exemple, représente une Antigone seule devant la cité, les cheveux dans le vent (caractéristique de rébellion), elle regarde en direction du sol, elle a l’air d’être plongée dans ses pensées, elle a l’air triste et fatigué (elle a des cernes sous les yeux).
On remarque un point commun à toutes les représentations d’Antigone : elles sont toutes jeunes et minces avec de longs cheveux noirs.

Par contre la façon dont elle est représentée artistiquement change, elle est différente d’un peintre à un autre, et d’un sculpteur à une autre. La façon dont elle est représentée dépend plus du point de vue que l’artiste a de la pièce et du personnage d’Antigone. Avec l’évolution de la société et des mœurs notre vision des choses a changé, par conséquent nous pouvons percevoir la personnalité d’Antigone un peu différemment de l’idée que Sophocle voulait transmettre d’Antigone à l’époque. La pièce transmet une idée générale mais la façon dont nous l’analysons est subjective, elle peut varier d’une personne à une autre, en fonction de notre personnalité, de notre vision des choses... de nombreux facteurs entrent en compte.
Chaque artiste nous diffuse sa propre vision d’Antigone et de sa pièce par la façon dont il la représente, c’est-à-dire artistiquement par le biais de sa posture, de ses formes, de ses traits, des matériaux et des couleurs qu’il utilise... qui nous communiquent une autre vision du personnage, de l’ambiance, et qui modifient même nos impressions et de nos sentiments,. ce qui contribue à l’évolution et donc au modernisme de l’image de cette pièce et de son héroïne.

Une affiche de spectacle est destinée à vanter une pièce et à attirer les spectateurs, c’est pourquoi ce qu’elle représente et la façon dont elle le représente est très importante.
Cette notion est aussi valable dans le théâtre, la façon dont un metteur scène choisit de faire s’exprimer une Antigone, la façon dont il la vêt ... modifie notre façon de la percevoir, ce qui modifie également l’image classique du personnage d’Antigone de Sophocle.

Les différentes réécritures d’une œuvre peuvent aussi nous donner des visions différentes concernant l’analyse de la personnalité d’un personnage. Cette nuance est due au style d’écriture d’un dramaturge qui, bien sûr, s’avère différent de celui de Sophocle, et d’un dramaturge à un autre. Toute personne a une manière différente de s’exprimer, quand un auteur fait parler un personnage il transmet à celui-ci une partie de ses façons de s’exprimer par le biais de son style d’écriture et la façon dont il s’exprime, ce qui explique que nous percevons un personnage différemment d’une réécriture à une autre.

Après réflexion, nous pouvons constater que les différentes réécritures de la pièce originelle Antigone de Sophocle, ainsi que les différentes représentations artistiques du personnage d’Antigone, ont participé à l’évolution ainsi qu’au modernisme de cette pièce de théâtre antique, comme le souligne la réécriture Antigone Voilée de François Ost.

Logo de Emma, 1ère L/ES
dimanche 3 mars 2013 à 20h17, par  Emma, 1ère L/ES

Comment passe-t-on du classicisme à un modernisme signifiant davantage que l’Antigone originelle de Sophocle ?

Tout d’abord définissons les termes, que signifient les notions de classicisme et de modernisme ?

On a appelé « classique » un art qui s’est développé en Grèce au Ve siècle avant J. C., « le siècle de Périclès », à Rome au premier siècle après J. C., « le siècle d’Auguste » et en France dans la deuxième moitié du XVIIe, « le siècle de Louis XIV ». En fait le classicisme est une étape de l’histoire des arts, elle est située à différentes époques selon les disciplines et les pays. Le classicisme se base sur le culte de l’Antiquité, l’imitation des formes du passé, l’observation de la nature, avec un souci de reproduire la réalité. Ce courant est caractérisé par son sens des proportions, de l’ordre, de l’équilibre, de la vigueur, c’est la recherche de la perfection dans la sobriété, une volonté de pudeur dans l’expression. On peut remarquer la ressemblance avec le style épuré et très clair de Sophocle. La raison l’emporte sur la sensibilité. Cet art semble lié à plusieurs facteurs : une société politiquement équilibrée, une langue ou une technique propre à chaque art arrivée à un stade proche de la perfection.

En parfaite opposition, le modernisme du latin modernus, moderne, récent, actuel, lui-même dérivé de modo, récemment, est la tendance à préférer ce qui est moderne et à se détacher de la tradition. C’est la recherche à tout prix de la modernité. Ce courant vise à rompre les traditions culturelles, à creuser à l’origine, la fonction la forme et les techniques plutôt que l’aspect descriptif ou décoratif. Ce genre est beaucoup plus dans l’abstraction l’interprétation.

Deux des trois œuvres de notre corpus correspondent exactement à la notion du classicisme, l’Antigone de William Henry Rinehart, né en 1825, Union Bridge, Maryland, et décédé en 1874 à Rome, sculpteur néo-classique américain. Son Antigone Pouring a Libation Over the Corpse of her Brother Polynices regorge de références antiques, les drapés sont typiques. La notion de libation (acte qui consiste à répandre un liquide à l’intention d’une divinité) rappelle également le contexte religieux de la pièce de Sophocle, cette loi non écrite qui prévaut sur toutes les autres.
La représentation de l’héroïne dans l’huile sur toile Antigone de Nikoforos Lytras est tout aussi classique. Son auteur était un fervent défenseur de l’académisme pictural surtout lorsqu’il s’agissait de thèmes ethnographiques et de portrait.

Ces deux œuvres comme l’œuvre de Sophocle sont sobres, claires, précises, elles sont centrées sur le thème de la religion et des lois divines, une tragédie sombre est dépeinte, dans le regard grave de la statue comme dans la noirceur du tableau. Voici un autre exemple typiquement classique, Antigone donnant la sépulture à Polynice de Norblin de la Gourdaine (1796 - 1884).

Cependant le personnage d’Antigone peut signifier beaucoup plus que la simple piété, d’autres caractères qui lui sont propres ont été soulignés par d’autres artistes. L’image dans les arts de cette héroïne universelle a suivi l’évolution de ce symbole. Son comportement face à l’existence a inspiré plus d’un artiste.

Notamment des artistes modernes comme Vasso Katraki, lorsqu’elle peint Le devoir d’Antigone, durant l’occupation allemande en Grèce, cette artiste utilise la qualité contestatrice, la désobéissance d’Antigone, elle utilise alors cette peinture sur pierre comme une arme de contestation, de désobéissance. Cette peinture moderne est pleine de concepts, beaucoup d’interprétations sont possibles, il y a cette Antigone qui s’impose, grande mais qui semble jeter un voile noir sur le monde. Ce corps qu’elle veut recouvrir est en fait deux, peut-être pour montrer sa justice, son égalité de traitement pour ses deux frères. _ D’autres se sont approprié d’autres images du personnage de façon moderne, de façon interprétée, Sam Weber, Claude Creach ou Fernand Pouillon.

Nous pouvons conclure en affirmant que la représentation du personnage d’Antigone ne peut être résumée au personnage antique, classique. Cette héroïne universelle incarne tantôt la jeunesse tantôt l’espoir, la détresse, la foi, l’amour filial, la résistance, la désobéissance civile, la contestation. La pluralité des sens et la variété des interprétations d’Eschyle et Sophocle à Anouilh, Cocteau ou bien Ost, de Norblin de la Gourdaine à William Henry Rinehart et de Nikoforos Lytras à Sam Weber, Claude Creach, Fernand Pouillon ou Vasso Katraki, prouvent son intemporalité au travers des arts des siècles et des courants artistiques.

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dimanche 3 mars 2013 à 14h34, par  Coraline, 1ère L

Au fil des années Antigone a été reprises de nombreuses fois. En effet cette pièce a été réécrite par différents auteurs. Cette œuvre écrite par Sophocle, est une œuvre classique mais avec le temps celle ci est devenue peu à peu moderne, puisque la représentation artistique est différente, ou encore différentes affiches de spectacles qui sont de plus en plus modernes.

En effet, les affiches de spectacle ne sont pas choisies au hasard. Tout est pensé et calculé pour que l’image soit renvoyée aux spectateurs avec l’idée choisie. Dans une affiche de spectacle, les matériaux, les postures, les couleurs, les traits ou encore les formes laissent penser les termes politiques, moraux ou humains. Antigone est ainsi représenté par plusieurs affiches de spectacles, différentes les unes des autres et qui montrent surtout le changement, c’est-à-dire du classicisme au modernisme.
Puis nous avons aussi les DVD, qui nous montrent encore le modernisme de cette œuvre. Prenons par exemple ce dvd. On peut donc observer sur l’image la présence d’Antigone et de Créon, ils sont habillés simplement et cela nous montre aussi le modernisme.
Puis nous avons l’exemple de la réécriture de Jean Anouilh. Il s’est le plus astreint à suivre un texte antique, mais il a pris de nombreuses libertés avec le texte de Sophocle. Sa pièce est modernisée puisque le langage est en prose et simple (contrairement a celle de Sophocle qui est en vers d’un grand poète grec), familier et accessible. De plus, il y a un mélange de tons. Le style est familier lorsque Antigone est appelée « la petite maigre », lorsque la nourrice la gronde, lorsque les gardes font leurs plaisanteries vulgaires ou grossières. Ou encore lorsque Antigone veut montrer son mépris à Créon (elle le tutoie, le traite de « cuisinier » parce qu’il lui a parlé auparavant de la « cuisine » de la politique. Le style brutal plein d’ironie, de sarcasme, lorsque Créon veut mettre sa nièce en face de la réalité et la faire renoncer à l’image qu’elle s’est faite de ses frères. Le style est pressant, haletant et passionné dans le dialogue de Créon et Antigone. Le style est aussi poétique lorsque Antigone se blottit contre sa nourrice, qu’on entend « les mille insectes du silence qui rongent quelque chose, quelque part dans la nuit », qu’elle évoque « le jardin qui ne pense pas encore aux hommes », qu’elle rêve à sa solitude secrète et irréalisable et à un univers sans les êtres humains, qu’elle se lamente sur son supplice. Mais le style est poétique aussi chez Créon : « Quel breuvage, les mots qui vous condamnent. »
Ce mélange des tons, rendant la tragédie familière et même bouffonne, concourt à la ramener au niveau du drame.
Avec tout ces éléments on peut donc voir la modernisation de cette œuvre avec la réécriture de Jean Anouilh.
Cette pièce a été jouée de nombreuses fois et sous différentes représentations artistiques. Elle a aussi été reprise par différents auteurs et modifiée. Mais rien n’est changé à l’histoire. Prenons l’exemple « d’Antigone voilée » de François Ost qui est une modernisation. Le titre change, le contexte change mais l’histoire est toujours la même. Cela nous montre comme différence dans cette pièce, la culture et le style de vie qui change, ainsi que de l’époque puisque cela est joué dans un lycée, ce qui nous prouve encore la modernisation.
Je pense que cette pièce a été modernisée au fil du temps aussi pour montrer l’évolution de la femme en quelque sorte, à travers Antigone, puisque on peut voir dans la pièce de Jean Anouilh encore une fois, qu’elle ose tutoyer son oncle Créon alors que dans la pièce de Sophocle c’était inenvisageable. C’est une femme forte qui évolue à travers le temps.
Ainsi on peut voir au fil des années que la pièce Antigone de Sophocle a été réécrite de nombreuses fois et modernisée. Cette pièce qui était classique est devenue peu à peu de plus en plus moderne.

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samedi 2 mars 2013 à 11h36, par  Première L

La première œuvre s’intitule Antigone Pouring a Libation Over the Corpse of her Brother Polynices. Cette statue a été réalisée par William Henry Rinehart, un sculpteur américain de la fin du XIX siècle qui travaillait dans le style classique.
D’après moi, cette sculpture est la plus fidèle à l’œuvre de Sophocle. Cette statue est de style antique : faite de marbre et réalisée avec un système de rapports mathématiques pour respecter les proportions idéales du corps humain (règles définie dans « le canon », au Vème siècle avant Jésus Christ, par Polyclète). Le classicisme est aussi respecté dans la position d’Antigone : pondération du corps, gestes des bras, orientation de la tête, organisation et disposition des vêtements, arrangement de la coiffure. Le corps d’Antigone est mis en valeur par une légère dissymétrie de la pose : cela offre souplesse et légèreté. Cette mise en valeur du corps est aussi typique du travail des artistes de l’Antiquité.
Antigone verse la libation (liquide répandu sur le sol comme une offrande aux Dieux) tout en donnant une impression de puissance car elle relève ses bras nus pour verser le liquide de manière péremptoire. Elle semble défier l’autorité, dominer, prendre les choses en mains, être une femme forte, assumer sa féminité et ses idées. Cela s’éloigne de l’œuvre originale de Sophocle dans laquelle Antigone est plus discrète et agit de manière plus simple. Chez Sophocle, il s’agit d’un geste d’amour pour ses frères, de croyance religieuse et non d’une remise en cause délibérée de l’autorité paternelle.

La seconde œuvre étudiée est une peinture sur toile d’un artiste grec de la fin du XIXème siècle : Antigone, de Nikoforos Lytras. Il fut le peintre officiel d’Athènes.
Ce tableau aux couleurs très sombres semble d’inspiration flamande. Il représente Polynice au premier plan : la lumière baignant son torse nu. Il est beau, sans blessure, totalement identifiable, il semble même simplement endormi (main sur le ventre). En cela déjà, l’artiste s’éloigne de l’œuvre de Sophocle dans laquelle les deux frères sont défigurés et inidentifiables.
Antigone quant à elle, est en retrait, dans l’ombre du tableau. Elle disparait dans ses tissus si bien qu’on la distingue à peine. Elle semble être comme habillée de terre. Antigone n’a rien de sensuel dans ce tableau, contrairement à son frère Polynice, qui est au centre et monopolise toute la lumière.
On sent dans cette peinture une influence judéo-chrétienne, représentant une femme démunie, impuissante, et où l’homme est mis en avant. Cette œuvre donne une image soumise d’Antigone qui ne correspond pas du tout au personnage de Sophocle. L’auteur antique offre dans son écrit une représentation de la femme beaucoup plus moderne que dans ce tableau.

La troisième œuvre est une peinture sur pierre d’une artiste grecque du XX siècle : Le devoir d’Antigone, de Vasso Katraki.
Cette peinture est très épurée : l’image se réduit à sa plus simple expression, faisant penser au style de Giacometti. Cette représentation très épurée noir sur fond blanc convient très bien à l’ambiance tragique de l’œuvre de Sophocle. Ce tableau représente aussi fidèlement les deux frères car on ne peut pas les identifier. Ils sont peints de façon simple et inachevée.
Dans cette représentation, Antigone occupe presque tout l’espace du tableau : elle est debout, les bras écartés, tenant un drap noir pour recouvrir ses frères. Il se dégage d’elle une impression de force, de puissance, de domination. Cependant, elle semble avoir perdu la fragilité et la féminité qui s’expriment dans le personnage de Sophocle.

Ainsi, ce personnage d’Antigone traverse les siècles et s’imprègne de l’évolution des croyances et de la culture. Antigone semble être un baromètre de l’image de la femme dans la société.

Lucie, Première L

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jeudi 21 février 2013 à 15h29, par  Axelle, 1ère L/ES

On voit que pour la première image qui est une statue néo-classique, il y a beaucoup de détails, la statue est sculptée avec précision. Alors que par exemple pour la troisième image, on voit une simplicité.
Le classicisme se voit très bien dans la première image de William Henry Rinehart, car c’est une statue sûrement faite de marbre ou de plâtre, qui est classique dans son genre.
On passe ensuite dans la peinture avec la toile de Nikoforos Lytras, qui nous donne plus d’expression dans les visages, des jeux de lumière, des nuances qui donnent une sorte de modernisme.
Mais ensuite on voit très bien le modernisme avec la peinture sur pierre de Vasso Katraki, qui nous exprime très peu d’ émotions, mais on imagine ce qui se passe.
Et c’est ainsi qu’on passe du classicisme au modernisme, avec un changement de support, et une diminution des détails du visage, ou du décor.

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