Programme Humanisme - Renaissance

mercredi 12 décembre 2012
par  BM

Programme Humanisme - Renaissance

Premier thème : une culture et une éducation pour sortir de l’Antiquité et du Moyen-âge.

L’imitation des anciens, l’appropriation d’une culture antique et la création d’une nouvelle culture.

Un groupement de textes en lecture analytique et/ou cursive, sur le manuel scolaire. (Manuel Weblettres)

Ronsard, Continuation des amours, Sonnet LXV, page 430.
Du Bellay, Les Regrets, Sonnet 36, page 431.
Montaigne, Essais, II, 10, “Des livres”, page 434.
Rabelais, Pantagruel, VIII, Lettre de Gargantua à son fils, page 437.
Rabelais, Gargantua, XXI, L’éducation selon Ponocratès, page 440.
Louise Labé, Épitre dédicatoire, extrait, page 443.
Thomas More, Utopia, extrait, page 439.
Montaigne, Essais, I, 26, “De l’institution des enfants”, extraits, pages 446 et suivantes.

Second thème : la découverte d’un monde nouveau

Les Amériques, les explorations, des civilisations et des mœurs nouvelles.

Une œuvre intégrale en lecture analytique, et des lectures complémentaires.

- Montaigne, Essais, Livre I, chapitre 30, “Des cannibales”, en lecture intégrale analytique.
Éditions Mille et une nuits, prix public conseillé 2,60 €.
Il est fortement conseillé de pouvoir affronter la langue du XVIème siècle sans trop d’hésitations : les lectures expliquées seront faites sur le texte original, téléchargeable ci-dessous, mais sans annotations ni traductions des citations latines. C’est celui qui sera fourni à l’examinateur de l’EAF.

Le texte modernisé est lisible à cette adresse, avec une indication numérique différente (Chapitre XXXI) chez In libro veritas.
Il est lisible dans la langue d’origine chez Wikisource, toujours avec l’indication numérique XXXI, Chapitre XXXI. La présentation du texte fait apparaître les différentes strates de l’écriture de Montaigne, dans les éditions successives relues et augmentées de ses Essais, et le découpage en paragraphes est assez différent, plus massif.
On le trouve aussi chez Trismégiste, avec l’indication numérique exacte, dans la langue d’origine, sans annotations.

- Jean de Léry, Le Nouveau Monde : Histoire d’un voyage fait en terre du Brésil, en lecture partielle obligatoire (il s’agit d’extraits).
Éditions Garnier-Flammarion, collection Étonnants classiques, prix public conseillé 2,70 €.
On trouve le texte intégral de Jean de Léry sur Wikisource, dans la langue originale.
Trois extraits sont proposés ci-dessous, dans une langue modernisée.

Lectures conseillées sur l’Humanisme et la Renaissance.

- Jean-Claude Carrière, La Controverse de Valladolid, en lecture complémentaire facultative.
Éditions Garnier-Flammarion, collection Étonnants classiques, prix public conseillé 4,40 €.
Jean-Daniel Verhaeghe a fait en 1992 une adaptation télévisée de ce texte, au départ pièce de théâtre. On peut en trouver un grand nombre d’extraits sur Internet, par petites séquences, à cette adresse par exemple.
- Thomas More, L’Utopie, en lecture complémentaire facultative.
Éditions Librio, collection Philosophie, prix public conseillé 2,00 €.
Wikisource propose une version française du texte ici.
- François Rabelais, Pantagruel, et/ou Gargantua, intégralement ou en extraits (toutes éditions de poche et bibliothèques).
- Ronsard, Les Amours (toutes éditions de poche et bibliothèques).
- Louise Labé, Sonnets (toutes éditions de poche et bibliothèques).
L’académie de Lyon propose un excellent dossier qui comporte les textes, des commentaires, et notamment le sonnet écrit en langue italienne par Louise Labé.
- Michel Ragon, Le roman de Rabelais.
Éditions Livre de poche, prix public conseillé 4,60 €.
- Stefan Zweig, Érasme.
Éditions Livre de poche, prix public conseillé 5,10 €.


Documents joints

Montaigne, Des cannibales
Montaigne, Des cannibales
Jean de Léry, texte 1
Jean de Léry, texte 1
Jean de Léry, texte 2
Jean de Léry, texte 2
Jean de Léry, texte 3
Jean de Léry, texte 3

Commentaires  (fermé)

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samedi 13 avril 2013 à 13h59, par  Lucie, Première L

Corpus de textes de Lucie.
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mercredi 3 avril 2013 à 14h03, par  Emma,1ère L/ES

Corpus de Texte Humanisme et Renaissance

Erasme Eloge de la folie, 1509

Parlez-moi plutôt de l’auteur qui écrit sous mon inspiration. Pour celui-là, vous le voyez jeter sans méditations sur le papier tout ce qui lui vient au bout de la plume ; voire même ses rêves. Il lui en coûte bien un peu d’encre, mais il sait qu’en entassant sottise sur sottise, il augmentera le nombre de ses lecteurs, c’est-à-dire qu’il aura pour lui la foule innombrable des sots et des ignorants. Qu’a-t-il à s’inquiéter de ces deux ou trois savants qui ne le liront sans doute pas ? en tous cas, leurs sifflets isolés se perdront dans la masse des applaudissements. — Personne n’entend mieux ses intérêts que ceux qui publient sous leur nom les ouvrages d’autrui ; en copiant sans peine ils s’approprient une gloire qui a coûté d’immenses travaux à d’autres. Ce n’est pas qu’ils ignorent que leur plagiat ne se découvrira quelque jour ; en attendant, ils en bénéficient. Il faut les voir se rengorger lorsque le vulgaire les loue et les montre au passage en disant : c’est lui, lorsqu’ils contemplent leur livre étalé chez tous les libraires, et portant deux ou trois surnoms dont ils se sont baptisés ; surnoms empruntés à quelque langue étrangère et qui ressemblent à des formules magiques. Il n’y a rien là autre chose que des mots, et, encore combien y en aura-t-il qui les comprendront ; combien y en aura-t-il qui les approuveront ? Chez les ignorants comme chez les lettrés il y à une telle diversité de goûts. En général, ces noms sont forgés ou empruntés aux auteurs anciens. L’un se fait appeler Télémaque, l’autre Sténélus ou Laërte, un troisième opte pour Polycrate ou Citrouille et encore avec certains philosophes Alpha et Bêta.

François Rabelais, Les Horribles et Espoventables Faictz et Prouesses du très renommé Pantagruel, roy des Dipsodes, filz du grand géant Gargantua, composez nouvellement par Maistre Alcofrybas Nasier, 1530.

Chapitre VIII. Comment Pantagruel estant à Paris receupt lettres de son pere Gargantua, et la copie d’icelles.

Ce que ie ne dys pas par defiance que ie aye de ta vertu, laquelle m’a esté ià par icy devant esprouvée, Mais pour plus fort t’encourager à proffiter de bien en mieulx. Laquelle entreprinse parfaire et consommer, il te peult assez souvenir, comment ie n’ay riens espargné : mais ainsi t’y ay ie secouru, comme si ie n’eusse aultre thresor en ce monde que de te veoir une foys en ma vie absolu et parfaict tant en vertuz, honnesteté, et preudhommie, comme en tout sçavoir liberal et honneste, et tel te laisser apres ma mort comme ung mirouer representant la personne de moy ton pere, et sinon tant excellent et tel de faict, comme ie te souhaite, certes bien tel en desir. Mais encores que mon feu pere de bonne memoire Grandgousier eust adonné tout son estude, à ce que ie proffitasse en toute perfection et sçavoir politicque, et que mon labeur et estude correspondit tresbien, voire encores oultrepassast son desir, toutesfois comme tu peulx bien entendre, le temps n’estoit tant ydoine ny commode es lettres, comme il est de present, et n’avoys pas copie de tels precepteurs comme tu as eu. Le temps estoit encores tenebreux et sentent l’infelicité et calamité des Goths, qui avoient mis à destruction toute bonne literature. Mais par la bonté divine, la lumiere et dignité a esté de mon aage rendue es lettres, et y voy tel amendement, que de present à difficulté seroys ie receu en la premiere classe des petitz grimaulx moy qui en mon aage virile estoys non à tord reputé le plus sçavant dudict siecle, ce que ie ne dys pas par iactance vaine, encores que bien ie puisse et louablement faire en t’escrivant, comme tu as l’autoricté de Marc Tulle en son livre de vieillesse, et la sentence de Plutarche au livre intitulé, comment on se peult louer sans envie : mais pour te donner affection de plus hault tendre. Maintenant toutes disciplines sont restituées, les langues instaurées. Grecque, sans laquelle c’est honte qu’une personne se die sçavant. Hebraicque, Caldeicque, Latine. Les impressions tant elegantes et correctes en usance, qui ont esté inventées de mon aage par inspiration divine, comme à contrefil l’artillerie par suggestion diabolicque.

Joachim du Bellay, Défense et illustration de la langue française, 1549

Chapitre X. Que la langue française n’est incapable de la philosophie, et pourquoi les anciens étaient plus savants que les hommes de notre âge.

Les oiseaux, les poissons, et les bêtes terrestres de quelconque manière, ores avec un son, ores avec l’autre, sans distinction de paroles, signifient leurs affections : beaucoup plutôt nous hommes devrions faire le semblable, chacun avec sa langue, sans avoir recours aux autres. Les écritures et langages ont été trouvés, non pour la conservation de nature, laquelle (comme divine qu’elle est) n’a métier de notre aide, mais seulement à notre bien et utilité :afin que présents, absents, vifs et morts, manifestant l’un à l’autre le secret de nos coeurs, plus facilement parvenions à notre propre félicité, qui gît en l’intelligence des sciences, non point au son des paroles : et par conséquent celles langues et celles écritures devraient plus être en usage lesquelles on apprendrait plus facilement. Las et combien serait meilleur qu’il y eût au monde un seul langage naturel que d’employer tant d’années pour apprendre des mots ! et ce, jusques à l’âge bien souvent que n’avons plus ni le moyen ni le loisir de vaquer à plus grandes choses. Et certes songeant beaucoup de fois, d’où provient que les hommes de ce siècle généralement sont moins savants en toutes sciences, et de moindre prix que les anciens, entre beaucoup de raisons je trouve celle-ci, que j’oserai dire la principale : c’est l’étude des langues grecque et latine. Car si le temps que nous consumons à apprendre lesdites langues était employé à l’étude des sciences, la nature certes n’est point devenue si bréhaigne, qu’elle n’enfantât de notre temps des Platons et des Aristotes. Mais nous, qui ordinairement affectons plus d’être vus savants que de l’être, ne consumons pas seulement notre jeunesse en ce vain exercice : mais, comme nous repentant d’avoir laissé le berceau, et d’être devenus hommes, retournons encore en enfance, et par l’espace de vingt où trente ans ne faisons autre chose qu’apprendre à parler, qui grec, qui latin, qui hébreu.

Michel de Montaigne, Essais, Livre 1, 1595.

Chapitre XXVI : De l’Institution des Enfans, à Madame Diane de Foix, Contesse de Gurson.

La charge du gouverneur que vous luy donrez, du chois duquel depend tout l’effect de son institution, ell’a plusieurs autres grandes parties ; mais je n’y touche point, pour n’y sçavoir rien apporter qui vaille ; et de cet article, sur lequel je me mesle de luy donner advis, il m’en croira autant qu’il y verra d’apparence. A un enfant de maison qui recherche les lettres, non pour le gaing (car une fin si abjecte est indigne de la grace et faveur des Muses, et puis elle regarde et depend d’autruy), ny tant pour les commoditez externes que pour les sienes propres, et pour s’en enrichir et parer au dedans, ayant plustost envie d’en tirer un habil’homme qu’un homme sçavant, je voudrois aussi qu’on fut soigneux de luy choisir un conducteur qui eust plustost la teste bien faicte que bien pleine, et qu’on y requit tous les deux, mais plus les meurs et l’entendement que la science ; et qu’il se conduisist en sa charge d’une nouvelle maniere. On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verseroit dans un antonnoir, et nostre charge ce n’est que redire ce qu’on nous a dict. Je voudrois qu’il corrigeast cette partie, et que, de belle arrivée, selon la portée de l’ame qu’il a en main, il commençast à la mettre sur la montre, luy faisant gouster les choses, les choisir et discerner d’elle mesme : quelquefois luy ouvrant chemin, quelquefois le luy laissant ouvrir. Je ne veux pas qu’il invente et parle seul, je veux qu’il escoute son disciple parler à son tour. Socrates et, depuis, Archesilas faisoient premierement parler leurs disciples, et puis ils parloient à eux. Obest plerumque iis qui discere volunt authoritas eorum qui docent. Il est bon qu’il le face trotter devant luy pour juger de son train, et juger jusques à quel point il se doibt ravaler pour s’accommoder à sa force. A faute de cette proportion nous gastons tout : et de la sçavoir choisir, et s’y conduire bien mesureement, c’est l’une des plus ardues besongnes que je sçache : et est l’effaict d’une haute ame et bien forte, sçavoir condescendre à ses allures pueriles et les guider. Je marche plus seur et plus ferme à mont qu’à val. Ceux qui, comme porte nostre usage, entreprennent d’une mesme leçon et pareille mesure de conduite regenter plusieurs esprits de si diverses mesures et formes, ce n’est pas merveille si, en tout un peuple d’enfans, ils en rencontrent à peine deux ou trois qui rapportent quelque juste fruit de leur discipline. Qu’il ne luy demande pas seulement compte des mots de sa leçon, mais du sens et de la substance, et qu’il juge du profit qu’il aura fait, non par le tesmoignage de sa memoire, mais de sa vie.

Comment ces extraits permettent-il de souligner l’importance de l’écriture et de la lecture dans l’éducation humaniste ?

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mercredi 27 mars 2013 à 20h14, par  Illona

Question sur corpus destinée à faire apparaître l’importance de la lecture et de l’écriture dans l’éducation humaniste.

A la Renaissance, l’éducation humaniste était transmise par la lecture et l’écriture.
Les jeunes humanistes, aidés de leur précepteur, s’instruisaient en lisant des œuvres littéraires de l’Antiquité, elles avaient pour but d’enseigner de manière préalable ou bien de vérifier des connaissances.
Il faut savoir que la plupart des œuvres de l’Antiquité étaient écrites en langue ancienne (Grec, Latin, Arabe, Hébreu...) ce qui par conséquent, nécessitait l’apprentissage de ces langues.
L’écriture permettait de transmettre des idées, des découvertes.... les auteurs de la Renaissance s’inspiraient de leurs prédécesseurs de l’Antiquité afin de former leur style à l’image de Cicéron, de Platon...comme le fait très bien Pierre de Ronsard dans son sonnet, Continuation des Amours, d’autres reprennent des poèmes de poètes de l’Antiquité tel que Joachim Du Bellay qui reprend un poème d’Ovide (poète latin du Ier siècle près J.-C) en 1558 dans un recueil qu’il a intitulé Les Regrets.
Tous les savants, écrivains et précepteurs de l’époque de la Renaissance se sont instruits grâce à l’éducation humaniste qui vise à apprendre par le biais de la lecture et de l’apprentissage d’œuvres littéraires de l’Antiquité de tous domaines confondus : philosophie, astronomie, sciences naturelles, médecine… mais aussi les arts libéraux tels que la musique, l’arithmétique … et même l’apprentissage des Saintes Écritures.

L’Antiquité a occupé une place très importante dans la littérature de la Renaissance, car toutes les notions de savoir lui étaient associées, c’est pour ce fait que toutes les personnes et les hommes en particulier, issus de la haute-société, devaient suivre cet enseignement.
Les jeunes aristocrates se devaient de prêter leur jeunesse à l’éducation humaniste, d’ailleurs elle formait leur quotidien (rencontre avec des gens savants, précepteurs, bibliothèques…), leurs précepteurs avaient pour fonction de leur enseigner leur savoir afin de former les futurs orateurs, médecins, écrivains…de leur époque.

Pour faire partie de l’aristocratie et même de la bourgeoisie à l’époque de la Renaissance, il était primordial d’avoir reçu un programme d’éducation humaniste, d’ailleurs cet enseignement constituait la principale préoccupation des parents. Comme le montre très bien la lettre de Gargantua à son fils Pantagruel dans l’œuvre Pantagruel de François Rabelais.

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mercredi 27 mars 2013 à 19h18, par  Illona

Corpus de textes :

Du deuil que mena Gargantua de la mort de sa femme Badebec.

Chapitre II.

Quand Pantagruel fut né, qui fut bien esbahy et perplex ce fut Gargantua son pere : car voyant d’ung cousté sa femme Badebec morte & de l’aultre son fils Pantagruel né, tant beau & grand, Il ne sçavoit que dire ny que faire. Et le doubte qui troubloit son entendement estoit, assavoir mon s’il debvoit pleurer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la ioye de son fils ? D’ung costé & d’aultre il avoit d’argumens sophisticques qui le suffocquoient : car il les faisoit tresbien in modo et figura, mais il ne les pouvoit souldre. Et par ce moyen demouroit empestré comme ung Millan prins au lasset.
Peureray ie, disoit il ? Ouy : car pourquoy ? Ma tant bonne femme est morte, qui estoit la plus cecy & cela qui fut au monde. Jamais ie ne la verray, iamais ie n’en recouvreray une telle : ce m’est une perte inestimable. O mon dieu, que te avoys ie faict pour ainsi me punir ? que ne m’envoyas tu la mort à moy premier qu’à elle ? car vivre sans elle ne m’est que languir ? Ha Badebec ma mignonne, ma mye, mon petit con (toutefois elle en avoyt bien trois arpens & deux sexterées) ma tendrette, ma braguette, ma savatte, ma pantoufle iamais ie ne te verray. Ha faulce mort tant tu me es malivole, tant tu me es oultrageuse de me tollir celle a laquelle immortalité appartenoit de droict.
Et ce disant pleuroit comme une vache : mais tout soubdain ryoit comme ung veau, quand Pantagruel luy venoit en memoire.
Ho mon petit fils, disoit il : mon couillon, mon peton, que tu es ioly : & tant ie ie suis tenu à dieu de ce qu’il me a donné ung si beau fils tant ioyeux, tant ryant, tant ioly. Hohohoho que ie suis ayse, beuvons ho laissons toute melancholie, apporte du meilleur, rince les verres, boutte la nappe, chasse les chiens, souffle ce feu, allume ceste chandelle, ferme ceste porte, envoyez ces pauvres, tiens ma robbe, que ie me mette en pourpoint pour mieulx festoyer les comeres.
Et en ce disant il ouyt la letanie & les mementos des prebstres qui portoient sa femme en terre : dont laissa son bon propos & tout soubdain fut ravi ailleurs : disant, Jesus faut il que ie me contriste encores, cela me fasche, le temps est dangereux, ie pourray prendre quelque fiebvre, voy me là affollé. Foy de gentilhomme il vault mieulx pleurer moins, et boire davantaige. Ma femme est morte, & bien : par dieu ie ne la ressusciteray pas par mes pleurs : elle est bien, elle est en paradis pour le moins si mieulx ne est : elle prie dieu pour nous, elle est bien heureuse, elle ne se soucie plus de nos miseres & calamitez, autant nous en pend à l’oeil : dieu gard le demourant, il me faut penser d’en trouver une aultre. Mais voicy que vous ferez, dist il es saiges femmes : allez vous en à l’enterrement d’elle, et ce pendant ie berceray icy mon fils : car ie me sens bien fort alteré : & seroys en dangier de tomber malade, mais beuvez quelque peu devant : car vous vous en trouverez bien, et m’en croyez sur mon honneur. A quoy obtemperant allerent à l’enterrement & funerailles : & le pauvre Gargantua demoura à l’hostel : mais ce pendant il fist l’epitaphe pour estre engrave en la maniere que s’ensuyt.
Elle en mourut la noble Badebec
Du mal d’enfant, qui tant me sembloit nice :
Car elle avoit visaige de rebec
Corps d’espaignol, et ventre de souyce
Priez à Dieu, qu’à elle soit propice,
Luy pardonnant s’en riens oultrepassa
Cy gist son corps au quel vesquit sans vice,
Et mourut l’an et le jour que trespassa.

_L’extrait en ancien français du chapitre III de l’œuvre de Pentagruel « Du dueil que mena Gargantua de la mort de sa femme Badebec » a été écrit par Rabelais en 1532. Rabelais nous raconte l’histoire d’une famille de géants dont le père s’appelle Gargantua, la mère Badebec et le fils Pantagruel. Cette œuvre à connu un tel succès que deux ans après, en 1534 Rabelais écrivit Gargantua, il nous raconte cette fois-ci l’éducation du père de Pantagruel.
Le chapitre III correspond au début de l’histoire de Pantagruel, il y est raconté la naissance de Gargantua ainsi que la mort de sa mère Badebec.

Extrait du livre II des Essais.

Voir le texte aux pages 434 et 435 du manuel scolaire.

Dans le livre II de l’œuvre Les Essais parut en 1580, Michel De Montaigne expose son expérience de lecteur, sa conception de la lecture, la façon dont il aborde les différentes difficultés de compréhension d’un livre ainsi que sa préférence pour les livres anciens et les auteurs de l’Antiquité Latine.

Le Port

Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L’ampleur du ciel, l’architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l’âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n’a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s’enrichir.

Le poème « Le port » de Charles Baudelaire est paru en 1869 dans son unique recueil en prose Le Spleen de Paris qui a ensuite été repris en 1864 sous le nom de Petits Poèmes en Prose.
Dans ce poème Baudelaire nous décrit le port comme un lieu de défaite qui traite de l’existence humaine, ainsi que de la déception et de la désillusion qui marquent les esprits des hommes et les empêchent de partir à l’aventure, de voyager ... l’évasion est donc marquée par le rêve.

Question
Quelle vision de la lecture est transmise dans ce corpus de textes, quelle est sa visée et que procure-t-elle à ses lecteurs ? A-t-elle un but didactique, sensationnel ou divertissant ?

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mercredi 27 mars 2013 à 08h07, par  Axelle

J’ai joint ci-dessous le corpus avec sa question.

Document joint :  Corpus2_1_.docx
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mercredi 27 mars 2013 à 08h04, par  Anissa

Lettre de Gargantua à Pantagruel ,
François Rabelais : 1532, Livre II, chapitre VIII

Pour cette raison, mon fils, je te conjure d’employer ta jeunesse à bien profiter en étude et en vertu. Tu es à Paris, tu as ton précepteur Epistémon : l’un, par de vivantes leçons, l’autre par de louables exemples, peuvent bien t’éduquer. J’entends et veux que tu apprennes parfaitement les langues, d’abord le grec, comme le veut Quintilien, puis le latin et l’hébreu pour l’Écriture sainte, le chaldéen et l’arabe pour la même raison ; pour le grec, forme ton style en imitant Platon, et Cicéron pour le latin. Qu’il n’y ait aucun fait historique que tu n’aies en mémoire, ce à quoi t’aidera la cosmographie établie par ceux qui ont traité le sujet. Des arts libéraux, la géométrie, l’arithmétique et la musique, je t’ai donné le goût quand tu étais encore petit, à cinq ou six ans : continue et deviens savant dans tous les domaines de l’astronomie, mais laisse-moi de côté l’astrologie divinatrice et l’art de Lulle qui ne sont que tromperies et futilités. Du droit civil, je veux que tu saches par cœur tous les beaux textes, et me les commentes avec sagesse. Quant à la connaissance de la nature, je veux que tu t’y appliques avec soin : qu’il n’y ait mer, rivière ou source dont tu ne connaisses les poissons ; tous les oiseaux de l’air, tous les arbres, arbustes et buissons des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés au ventre des abîmes, les pierreries de tout l’Orient et du Midi. Que rien ne te soit inconnu.

Puis relis soigneusement les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les talmudistes et cabalistes, et, par de fréquentes dissections, acquiers une parfaite connaissance de cet autre monde qu’est l’homme. Et quelques heures par jour, commence à lire l’Écriture sainte, d’abord en grec le Nouveau Testament et les Épîtres des Apôtres, puis en hébreu l’Ancien Testament. En somme, que je voie en toi un abîme de science : car maintenant que tu es un homme et te fais grand, il te faudra sortir de la tranquillité et du repos de l’étude et apprendre la chevalerie et les armes pour défendre ma maison et secourir nos amis dans toutes leurs affaires contre les assauts des malfaisants. Et je veux que rapidement tu mettes tes progrès en application, ce que tu ne pourras mieux faire qu’en soutenant des discussions publiques sur tous les sujets, envers et contre tous, et en fréquentant les gens lettrés, tant à Paris qu’ailleurs.

Mais parce que, selon le sage Salomon, la sagesse n’entre jamais dans une âme méchante, et que science sans conscience n’est que ruine de l’âme, il te faut servir, aimer et craindre Dieu, et en Lui mettre toutes tes pensées et tout ton espoir, et, par une foi faite de charité, t’unir à Lui de manière à n’en être jamais séparé par le péché. Prends garde aux tromperies du monde, ne t’adonne pas à des choses vaines, car cette vie est passagère, mais la parole de Dieu demeure éternellement. Sois serviable envers ton prochain, et aime-le comme toi-même. Respecte tes précepteurs, fuis la compagnie des gens à qui tu ne veux pas ressembler, et ne gaspille pas les grâces que Dieu t’a données. Et quand tu t’apercevras que tu disposes de tout le savoir que tu peux acquérir là-bas, reviens vers moi, afin que je te voie et te donne ma bénédiction avant de mourir.

Mon fils, que la paix et la grâce de notre Seigneur soient avec toi. Amen.

D’Utopie, le dix-sept mars,
ton père, Gargantua.

Dans cette lettre, on a une éducation voulue par un père. On a deux sortes d’éducation, une basée sur la lecture et l’autre fondée sur l’expérience. Il y a des connaissances encyclopédiques, cela est montré par le champ lexical de l’enseignement et la connaissance. Le nom du précepteur a également un côté enseignement, Épistémon = science, savant. Cette lettre dit que la connaissance est dangereuse si elle n’est pas associée a la foi.

On a de nombreuses références à l’antiquité par l’apprentissage des langues anciennes.

Les regrets est un recueil de poèmes de Joachim du Bellay, qu’il a écrit durant un voyage à Rome de 1553 à 1557, il a été publié en 1558 lors de son retour en France. Il y exprime bien l’importance de l’éducation à la Renaissance, surtout dans le sonnet ci-dessous :

Sonnet XXII, de du Bellay

Je me ferai savant en la philosophie,
En la mathématique et médecine aussi :
Je me ferai légiste, et d’un plus haut souci
Apprendrai les secrets de la théologie :

Du luth et du pinceau j’ébatterai ma vie,
De l’escrime et du bal. Je discourais ainsi,
Et me vantais en moi d’apprendre tout ceci,
Quand je changeai la France au séjour d’Italie.

O beaux discours humains ! Je suis venu si loin,
Pour m’enrichir d’ennui, de vieillesse et de soin,
Et perdre en voyageant le meilleur de mon âge.

Ainsi le marinier souvent pour tout trésor
Rapporte des harengs en lieu de lingots d’or,
Ayant fait, comme moi, un malheureux voyage.

Dans ce sonnet, du Bellay fait part de ses espoirs et de ses déceptions de son voyage en Italie. Il pensait que c’était un pays très cultivé, d’où la déception de son voyage.

Au XVIème siècle l’éducation prend une grande place chez les humanistes.
On remarque chez Du Bellay le souhait qu’il a de s’instruire par les différentes disciplines qu’il cite : « philosophie » v.1 ; « mathématiques » et « médecine »v.2 ; « légiste » v.3, « théologie »v.4.

Il utilise la métaphore de la musique par « luth » et le dessin par « pinceau », ainsi que les qualités sociales par « l’escrime et du bal ». Il met en valeur ces disciplines en les mettant au début de phrase.

« les secrets de la théologie » v.4 : il veut montrer qu’il n’oublie aucune discipline même les plus inconnues (« secret ») et que le savoir des clergés est accessible. Cela montre que du Bellay veut se rapprocher de Dieu : « D’un plus haut » et « Théologie » renvoient à Dieu puisque Dieu est plus haut que tout et la théologie est la science de la religion.
Il a une certitude de s’instruire qui se voit par l’utilisation du futur (« ferai »v.1 et 3 ; « apprendrai »v.4 ; « ébatterai » v.5)

Les Essais ont été écrits par Michel de Montaigne de 1572 jusqu’à sa mort. Cette œuvre, est son œuvre majeure, il y parle de tous les sujets possibles.

Des coches, Les Essais, III, 6.

La plupart de leurs réponses et les négociations menées avec eux ont montré qu’ils ne nous devaient rien en matière de clarté d’esprit naturelle et de pertinence. L’extraordinaire magnificence des villes de Cuzco et de Mexico, et parmi bien d’autres merveilles, les jardins de ce roi où tous les arbres, les fruits et les herbes, dans le même ordre et avec la même taille que dans un jardin ordinaire, étaient en or, de même que dans son cabinet de curiosités, toutes les sortes d’animaux qui naissent en son pays et dans ses mers, la beauté de leurs ouvrages en joaillerie, en plumes, en coton, ou dans la peinture — tout cela montre bien qu’ils n’étaient pas non plus moins habiles que nous. Mais quant à la dévotion, à l’observance des lois, la bonté, la libéralité, la franchise, il nous a été bien utile d’en avoir moins qu’eux : cet avantage les a perdus, ils se sont vendus et trahis eux-mêmes.

Quant à la hardiesse et au courage, à la fermeté, à la constance, à la résolution face à la douleur, à la faim et à la mort, je ne crains pas d’opposer les exemples que je trouve parmi eux aux plus fameux exemples des Anciens restés dans nos mémoires, dans ce monde-ci.

En effet, si l’on tient compte du compréhensible étonnement de ces peuples-là de voir ainsi arriver inopinément des gens barbus, ayant un autre langage, une autre religion, différents dans leur aspect et leurs habitudes, venant d’un monde si éloigné et où ils n’avaient jamais su qu’il y eût de quelconques habitations, montés sur de grands monstres inconnus, alors qu’ils n’avaient eux-mêmes, non seulement jamais vu de cheval, mais même de bête quelconque dressée à porter un homme ou d’autres charges ; si l’on tient compte du fait qu’ils ont été mis en présence de gens ayant une « peau » luisante et dure et une arme tranchante et resplendissante, eux qui pour le miracle de la lueur d’un miroir ou d’un couteau étaient prêts à échanger de grandes richesses en or ou en perles, et qui n’avaient aucun moyen, ni même le savoir nécessaire pour percer notre acier. Si l’on ajoute à cela la foudre et le tonnerre de nos pièces d’artillerie et de nos arquebuses, qui eussent été capables de troubler César lui-même, autant surpris et inexpérimenté qu’eux devant de telles armes. Si l’on considère que tout cela s’est fait contre des peuples nus, sauf dans les contrées où on avait inventé quelque tissu de coton, et qui étaient sans autres armes que des arcs, des pierres, des bâtons et des boucliers de bois, des peuples surpris sous prétexte d’amitié et de bonne foi, par la curiosité de voir des choses étrangères et inconnues... Si l’on tient compte enfin des ruses et des stratagèmes par lesquels ceux qui les ont soumis sont parvenus à les tromper, et que l’on mette ainsi de côté tout ce qui a donné aux conquérants un énorme avantage, on leur ôte du même coup la cause de tant de victoires.

(traduction en français moderne de Guy de Pernon)

Dans ce passage, Montaigne dénonce les mauvais points de la colonisation. On remarque un ton ironique dans ce qu’il dit. Il fait référence à l’Antiquité, ouverture au monde, volonté d’un monde meilleur, nouvelle vision de la religion.

Question : Quelle vision de l’homme et de l’éducation ont les humanistes ?

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mardi 26 mars 2013 à 21h48, par  Solène P.

RABELAIS - Pantagruel
Prologue
1532

« Toute leur consolation n’estoit que de ouyr lire quelque pagée dudict livre. Et en avons veu qui se donnoient à cent pipes de diables, en cas qu’ils n’eussent senty allegement manifeste à la lecture dudict livre, lors qu’on les tenoit es lymbes, ny plus ny moins que les femmes estans en mal d’enfant quand on leur ligt la vie de saincte Marguerite. Est-ce rien cela ? Trouvez moy livre en quelque langue, en quelque faculté & science que ce soit, qui ait telles vertuz, proprietez, & prerogatives, & ie payeray chopines de trippes. Non messieurs non. Il n’y en a point. Et ceulx qui vouldroient maintenir que si : reputez les abuseurs & seducteurs. Bien vray est il que l’on trouve en d’aulcuns livres dignes de memoire certaines proprietez occultes, en nombre desquelz l’on mect [Fesse pinthe,] Robert le diable, Fierabras, Guillaume sans paour, Huon de Bourdeaulx, Monteville, & Matabrune, mais elles ne sont pas à comparer à celuy dont nous parlons. Et le monde a bien congneu par experience infaillible le grand emolument & utilité qui venoit de ladicte chronicque Gargantuine : car il en a esté plus vendu des imprimeurs en deux moys, qu’il ne sera achepté de Bibles en neuf ans. »

DU BELLAY - Défense et illustration de la langue française
Chapitre VIII
1549

« Arthémidore aussi le Stoïque a laissé en son livre des Songes un chapitre de l’Anagrammatisme, où il montre que par l’inversion des lettres on peut exposer les songes. Quant à la disposition des lettres capitales, Eusèbe, au livre de la Préparation Évangélique, dit que la sibylle Érythrée avait prophétisé de Jésus-Christ, préposant à chacun de ses vers certaines lettres, qui déclaraient le dernier avènement de Christ. Lesdites lettres portaient ces mots : Jésus Christus, Servator, Crux. Les vers furent translatés par saint Augustin (et c’est ce qu’on nomme les quinze signes du jugement), lesquels se chantent encore en quelques lieux. Les Grecs appellent cette préposition de lettres au commencement des vers, akrosticiV. Cicéron en parle au livre de Divination, voulant prouver par cette curieuse diligence que les vers des sibylles étaient faits par artifice et non par inspiration divine. Cette même antiquité se peut voir en tous les arguments de Plaute, dont chacun en ses lettres capitales porte le nom de la comédie. »

MONTAIGNE, Essais - Livre II
Chapitre X, Des livres
1582

« Je souhaiterois avoir plus parfaicte intelligence des choses, mais je ne la veux pas achepter si cher qu’elle couste. Mon dessein est de passer doucement, et non laborieusement ce qui me reste de vie. Il n’est rien pourquoy je me vueille rompre la teste : non pas pour la science, de quelque grand prix qu’elle soit. Je ne cherche aux livres qu’à my donner du plaisir par un honneste amusement : ou si j’estudie, je n’y cherche que la science, qui traicte de la connoissance de moy-mesmes, et qui m’instruise à bien mourir et à bien vivre.
Has meus ad metas sudet oportet equus.
Les difficultez, si j’en rencontre en lisant, je n’en ronge pas mes ongles : je les laisse là, apres leur avoir faict une charge ou deux. […] Si ce livre me fasche, j’en prens un autre, et ne m’y addonne qu’aux heures, où l’ennuy de rien faire commence à me saisir. Je ne me prens gueres aux nouveaux, pour ce que les anciens me semblent plus pleins et plus roides : ny aux Grecs, par ce que mon jugement ne sçait pas faire ses besoignes d’une puerile et apprantisse intelligence.
Entre les livres simplement plaisans, je trouve des modernes, le Decameron de Boccace, Rabelays, et les Baisers de Jean second (s’il les faut loger sous ce tiltre) dignes qu’on s’y amuse. Quant aux Amadis, et telles sortes d’escrits, ils n’ont pas eu le credit d’arrester seulement mon enfance. Je diray encore cecy, ou hardiment, ou temerairement, que ceste vieille ame poisante, ne se laisse plus chatouiller, non seulement à l’Arioste, mais encores au bon Ovide : sa facilité, et ses inventions, qui m’ont ravy autresfois, à peine m’entretiennent elles à ceste heure. »

Quelle place a la lecture et l’écriture dans l’éducation humaniste ?

Logo de Coraline, Première L
mardi 26 mars 2013 à 18h11, par  Coraline, Première L

Corpus des textes sur l’education à la renaissance

Document joint :  CORPUS_FRANCAIS_2.odt

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