Histoire d’une Grecque moderne

samedi 15 septembre 2012
par  BM

Histoire d’une Grecque moderne, 1740

Ce passage de l’œuvre de l’Abbé Prévost, situé page 234 sur le manuel Weblettres, sera étudié en lecture analytique.

Le texte est téléchargeable ici.

Les reprises du cours, les explications complémentaires, les plans de commentaire, seront déposés ci-dessous sous forme de messages de forum.

Activité “reprise du cours”

Il s’agira de répondre de manière argumentée à la question suivante : Comment cette page montre-t-elle une héroïne assez intellectuelle (ou intelligente), capable d’une réflexion analytique assez approfondie (ses sentiments, ses opinions) ?
On s’appuiera sur les éléments textuels suivants :
- la forme des phrases des lignes 13 à 25
- les exclamations et les reprises de termes des lignes 27 à 31
- la question rhétorique des lignes 31 à 33
- la figure de style des ligne s36-27
On pourra aussi s’appuyer sur une étude globale ds connecteurs, de la structure argumentative, sur le vocabulaire de l’abstraction, celui des sentiments, et sur leur association.

La réponse sera argumentée, appuyée sur des indices précis, référencés par des citations et/ou des numéros de ligne.
Le texte est téléchargeable ci-dessous, pour éviter une trop fastidieuse saisie manuelle.
La réponse pourra être déposée directement dans la page du forum, ou en fichier joint, dans un format simple de traitement de texte.

L’évaluation du travail sera faite à partir du mardi 25 septembre. Le dépôt des réponses sera bloqué à partir du 24 septembre.

Activité "Histoire des arts"

À partir de l’image du manuel Weblettres, page 235, rechercher comment la place des femmes dans la société orientale mythique a été représentée au cours des siècles par les arts.
La période de référence se situera du XVIIème au XIXème siècle, et pourra être élargie au XXème.

L’image du livre est anonyme, mais s’intitule Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses, et date d’environ 1770.

Travail à faire

- Analyser l’image de la page 235, en termes de signification morale et sociale, en s’appuyant sur la mise en scène des pesonnages, l’importance apportée au costume ou à son absence, les postures, les regards.
- Rechercher quelque oeuvres (peinture, sculpture, musique, opéra) qui représentent la femme orientale dans sa condition de sujette, ou d’objet sexuel, ou d’objet exotique.
- Les situer chronologiquement, artistiquement, et en indiquant précisément le lieu d’exposition, l’auteur de l’oeuvre, sa nature, et en indiquant sur quel site Internet on peut y accéder.
- Indiquer éventuellement des liens vers quelques pages qui expliquent ces oeuvres, en donnent un commentaire, etc.
- Rédiger un commentaire de présentation de ce florilège, en expliquant si une évolution est perceptible dans la vision de ce monde par les européens.

Mode d’emploi pour la remise des travaux

L’ensemble des recherches sera déposé ci-dessous, sous forme de message de forum, accompagné de pièces jointes si nécessaire.

Le dépôt des réponses sera bloqué le 5 octobre.


Documents joints

Texte Weblettres page 234
Texte Weblettres page 234

Commentaires  (fermé)

Logo de Sana A.
vendredi 5 octobre 2012 à 21h03, par  Sana A.

Voici mon travail sur Histoire d’une Grecque moderne.

Document joint :  Sana_histoire_des_arts.odt
Logo de Yacine P.
vendredi 5 octobre 2012 à 20h52, par  Yacine P.

Voici mon travail "Histoire d’une grecque moderne".

Document joint :  Yacine_histoire_des_arts.odt
Logo de Emmanuel L. et Guillaume R.
vendredi 5 octobre 2012 à 16h55, par  Emmanuel L. et Guillaume R.

Tableau p.235 :

L’image de la page 235 est une toile peinte à l’huile, elle fut peinte en 1770 par un anonyme. Cette peinture s’intitule Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses. Ce tableau représente un personnage oriental fixant avec admiration plusieurs femmes à moitié nues. Mais en l’analysant bien, ce tableau nous apprend beaucoup d’informations, c’est ce que nous allons voir maintenant.

Tout d’abord, nous pouvons noter que cette peinture présente une cassure. En effet, si nous coupons le tableau verticalement en deux parties égales, nous remarquons que du côté gauche se trouve l’unique homme alors que se trouvent du côté droit toutes les femmes. Ce qui signifie que l’homme et la femme ne partagent pas la même place dans la société orientale, vu que l’homme présent peut être qualifié de sultan par les vêtements qu’il porte. Il est donc supérieur aux femmes qui sont presque nues.
Ainsi le sultan contemple ces femmes, probablement ses esclaves, pour un simple plaisir visuel, alors que ces dames ont plutôt un regard qui prouve l’hésitation à se montrer nues. De plus, nous pouvons ajouter que le sultan est à son aise, dans une position confortable, en train d’humilier ces jeunes femmes.

Commentaire :

Pour les européens, à cette époque, la femme n’était pas jugée comme étant un objet sexuel ou une femme de joie. En effet, les européennes étaient des femmes libres car les hommes tiraient de la femme d’autres avantages que ceux de la beauté. Les européens pensent donc qu’une évolution est perceptible dans le monde oriental car la femme doit être l’égale de l’homme, ils doivent avoir les même droits, les mêmes devoirs civiques dans leur société. C’est ainsi que la femme deviendra ce qu’elle est aujourd’hui, grâce à de nombreux combats menées par certaines d’entre elle et grâce à l’intelligence des personnes au pouvoir pour leur donner raison. C’est un bien qui est actuellement essentiel dans notre société.

Logo de Priscilla K.
vendredi 5 octobre 2012 à 11h19, par  Priscilla K.

J’ai fait le travail sur Open Office, je vous joins le fichier. Bon week end !

Logo de Flore et Émeline
vendredi 5 octobre 2012 à 09h43, par  Flore et Émeline

Histoire des arts Émeline et Flore

Logo de Louise C.
jeudi 4 octobre 2012 à 22h39, par  Louise C.

1) Dans la représentation de ce tableau, on comprend que l’homme a une place importante dans la société et que la femme est soumise à ses désirs, volontés : la posture du gouverneur du sérail montre bien qu’il s’agit pour lui d’un moment de détente et de distraction.
Les femmes, elles, sont quelque peu intimidées, mal à l’aise face à la nudité et doivent répondre aux attentes du gouverneur. Les femmes jouent un rôle de séduction dans une sorte de danse de mise à nu. Les gouverneur est vêtu de rouge et de blanc, couleurs qui reflètent, pour l’époque, l’importance de la personne. Les femmes orientales, elles, jouent avec plusieurs tissus multicolores pour exécuter leur danse et laisser apparaître quelque fragments de nudité. Le gouverneur admire la représentation dansante de ces futures épouses. La femme à genoux s’applique à séduire le gouverneur, en le regardant dans les yeux, alors que la femme debout semble intimidée et maitriser ses gestes pour ne pas trop dévoiler son corps. A l’époque l’homme jouissait d’une importance dans la société alors que la femme était soumise à celui-ci. L’homme a besoin d’une épouse pour assurer sa descendance et être à son service.

2) La peinture de Jean Léon GEROME "Intérieur grec" date de l’année 1870 - cette œuvre est exposée à Paris (réunion des musées) - il s’agit d’une huile sur toile ; j’ai trouvé l’information sur internet dans Google images.

Une autre peinture représente les dires ci-dessus : "Le harem" de Théodore Chassériau - il s’agit d’une huile sur bois (49 x 39cm) et j’ai trouvé l’image sur Wikipédia

Une sculpture en bois représente une femme dénudée, qui pose de dos. On devine par sa posture, la représentation des courbes de son corps, que celle-ci cherche à séduire.
Cette œuvre est de Illyriablue et date du 18 décembre 1900. Elle porte le nom de "nue féminin séduction" sur Google

On remarquera que sur toutes les œuvres la femme met en œuvre ses atouts de séduction, la femme représente depuis tout temps, la beauté..... celle que l’on peint, que l’on sculpte, que l’on regarde et que l’on aime regarder. Une évolution certaine s’est faite d’année en année, la femme a su trouver sa place dans la société. Elle a su prouver qu’elle n’est pas un objet mais qu’elle a un rôle important et est complémentaire à l’homme. Elle a su s’imposer afin d’avoir des droits et des reconnaissances. Aujourd’hui les femmes travaillent et peuvent tenir des postes à hautes responsabilités.
Des femmes siègent au gouvernement et ont un pouvoir de décision, chose qui il y a quelques années en arrière, n’était pas concevable. Elles se sont battues pour que les choses changent, que les mentalités évoluent et qu’enfin on les estime, qu’on les respecte. Les femmes ont gardé en elles ce pouvoir de séduction qu’elles savent mettre en œuvre pour conquérir le cœur de leur futur aimé. Elles aiment mettre leurs atouts en valeur, passer du temps à se faire belles dans un souci permanent de plaire.
Que l’on soit en l’an 1800 ou 2000, la femme a gardé en elle cette féminité qu’elle sait cultiver, préserver et montrer.

Logo de Anissa B.  et  Solène P.
jeudi 4 octobre 2012 à 22h31, par  Anissa B. et Solène P.

Dans Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses, les femmes sont dénudées, et posent de façon sensuelle pour attirer le regard du gouverneur. Elles sont mises en valeur par la luminosité et les teintes claires que l’auteur a choisies pour les dépeindre. Le gouverneur du sérail les regarde, il est affalé sur un canapé et ne semble pas leur porter beaucoup d’intérêt. Ces femmes sont comme des objets, elles ont pour seul but de plaire à leur gouverneur et font tout pour. Ce tableau montre que les femmes n’ont pas d’autre place que celle d’un objet sexuel dans la société orientale de cette époque. Elles n’ont pas le droit de penser où de vivre de la façon dont elles l’entendent, elles sont simplement là pour satisfaire les désirs du sérail.

La femme orientale représentée au XIXe siècle.

Femme caressant un perroquet, tableau d’Eugène Delacroix, 1827, exposé au Musée des Beaux Arts de Lyon

Intérieur oriental, tableau de Théodore Chasseriau, 1850.

Orientale, tableau de Eugène Giraud, XIXème.

Le hammam, [tableau d’auteur anonyme, XIXème.->http://mediene.over-blog.com/catego...

Après la traduction des Mille et Une Nuits par Antoine Galland en 1704, la sensualité des femmes orientales inspire les peintres occidentaux qui décident de les représenter dans leurs œuvres. Au début du XIXe siècle, les artistes voyagent et rapportent de pays orientaux une nouvelle image de l’Orient qu’ils ont pu voir.
Dans les quatre tableaux ci-dessus, les femmes orientales sont représentées dans leur condition d’objet sexuel, car elles sont dévêtues et dans des positions sensuelles, elles sont offertes aux hommes sans retenue.
Dans le tableau de Delacroix, la femme représentée est allongée gracieusement sur un canapé, elle est occupée à caresser un perroquet.
Dans le second tableau de Chassériau, on voit deux femmes, dont une à demi nue qui semble se donner en spectacle à deux hommes tandis que l’autre semble être une simple servante et regarde aussi la femme dévêtue. Dans ce tableau, la sensualité et le désir que cette femme fait naître chez les deux hommes est très perceptible.
Dans le tableau de Giraud, la femme orientale est moins sensuelle que dans les deux premiers tableaux, bien qu’elle soit dans une tenue légère. Elle n’est pas dans une position ambiguë, et ne cherche pas à se mettre en valeur en tant qu’objet sexuel.
Dans le dernier tableau, les femmes orientales sont vraiment représentées comme objet sexuel seulement, car elles sont totalement nues et observées par des hommes. Au premier plan, deux hommes analysent une femme, ils la regardent dans les moindres détails comme si elle était un objet.
Durant tout le XIXe siècle, la perception de la femme orientale par les européens reste souvent la même, c’est-à-dire un fantasme d’une femme sensuelle, exotique, sujette qui s’offre aux hommes sans retenue et qui provoque le désir. Dans quelques tableaux, on a un amoindrissement de cette sensualité, mais les femmes représentées restent toujours désirables. Elles ne sont jamais représentées comme des femmes intelligentes, ayant une morale et des principes, elles ne vivent que pour combler les désirs des hommes auxquels elles sont totalement soumises. Elles n’ont pas de place dans la société en tant qu’être humain mais en tant qu’objet.

Logo de Camille J.
jeudi 4 octobre 2012 à 22h07, par  Camille J.

1) Cette image représente un gouverneur choisissant ses épouses. Celui-ci est assis sur un divan, dans une attitude décontractée, attentive, et assiste à la présentation de deux femmes. Elles sont debout, paraissent gênées par le regard du gouverneur. Il semble que les serviteurs cherchent à les dénuder alors qu’elles s’accrochent à leurs habits, pour préserver leur pudeur. Le gouverneur est bien le tout-puissant face aux femmes n’étant qu’un objet pour lui.

2) Voici trois œuvres qui donnent une certaine image de la femme orientale :
- groupe de femmes de harem, qui a été peint par Zangaki, entre 1870 et 1880. Il a été fait sur du papier albuminé d’après négatif sur verre au collodion. Ses dimensions sont 22,5 x 28,5 cm. Il est exposé à la Bibliothèque Nationale de France. Ce tableau est une représentation idéalisée de la femme, voire fantasmée, la figure de l’odalisque devient un motif oriental, très souvent décliné en peinture. (J’ai trouvé cette peinture sur ce site)
- Orientale, qui a été peint par Eugène Giraud, au XIX° siècle. Ce tableau a été réalisé à partir de peinture à huile, sur une toile. Ses dimensions sont 16,8 x 12,6 cm. Il est exposé au Musée national du Château de Compiègne, en France. Cette peinture donne de la femme orientale la même interprétation sensuelle, teintée d’exotisme. (J’ai trouvé cette peinture sur ce site)
- Odalisque with Slave, qui a été peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres, datant de 1842. Ce tableau a été fait à partir de peinture à l’huile, sur une toile. Ses dimensions sont 76 x 105 cm. Il est exposé au Walters Art Museum aux États-Unis. (J’ai trouvé ce tableau sur Wikipédia, Orientalisme)

Dans ces trois œuvres, l’image de la femme orientale reste la même, à savoir, une femme sensuelle et envoûtante, soumise, objet de désir des hommes ou d’un seul et unique homme. Au travers de ces représentations, les européens peuvent se laisser aller à leurs fantasmes. S’agissant de mœurs d’un autre pays, il n’est pas interdit de regarder une femme orientale nue, alors qu’il ne pourrait pas voir une femme européenne dans la même situation. Par exemple, en Europe avoir plusieurs maîtresses n’est pas toléré, tout se fait de manière cachée, alors qu’en Orient les hommes de pouvoir ont leur harem et le revendiquent.

« L’histoire d’une grecque moderne » illustre l’image que les européens se font de la femme orientale, celle-ci ne peut agir que pour être avec un homme, par amour ou non, elle ne peut pas souhaiter seulement être libre et rester seule.

Logo de Inès D.
jeudi 4 octobre 2012 à 22h00, par  Inès D.

Histoire d’un Grecque Moderne se trouve en pièce jointe.

Document joint :  Francais_Ines.doc
Logo de Marine
jeudi 4 octobre 2012 à 21h55, par  Marine

Marine 1ère LES.

Document joint :  Francais_Marine-P.docx
Logo de Lucie R. et Coraline R.
jeudi 4 octobre 2012 à 21h16, par  Lucie R. et Coraline R.

Voilà notre travail à rendre pour le 5 octobre ! Bon week end !

Document joint :  Francais_Lucie-Coraline.odt
Logo de Julie V.
jeudi 4 octobre 2012 à 21h10, par  Julie V.

Travail réalisé sur les femmes orientales, avec comme texte et image d’appui, la page 235 du livre.
Travail fait sur pièce jointe.

Logo de Alexine E.
jeudi 4 octobre 2012 à 20h26, par  Alexine E.

Commentaire des œuvres

La photogravure "Romance Arabe"(XIXème) représente une scène de divertissement. Des femmes sont regroupées autour d’une autre qui joue de la mandoline. Elles sont vêtues de robes longues en voile et tissus souples. On peut voir des femmes blanches, une femme noire, des enfants, ainsi qu’un homme avec un turban qui peut être le Bacha. Les personnages sont détendus, le thé est servi. Dans le fond de la pièce on peut apercevoir deux hommes qui assistent à la scène.

L’huile sur toile, "Bains au Sérail" (XIXème), représente trois femmes, deux habillées, des esclaves et une nue qui va prendre son bain. On voit une esclave noire qui la déshabille et l’autre esclave range des habits dans une malle. Il se dégage de cette peinture une impression de sensualité, de par la posture du personnage principal.

La photographie (XXème), quant à elle, montre une femme vêtue d’un pantalon et d’un grand voile qui descend jusqu’aux genoux. Elle se tient droite, une main sur la hanche avec un poste de radio sur son épaule dans l’autre main. Posture décontractée et plus moderne.

Nous voyons donc que sur les deux premières œuvres faites au XIXème siècle, les femmes sont les objets sexuels et divertissants des Bachas. Elles sont souvent représentées nues et en groupe. Alors que dans la dernière œuvre, faite au XXème siècle, la femme est représentée vêtue d’un pantalon, signe de modernité. On voit qu’elle a accès aux nouvelles technologies, comme la radio, ce qui laisse penser que sa condition s’est améliorée. La vie des femmes orientales a donc un peu évolué au cours des années mais elles restent quand même soumises aux Bachas.

Logo de Axelle D. et Élodie Ch.
jeudi 4 octobre 2012 à 19h24, par  Axelle D. et Élodie Ch.

l’image de la page 235 nous montre deux femmes dénudées, entourées de trois hommes. L’homme situé sur la gauche porte un regard passionné et pervers sur les deux jeunes femmes. Les deux femmes n’ont pas l’air de vouloir se montrer car elles essaient de cacher leurs parties intimes d’un drap. Elles y sont donc forcées par les deux hommes du fond.

Ci-dessous nous avons joint une peinture réalisée par Ingres au XVIIIe siècle, qui pour réaliser ses tableaux utilise des représentations, miniatures ou sculptures car il n’a jamais voyagé dans quelconque pays de l’Orient. On peut trouver ce tableau ici.

Dans ces deux tableaux nous pouvons observer des femmes qui sont sujettes à des relations sexuelles non désirées. Elles doivent donc s’offrir à des hommes de pouvoir ou non, elles sont donc destinées à se pervertir, "prostituer".

De notre point de vue, il n’ y a aucune évolution perceptible dans la vision de ce monde par les européens, car au XVIIIe siècle la femme était vue comme un objet sexuel par tout le monde et non comme un être humain, elle ne servait qu’à faire plaisir aux hommes sans se faire plaisir à elle-même, elle n’avait de pensée que pour lui et ne voyait aucune autre vie possible que celle que l’Homme lui a destinée.

Document joint :  slave.jpg
Logo de Romain C. et Élisa B.
jeudi 4 octobre 2012 à 18h10, par  Romain C. et Élisa B.

Notre document se situe en bas.

Document joint :  francais-Romain-Elisa-2.odt
Logo de Valentine L.
jeudi 4 octobre 2012 à 15h04, par  Valentine L.

Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses est une huile sur toile d’un peintre anonyme réalisé vers les années 1770. Ce tableau représente un gouverneur dans son fauteuil cherchant une femme de son sérail pour en faire son épouse d’un regard passionné, tendre. La luminosité du tableau porte sur le corps de ces deux femmes orientales mais qui pourtant paraissent comme des femmes occidentales à la vue de leurs peaux très pâles. Le décor de la scène représenté sur le tableau est très flou pour bien mettre en évidence la scène du gouverneur et de ses femmes. Les deux femmes regardent le sol et non le gouverneur, elles sont très dénudées mais elles cachent leurs parties les plus intimes par des tissus drapés très travaillés par le peintre de ce tableau. L’homme de droite donne l’impression qu’il force la femme à sa gauche à se dénuder car on voit qu’il la tient.

Histoire d’une grecque moderne et ce tableau traitent tous les deux du sérail et de la vie d’une femme là-bas.

Pour les artistes des XVIIIe et XIXe siècles, le glissement du nu mythologique au nu oriental est aisé. Il éloigne de la routine académique et autorise les accessoires exotiques plaisants à l’œil. L’orientalisme est un courant littéraire et artistique occidental du XIXe siècle.
Pour la grande bourgeoisie, l’orientalisme est la sensualité, l’excitant mystère des nudités suggérées par des soieries légères, l’apparente liberté de mœurs de ces femmes cloîtrées dont les attitudes et les comportements contrastent fortement avec la pruderie occidentale.
Voici un exemple de tableau qui représente la femme orientale dans sa condition d’objet exotique.
♦ L’auteur de ce tableau est Eugène GIRAUD né en 1806 et mort en 1881, c’est une huile sur toile exposée au Musée Nationale du Château de Compiègne. L’Orientale est assise sur une banquette, la jambe droite croisée sur la cuisse gauche, dans une attitude très masculine. Toute de blanc vêtue, elle porte un pantalon bouffant et un haut très transparent qui laisse deviner sa poitrine, une cigarette à la bouche. Ses cheveux bruns sont emprisonnés dans un turban noir. Un collier de pièces d’or orne son cou.

Deux autres tableaux qui ici représentent la femme orientale comme un objet sexuel.
♦ Ce tableau a été peint par Théodore Chassériau né en 1818 et mort en 1856. Il s’intitule Bain au Sérail, il met en scène une femme nue en train d’être lavée par un homme noir. Le sérail est un quartier d’habitation confiné utilisé par les épouses et concubines. Ce tableau est visible au musée du Louvre à Paris.
♦ Ce tableau a été peint par Fernand Cormon en 1874, il s’intitule La jalousie dans le sérail. Il met en scène deux femmes nues une sur le dos et l’autre sur le ventre. Il peint la jubilation malfaisante d’une odalisque dont la rivale a été poignardée. Ce tableau est exposé au Musée des Beaux Arts et dArchéologie de Besançon.

Trois peintres orientalistes :
♦ Théodore Chassériau
♦ Eugène Delacroix
♦ Gustave Guillaumet

Deux écrivains orientalistes :
♦ Victor Hugo : Les Orientales
♦ Pierre Benoit : L’Atlantide

Logo de Illona V.
jeudi 4 octobre 2012 à 11h56, par  Illona V.

Activité “histoire des arts “ .

L’image de la page 335 représente une peinture sur toile baptisée “Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses ” cette œuvre fut peinte par un peintre Anonyme vers 1770.

Cette peinture met en exergue la femme orientale et son statut de femme objet qui n’a pour but que de plaire à l’homme afin de combler son désir et ses besoins sexuels. Cette œuvre artistique en l’occurrence représente les femmes d’un sérail qui dansent sensuellement et de façon dénudée devant un Bacha. Ces femmes étaient élevées pour devenir courtisanes puis vendues comme esclave à un Bacha, cela était considéré pour leur part comme une aubaine , c’était une faveur accordé à très peu de femmes (aux plus belles seulement ). Celles-ci devaient se produire et danser de manière sensuelle devant le Bacha et elles accomplissaient cela pour la plupart avec distraction et rêverie. La considération de ces femmes était estimée par leur beauté et seulement par cela, c’était leur seul mérite, une femme était juste une belle créature à connotation sexuelle qui n’existait que pour divertir l’homme et procréer. Les femmes d’Orient à cette époque étaient considérées comme des êtres incapables de penser par eux-mêmes , naïfs, sans intelligence, moralité, ni introspection.
Le sérail était considéré par les femmes comme une prison dorée qu’elles n’auraient pas balancé à quitter afin de trouver la liberté à laquelle elles aspiraient tant, ainsi qu’obtenir et faire valoir leurs mérites... Mais cela n’était à cette époque qu’utopie, alors nombre d’entre-elles se satisfaisaient de ce privilège vicieux.

La toile Anonyme "Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses" met en exergue les femmes orientales du XVIIème au XIXème siècle, on peut observer deux femmes qui dansent nues avec des voilages devant le Bacha qui les regarde avec aspiration, l’une d’elle s’incline devant lui en lui lançant un regard langoureux et admiratif. La quasi-nudité des femmes permet de dévoiler leurs atouts au Pacha avec sensualité afin de faciliter son choix (le Bacha choisit son épouse d’un soir en fonction de son physique, de la courbure harmonieuse de ses formes, de la façon dont elle danse... qui l’inspire ou pas pour sa nuit.

Quelques œuvres de Théodore Chassériau (1819 - 1856 ) :

Théodore Chassériau est un peintre de style romantique français qui a peint de nombreuses peinture de thème orientaliste.

_"La toilette d’Esther" peinte en 1841 , cette œuvre représente Esther se parant pour être présentée au roi. Musée du Louvre .
"Intérieur de harem" Huile sur toile peinte en 1854, hauteur 67 cm et largeur 54 cm. Cette peinture représente une femme mauresque sortant du bain au sérail. Collection privée.
"Intérieur oriental" peinte en 1850-1852, huile sur toile, qui représente une danseuse orientale dénudée et ornée de bijoux, qui danse pour un Pacha dans un Palais du Proche-Orient. Collection privée .

"Le nu de l’eau. Vapeur de femme" cette peinture peinte par un auteur Anonyme du XIXème siècle, représente des femmes orientales, nues dans un hammam, qui dansent devant des hommes.

Ce florilège s’applique à certaines femmes orientales au XVIIème, XIXème siècle . Certains Européens furent intrigués par le monde Oriental comme par exemple le peintre Français Théodore Chassériau et bien d’autres qui voulurent le représenter sous-forme de peinture. En France et en Occident les femmes de cette époque (l’élite surtout : bourgeoises , nobles , ...) étaient un peu mieux considérées, elles n’étaient pas choisies par leur mari que pour leur beauté mais pour leur conduite, leur éducation cloîtrée (au couvent) ce qui témoignait qu’elles avaient reçu de bonnes valeurs religieuses, intellectuelles, vertueuses ... Et cela garantissait aussi sa virginité, son ignorance sexuelle. Les femmes Occidentales étaient destinées à un seul mari qui les avait choisies avec leurs parents, sans leur consentement (mariage arrangé en fonction des avantages financiers ...), celui-ci devait contribuer au bonheur de sa femme (l’entretenir , l’aimer , ...). En France les femmes étaient à cette époque déjà considérées comme des êtres à part entière qui pouvaient penser, réfléchir, lire, écrire, s’exprimer avec éloquence et répartie ... Beaucoup étaient admirées des hommes pour ces valeurs ainsi que pour leur beauté ... La vie des femmes Françaises par exemple représentait l’idéal des femmes d’orient, alors que beaucoup de femmes Françaises souffraient de devoir se marier à un homme choisi par intérêt par leurs parents...
Elles souffraient de devoir se donner et se dévouer jusqu’à la mort (ne jamais commettre l’adultère !)à un homme qu’elles n’aimaient souvent pas, et de s’interdire une relation avec l’homme aimé pour toujours respecter les principes vertueux et religieux qu’on leur avait enseignés, au risque de perdre complètement leur estime et leur place dans la société Française de l’époque. Car les hommes Français de cette époque aimaient les femmes vertueuses qui leur étaient dévouées ( bien qu’eux ne le soient pas).

Logo de Charlène et Clara
mardi 2 octobre 2012 à 13h56, par  Charlène et Clara

Dans ce tableau, qui se trouve être une peinture à l’huile réalisée par un peintre anonyme en 1770 nous pouvons voir le Gouverneur du Sérail en train de choisir ses épouses.
L’auteur a représenté le Gouverneur du Sérail, le Pacha à gauche de la toile sur un fauteuil imposant. Le Pacha est vêtu d’une toge rouge dont la couleur signifie le pouvoir. Ses habits sont amples, et sont sûrement de valeur, afin de montrer ses richesses. La scène que nous pouvons observer ici, est le Pacha choisissant une nouvelle épouse. Les deux prétendantes se trouvent à droite de la peinture accompagnées pour chacune d’un homme, qui se trouvent être les serviteurs du pacha. Les deux femmes sont toutes deux peu vêtues : elles portent seulement une étoffe cachant leurs parties plutôt intimes de leur corps. Les deux femmes ont deux postures différentes, la première est debout, au centre du tableau, elle est donc mise en valeur. La deuxième femme, quant à elle est représentée à genoux (on peut penser à un acte de soumission), et l’homme posté à ses côtés la déshabille. Elle regarde le Sérail comme si, pour elle, se dévêtir la mettait mal à l’aise ; dans ses gestes, on peut constater moins de sensualité comparé à la première femme.
Actuellement, le statut social de ces femmes est sans aucun doute le statut d’esclave, elles ont été élevées pour être courtisanes du Gouverneur, et assouvir ses désirs.

- 1) Peinture de Théodore Chassériau (1819 à 1856) mettant en scène une femme du harem sortant du bain au sérail. Peinte en 1854, elle est actuellement exposée au musée des Beaux Arts de Strasbourg.

- 2) Peinture de George Gasté, peinte en 1899 à Caire, aux dimensions 41 x 33. Elle se trouve aujourd’hui à la Galerie Antinéa, à Paris. Mohammad demanda au peintre de peindre sa tante Farah Khânoum. La pose fut mémorable, puisqu’elle refusait résolument de se dévoiler. Prières, supplications de l’artiste, rien ne paraissait ébranler son obstination.

- 3) L’enlèvement au Sérail de Mozart de 1781. Cette œuvre est un opéra, c’est l’une des ses plus importantes.

Les conditions des femmes dans les pays Européens ont, au fil du temps, vu apparaître des évolutions très rapides dans nos sociétés. Mais en Orient les hommes ont refusé ces évolutions, afin de pouvoir garder la soumission de leurs femmes qui leur doivent fidélité. Avant, les femmes étaient prédestinées à être utilisées comme objet sexuel et érotique uniquement par le Pacha ; elles étaient contraintes à rester dans le Sérail, à moins d’être affranchies par le Pacha lui-même. Tandis que les femmes d’aujourd’hui ne sont pas contraintes à rester enfermées, mais elles doivent quand même se voiler, et rester fidèles. La vision de la femme n’a donc guère changé au fil des années, elles n’ont jamais été libres, et ne le seront jamais totalement.

Document joint :  imgres.html
Logo de Delphine S.
lundi 1er octobre 2012 à 19h48, par  Delphine S.

→ Sur cette huile sur toile datant de 1770, nous pouvons voir deux femmes et trois hommes. Ces derniers sont noblement vêtus, tandis que les femmes sont à demi-nues, elles portent simplement un voile léger sur leur corps. Il y a donc une différence sociale entre les hommes et les femmes.

Le bacha qui se situe à gauche, regarde, admire, inspecte ces dames. On pourrait presque dire qu’il les contemple à cause de sa position : il est affalé sur le sofa, avec sa main qui lui soutient la tête. Une femme est même à genoux, ce qui donne une idée de supériorité de l’homme par rapport à la femme.

Le peintre joue avec la lumière afin que le regard soit directement orienté sur les deux femmes : celles-ci sont plus claires que le reste du tableau.

Femmes d’Alger dans leur appartement, Eugène DELACROIX

Grec Intérieur, GÉRÔME

→ L’œuvre de DELACROIX est une huile sur toile qui date de 1834, elle est conservée au musée du Louvre à Paris. Cet artiste fait partie du mouvement romantique.

Grec Intérieur est aussi une huile sur toile qui date de 1848. Elle est exposée au musée d’Orsay à Paris. Le mouvement artistique dont il fait partie est l’orientalisme.

→ Certes, la place de la femme reste toujours la même durant quelques siècles : objet sexuel... Cependant, le prochain mouvement artistique, le réalisme, va en quelque sorte « écraser » cette image-là. En effet ce mouvement ne laisse pas place au rêve, mais à la réalité. Nous la verrons donc plutôt dans sa vie de tous les jours, ce qui ne dégagera plus cette idée de rêve, car elle ne sera plus représentée avec une certaine sensualité, tant par sa position qu’à travers ses vêtements. Par exemple, Edvard MUNCH a réalisé une peinture d’une femme nue (La puberté d’Edvard Munch), on peut constater qu’elle ne dégage pas cette image de « femme objet » ou de « femme exotique » .

Logo de Laurie K.
lundi 1er octobre 2012 à 18h11, par  Laurie K.

L’image page 235 est un tableau anonyme appelé Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses. C’est une huile sur toile faite vers l’année 1770.

On peut voir cinq personnages dont deux femmes, une debout qui fuit le regard du gouverneur et l’autre à genoux, celle-ci le regarde. Deux hommes les déshabillent dans le but qu’elles soient à moitié nues devant le gouverneur afin qu’il en choisisse une des deux. Celui-ci est assis dans un fauteuil, habillé massivement et regarde la "marchandise". On peut voir le contraste entre les femmes nues et l’homme bien habillé. La signification sociale et morale de ce tableau est que les femmes sont traitées comme des objets sexuels, elles ne sont pas libres de penser par elles-mêmes, elles doivent obéir à celui qui les a achetées.

Œuvres représentant la femme dans une condition de sujette ou d’objet sexuel :

- Le verrou, œuvre de Jean-Honoré FRAGONARD peinte entre 1774 et 1778. La femme semble vouloir s’extirper de l’étreinte de son amant. Cette peinture est un véritable symbole de l’esprit libertin du XVIIIe siècle, et reflète l’état d’esprit adopté par les peintres de l’époque.

- La Femme objet est le titre d’un film pornographique français réalisé par Frédéric Lansac sorti sur les écrans en 1980.
- Illustration d’une soumission féminine de Georges Topfer extraite de son œuvre intitulée Le Rêve d’un flagellant, (1920-1929).

Heureusement la situation a évolué, les femmes peuvent maintenant penser par elles-mêmes et ne sont plus traitées comme de simples objets sexuels. Le sadomasochisme ou du libertinage reste d’actualité mais seulement pour ceux qui le souhaitent.

Brèves

Tous les bacs blancs

vendredi 9 mai 2014

Pour naviguer dans le répertoire de bacs blancs ...
Cliquez sur les bulles pour déplier la carte. Ensuite, les fichiers textes s’ouvriront au clic sur la flèche rouge.
Il y en a déjà 83 ... à suivre. Bonne lecture.

Antigone relue ...

lundi 9 septembre 2013

Une réécriture irrespectueuse

Les boloss des Belles Lettres ont commis un nouvel attentat contre la majesté de l’écriture antique. C’est ici.

Essayez aussi la « Twittérature », pour voir.
La réécriture de Madame Bovary est savoureuse ... c’est ici.

12 années d’EAF en métropole

vendredi 21 juin 2013

- 2002 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2003 : ES-S Biographique L Réécritures
- 2004 : ES-S Théâtre L Épistolaire
- 2005 : ES-S Poésie L Théâtre
- 2006 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2007 : ES-S Argumentation L Biographique
- 2008 : ES-S Roman L Roman
- 2009 : ES-S Théâtre L Théâtre
- 2010 : ES-S Argumentation L Réécritures
- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

Lorenzaziccio en TL ...

samedi 16 mars 2013

Deux réécritures amusantes, mais irrespectueuses.
Zazie ici, Lorenzaccio .
Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

samedi 16 février 2013

Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

Réécrire : pourquoi ?

mercredi 19 décembre 2012

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mercredi 26 avril 2017

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