Commentaire de texte : Agrippa d’Aubigné

mercredi 21 septembre 2011
par  BM

Agrippa d’Aubigné, Les tragiques, Livre 7, Jugement

(Manuel pages 328-329)

Récapitulation des principaux éléments relevés en classe.

- Des procédés rhétoriques de mise en accusation
- Une énonciation à la deuxième personne du pluriel, sans qu’apparaisse le “JE” de l’auteur
- Des discours nombreux, des locuteurs variés (des prosopopées)
- Un destinataire, aussi bien des discours rapportés que du poème lui-même
- Une seule thèse, celle de l’accusation
- Des images de violence
- Des images de modification ou d’altération
- Des procédés de contraste systématiques (passé/futur, totalité/cas particuliers, vie/mort, hypothèses de fuite/réalité d’impossibilité de fuir devant Dieu, etc.)

Proposition d’axes de commentaire.

- Montrer que ce texte est une sorte de mise en accusation
avec des griefs précis et nombreux,
avec un lexique et des attitudes empruntés à la Justice,
avec des témoins appelés à dire la vérité,
avec des discours explicitant les griefs,
avec une construction argumentative forte conduisant à une seule conclusion : la condamnation par un juge désigné explicitement.

- Montrer que ce texte offre une vision morale de l’être humain (axe d’étude choisi pour la séquence “Argumentation”)
avec une opposition très ferme entre le bien et le mal,
avec une généralisation à un grand nombre de “criminels” possibles,
avec une vision négative de l’humanité.

À suivre ?

Proposez vos hypothèses de classement et de construction du commentaire sous forme de messages de forum, essayez-vous à en rédiger une petite sous-partie.
Pour vous aider, une proposition de plan détaillé est téléchargeable en fichier joint.


Documents joints

Proposition de plan détaillé pour le commentaire
Proposition de plan détaillé pour le commentaire

Commentaires  (fermé)

Logo de Caroline T. et Julie V.
samedi 1er octobre 2011 à 11h52, par  Caroline T. et Julie V.

Nous allons montrer une opposition très ferme entre le bien et le mal sur le texte d’Agrippa d’Aubigné (p. 328-329)

Le texte d’Agrippa d’Aubigné est une poésie polémique. On se place dans un contexte où Agrippa d’Aubigné critique les horreurs des guerres de Religion, donc forcément une présence d’opposition entre le bien et le mal.

Tout au long du texte on remarque de nombreuses oppositions entre le bien et le mal. Cette opposition commence dès les vers 1 et 2 entre "Dieu" et "Caïns". Caïn fils d’Adam et Ève, a commis le meurtre de son frère, et ce fut le premier meurtre de l’humanité. On observe une autre opposition aux vers 11 et 12 avec le mot "beauté" qui est opposé au mot "ordure". Les objets de la nature comme "arbres" sont transformés en objets de mort : "gibets". De plus, on remarque cette opposition non pas que dans la Nature mais aussi dans la nourriture, ce qui permet de vivre, "poison" opposé à "viande", puis "nourrir" et "mourir".
L’auteur conclut dans les vers 39 et 40 par une opposition ferme de deux vers construits de la même manière, soit un procédé de parallélisme avec les mots "mort" et "vie" suivis d’un verbe et se terminant par "comment ils l’ont …".
De plus, l’auteur apprécie les choses selon les principes absolus du bien et du mal, sans nuances et sans état intermédiaire, donc on pourrait qualifier l’opposition systématique d’Aubigné comme manichéenne. Néanmoins l’opposition continue tout de même, vers 18 le mot "Justice" ramène à l’idée que la Justice est là pour punir les crimes commis dans ce texte. Vers 27-28 aussi, "Nature blanche" opposé à "front ridé, fâcheux et blême". Au vers 22, les ruisseaux sont fluides, transparents, et jolis à regarder, tandis que le sang, lui, n’est pas transparent, et peut choquer, et nous rappeler, dans le cas du texte, les crimes commis. Donc on en déduit qu’il y a présence d’opposition avec le vers 22 "sang l’argent de nos ruisseaux".
Et nous terminerons sur les vers 26, d’Aubigné utilise un contraste de chiasme avec "arbres"-"délicieux" et "exécrables"-"gibets", qui font une opposition entre la mort et la vie.

J’ai mis un lien sur un extrait de poésie d’Agrippa d’Aubigné, avec une petite analyse pour montrer qu’Agrippa utilise aussi une opposition entre la mort et la vie. Je l’ai mis aussi pour nous "entraîner" à analyser d’autres textes.

Logo de Première S
vendredi 30 septembre 2011 à 14h10, par  Première S

Voici notre sous-partie ! Marion & Pierre

Document joint :  GAILLARD_Pierre1.doc
Logo de Stéphanie et Laura
vendredi 30 septembre 2011 à 14h00, par  Stéphanie et Laura

Voici une sous-partie du commentaire :

Logo de Yusuf et Arnaud
vendredi 30 septembre 2011 à 08h57, par  Yusuf et Arnaud

Bonjour, voici notre début de commentaire, Yusuf et Arnaud

Document joint :  Yusuf_et_Arnaud.doc
Logo de Mathilde P.
jeudi 29 septembre 2011 à 21h27, par  Mathilde P.

L’extrait que nous allons étudier se situe aux vers 27 à 34 du texte d’Agrippa d’Aubigné.
Les procédés d’argumentation utilisés par l’auteur sont différentes oppositions entre plusieurs éléments.
Tout d’abord, l’auteur oppose des adjectifs de beauté : "Nature blanche, vive et belle" vers 27, à des adjectifs de laideur : "front ridé, fâcheux et blême" vers 28.
Il oppose également les "fleurs de vie" au "meurtre" et à "mourir".
On trouve également l’opposition entre "l’amère mort" et les "liqueurs friandes", ainsi que l’opposition entre le "poison" et les "viandes" et "nourrir".
L’auteur personnifie la nature en lui attribuant un "N" majuscule et en lui donnant un visage, puisqu’au vers 28, elle a un "front".
On peut aussi trouver une métaphore de la vie à travers les "fleurs de vie", dans ce texte au futur au vers 28, et au passé au vers 30. On trouve donc aussi un contraste entre le début de l’extrait qui est au futur, et la suite qui est au passé.
Dans ce texte, les rimes sont suivies, comme on peut le voir, puisque "soi-même" rime avec "blême", "nations" avec "inventions", "viandes" avec "friandes" et "nourrir" avec "mourir".
Cependant, il y a un dernier contraste entre les deux dernières rimes, car les verbes "nourrir" et "mourir" sont complètement différents et à l’opposé l’un de l’autre.
A travers ce texte, l’auteur veut dire que la nature est défigurée par les humains, et que les peuples d’Italie, qui, semble-t-il, sont plus intelligents que les autres, grâce aux inventions qu’ils génèrent, font des jaloux du côté des autres peuples, qui envient leur intelligence. Mais ces peuples d’Italie, qui inventent beaucoup de choses, dénaturent la nature, et devront, un jour, en rendre compte.

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