Les explications pour l’EAF

samedi 1er janvier 2011
par  BM

Préparations écrites obligatoires, à remettre sous forme numérique aux dates indiquées ci-dessous.

Les explications en vue de l’oral de l’EAF

Nous étudierons ensemble 7 passages sous forme de lectures analytiques, qui figureront sur le descriptif final, soit en vue de l’interrogation, soit en vue de l’entretien.

Ces 7 textes sont en fichier joint sur cette page, si vous souhaitez exploiter un fichier numérisé qui vous évitera de la recopie ou une saisie manuelle fastidieuse.

7 groupes d’élèves seront chargés d’en faire la préparation anticipée, une semaine à l’avance, de manière à ce que la classe entière puisse se servir de ces notes pour préparer des prestations orales.

Les préparations écrites seront déposées ci-dessous en fichier joint.

- L’incipit : les 5 premiers de l’ordre alphabétique, une semaine avant le 14 janvier.
Sanaa, Antonin, Victorien, Claire, Matthieu.

- Chien Brodeck : les 5 suivants, une semaine avant le 17 janvier.
Quentin, Céline, Morgane, Marie-Lise, Nicolas.

- Le "Du" pendu : les 5 suivants, une semaine avant le 17 janvier.
Grégory, Jovan, Benoit, Léo, Sofian.

- La fin du camp : les 5 suivants, une semaine avant le 21 janvier.
Élodie, Marc-Antoine, Lisa, Émilien, Louis

- La parabole des papillons : les 5 suivants, une semaine avant le 24 janvier.
Margot, Arnaud, Maxime, Justine, Laura.

- Les portraits : les 5 suivants, une semaine avant le 24 janvier.
Jérémy, Jacques, Laure, Mathilde, Étienne.

A partir de cette lecture du passage sur les portraits parlants, vous direz quelle est la fonction des portraits dans le roman.

- L’épilogue : les 5 derniers, une semaine avant le 28 janvier.
Émilie, Jean-Philippe, Surya, Thomas, Edgar.


Commentaires  (fermé)

Logo de Jean-Philippe
vendredi 28 janvier 2011 à 08h46, par  Jean-Philippe

L’épilogue est divisé en deux grands paragraphes.
- Le premier est le récit d’une promenade paisible dans la nature. En effet, plusieurs phrases décrivent la forêt, « les grands bois de résineux ». Avec la présence de l’Ohnmeist, on voit même une sorte complicité entre l’homme, l’animal et la nature.
Les sens sont très importants : la vue « De la neige » « des corolles claires » ; l’ouïe « le vent faisait se balancer la cime des arbres et craquer un peu leurs troncs » ; l’odorat « de bonnes odeurs de mousse et d’épines ». Il y a aussi le registre du chemin : « le chemin », « le sentier », « s’est mis en route ».
- Mais cette atmosphère de promenade et de sens mène à une rencontre étrange, celle avec le renard. On glisse ici du réel au symbolique. Le renard est une allégorie de l’homme, de l’homme lâche, de l’homme mauvais.

Ensuite on enchaine sur le deuxième paragraphe. Celui-ci est entièrement symbolique : les sommets, le Christ étrange, la disparition du village et « tout le reste ».
- Puis les dernières phrases où Brodeck dit qu’il n’est pas coupable et reprend la phrase du prologue : « Je m’appelle Brodeck, et je n’y suis pour rien ».
- Cette phrase nous rappelle l’inscription dans le camp : « Ich bin nichts » « Je ne suis rien ». Brodeck n’est rien, parce qu’il reste passif : il n’agit pas.
- En effet, tout au long du roman, Brodeck voit tout, contrairement à ce qu’il dit pour se disculper : « Je n’ai rien vu ». Il voit mais n’agit pas, il ne distingue même pas les bons hommes des mauvais comme lorsqu’il ne distingue pas « l’Ohnmeist » du « renard ».

- Brodeck n’a rien « souhaité », rien « provoqué », il n’est pas « responsable », pas « coupable » ; mais il est complice par son inaction. - L’auteur critique les hommes qui, comme Brodeck, n’ont rien fait contre le régime nazi, contre le règne du mal. Ceux-là sont complices. Claudel dénonce ainsi la lâcheté des hommes.

Logo de Edgar.W
jeudi 27 janvier 2011 à 21h54, par  Edgar.W

Dans cet épilogue, il parle de petit trot, il repense au cheval de l’Anderer et ainsi à l’Anderer lui-même.
Le chien a toujours été là depuis le début, puis il part lorsque Brodeck part comme s’il avait été là pour le guider puis il s’en va comme si son objectif avait été accompli.
Il ne réalise que maintenant que le chien était un renard, c’est comme s’il ouvrait enfin les yeux, il est parti du village il se rend compte de la réalité.
Fédorine avait ramené Brodeck du village maintenant c’est l’inverse. Il répète qu’il est heureux.
Il se retourne mais il ne voit plus rien, plus de village comme lorsque Fédorine l’avait pris dans sa charrette, il se retourne et ne voit plus que des ruines, ici il n’y a plus rien, il a comme tiré un trait sur le village, il a tourné la page, le village n’est plus rien pour lui, il est oublié ainsi que tout ce qu’il s’y est passé.
Et pour finir il nous rappelle qu’il n’y est pour rien comme au tout début de l’histoire et il veut à tout prix qu’on le croie "je le jure" dit-il.
Puis il y a des anaphores de son nom qu’il répète à très courts intervalles, il ne veut pas qu’on l’oublie, il ne veut pas sombrer dans l’oubli comme les deux villages qu’il a quittés.

Logo de Maxime M.
jeudi 27 janvier 2011 à 16h50, par  Maxime M.

Cet extrait se passe après l’exécution de Alois Cather. Cette mise à mort provoque panique et terreur chez les villageois, ce qui va provoquer la dénonciation de Brodeck aux envahisseurs.

Buller compare ce qu’il voudrait qu’il se passe dans le village avec une variété de papillons qui est Rex flammae. En effet ici Buller veut faire comprendre au Maire que les étranger sont pas les bienvenus au village :
"Lorsque tout va bien pour eux....... ils n’hésitent pas à sacrifier celui qui n’est pas des leurs".
On remarque aussi ici que le Maire, qui d’habitude est si sûr de lui, ici bafouille. On sent qu’il a peur de Buller :
"dont les paroles claquent souvent comme des coups de fouet, que rien n’impressionne, qui a le naturel de l’homme riche et puissant, là il se mit à bafouiller, à perdre tous ses moyens devant cette créature en uniforme."

La conclusion de ce passage est à la dernière phrase. "Quelques heures plus tard, mon sort était scellé."
Le discours de Buller a donc fonctionné.

Logo de Jacques P
mercredi 26 janvier 2011 à 18h15, par  Jacques P

Voici l’analyse sur les portraits.

Document joint :  Les_portraits_.docx
Logo de Étienne
mercredi 26 janvier 2011 à 17h36, par  Étienne

Les portraits de l’Anderer sont plus des portraits de l’esprit que des portraits physiques. Dans ces portraits sont exprimés ce que les gens essaient de cacher en eux, ce qu’ils peuvent avoir de mal, leurs défauts.
Mais dans ces portraits tous ces défauts sont mis à nu, ils donnent l’impression de montrer aux individus ce qu’ils ne veulent pas voir. Comme leur passé, leurs façons de vivre, leur vie en général et aussi des événements sombres.

Ce passage m’a fait penser au livre "Le portrait de Dorian Gray". L’histoire est vraiment différente mais je trouve qu’il y a des similitudes. Dorian ne veut plus voir son portrait car celui-ci ne vieillira pas alors que Dorian si. Le tableau lui fait peur et il fait ressortir en lui un de ses principaux défaut, la jalousie.
Je trouve quelque similitude, je me trompe sûrement.

Logo de Laura N.
mercredi 26 janvier 2011 à 16h37, par  Laura N.

La parabole des papillons :
Avant cet extrait, Brodeck rappelle aux lecteurs l’exécution d’Aloïs Cathor par les allemands, l’horreur de cette situation, les conséquences sur les villageois. Pour en venir à la "purification" du village, Brodeck relate ce que Diodème lui a laissé dans une lettre, car seulement lui et Orschwir étaient présents lors du discours de Buller.
Le Maire est décrit comme quelqu’un "que rien n’impressionne", "qui a le naturel de l’homme riche et puissant", "d’ordinaire si sûr", alors que devant Buller, il se "mit à bafouiller", "à perdre tous ses moyens"...
Il est comme écrasé par la puissance de Buller, "cet homme minuscule", car il sait qu’il peut lui aussi décider de son sort d’un moment à l’autre, et si Buller juge nécessaire de se débarrasser d’Orschwir il le fera. Le Maire est donc soumis et effrayé (hésitations dans ses paroles, bégaiements, confusions...).

Le discours de Buller sur les papillons explique en fait la situation du village.
La description du mode de vie des Rex flammae explique le mode de vie que devraient adopter les villageois face aux étrangers : la dernière phrase du discours de Buller ("Lorsque tout va bien pour eux....... ils n’hésitent pas à sacrifier celui qui n’est pas des leurs") est un message à l’intention du Maire, il faut supprimer les étrangers du village. C’est une façon détournée de dire à Orschwir et Diodème ce que signifie la "purification" : l’élimination des étrangers, qui causent des problèmes au sein du groupe (ici, le village).
Conclusion de Buller : "si on se souciait bien davantage de ces somptueuses et fragiles créatures, on en tirerait des leçons extraordinaires".

Logo de Laure P
lundi 24 janvier 2011 à 13h45, par  Laure P

L’Anderer a fait le portrait des villageois, pour les remercier de leur accueil.
Ces portraits ne sont pas vraiment ressemblant, mais ils renvoient la vraie personnalité de la personne, sa vie, son caractère, ses douleurs, ses peurs, ses désirs ...
Les portraits prennent vie. Tout comme les paysages.

D’abord les habitants se sont jetés sur la nourriture comme des animaux, mangeant, mangeant .... jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien.
A ce moment là ils se mettent à observer les portraits et se rendent compte de leur vraie nature, ils se sentent mis à nu, tout ce qu’ils ont fait est révélé, ils se sont tous jetés dessus pour les déchirer, pour effacer les preuves.

Logo de Margot M
dimanche 23 janvier 2011 à 21h59, par  Margot M

La parabole des papillons :

Aloïs Cathor vient d’être exécuté, le commandant Buller demande aux villageois de "purifier" le village. Cette exécution publique provoque la peur chez les villageois ce qui va engendrer la livraison de Brodeck aux envahisseurs.

Cet extrait n’est pas le souvenir direct de Brodeck mais le récit de Diodème écrit dans une lettre.
En effet seuls Orschwir, Diodème et le commandant Buller sont présents.

Dans ce passage on voit que l’imposant maire du village "lui d’ordinaire si sûr", "dont les paroles claquent souvent comme des coups de fouet", "que rien n’impressionne", "homme riche et puissant", est complètement soumis et apeuré.
On le remarque car il parle à Buller comme s’il était l’un des soldat sous son autorité "Alors quoi, capitaine… ?".
Il est décrit comme peu sûr de lui "se mit à bafouiller", "perdre tous ses moyens","se tassa". La peur se voit par ses hésitations, montrées par les nombreux points de suspensions, et les nombreuses répétitions dans ses paroles : "« C’est que … capitaine … Nous … Nous n’avons pas très bien … compris. Oui … Nous n’avons pas compris … ce que vous … que vous vouliez dire. »".
La description de Buller montre l’absurdité de cette réaction car il est décrit comme une "créature en uniforme", "la moitié de sa taille", "homme minuscule", "affublé d’un tic grotesque", "avec des manières de femme".

Buller utilise l’exemple des papillons pour expliquer ce qui se passe dans le village et leur permettre de tirer une conclusion à cela : "on en tirerait des leçons extraordinaires pour l’espèce humaine".
Avec cela il souhaite obtenir les noms des "étrangers". En faisant l’éloge de ces papillons "ces somptueuses et fragiles créatures" et en leur donnant des aptitudes mentales "parfaitement logiques", "d’une intelligence remarquable" il oblige Orschwir et Diodème à suivre l’exemple des papillons car s’ils ne le faisaient pas cela voudrait dire qu’ils ne sont pas logiques et intelligents donc qu’ils seraient inférieurs à des papillons.

La dernière phrase de ce passage est la conclusion de ce récit par Brodeck, "Quelques heures plus tard, mon sort était scellé."
Cette phrase finale montre que la manière de parler de Buller a fonctionné : il est arrivé à ses fins.

Logo de Lisa
dimanche 23 janvier 2011 à 20h29, par  Lisa

- Au début du passage, l’atmosphère du camp change :
"le camp était devenu un lieu encore plus étrange", "des rumeurs incessantes et contradictoires le secouaient".

- Les prisonniers sont comparés à des morts vivants :
"nous autres qui rampions et ressemblions à des cadavres", "morts vivants que nous étions".

- Ils retrouvent une lueur d’espoir :
"la guerre était sur le point de se terminer", "on lisait alors dans les yeux […] une lueur qui avait disparu depuis longtemps et qui rallumait sa fragile lumière".

- Les gardes changent d’attitude envers les prisonniers, ce qui confirme que quelque chose va changer :
"le garde qui était mon maître ne s’occupait plus beaucoup de moi", "leur nervosité et l’aspect constamment préoccupé de leurs visages nous donnaient à penser que quelque chose véritablement se passait."

- Il y a un retournement de situation : la Zeilenessenis est seule face aux prisonniers qui sont comparés aux soldats.
Ils s’en prennent à elle comme les soldats s’en prenaient aux prisonniers.

Logo de Marc-Antoine
dimanche 23 janvier 2011 à 20h02, par  Marc-Antoine

- De la page 137 à 144, on annonce peut-être la fin de la guerre :
"De nouveaux arrivants murmuraient que la guerre était sur le point de se terminer "

- En tout cas, c’est sûr que l’histoire change dans ce passage :
" Le camp était devenu un lieu plus étrange encore qu’il ne l’avait été "

- Brodeck décrit l’homme qui s’occupe de lui, qui a un métier, des enfants et qui est capable de sortir de soi-même pour tuer.
Cela prouve qu’un homme qui a l’air ordinaire peut être féroce et méchant.

- Les gardes sont très inquiets de ce qui arrive au cours de l’histoire, celui qui libère Brodeck sue et tremble :
"Il avait le front couvert de sueur et la peau plus grise que d’ordinaire" ; "ce jeu ne l’amusait plus".

Logo de Justine M.
samedi 22 janvier 2011 à 17h27, par  Justine M.

Contexte :
Au début du chapitre, Brodeck nous parle de la peur de l’homme : pour lui, c’est la cause de ce massacre.
Puis il nous parle du cadavre d’Aloïs Cathor traînant sur la place. Ensuite, des soldats très polis et du capitaine Buller.
Brodeck part ensuite sur l’histoire de la convocation de Diodème et Orschwir par Buller, qu’il a apprise grâce à une lettre laissée par Diodème.
Ce passage se situe juste après que Buller a posé deux fois la question "Alors ?".

Dans ce passage, on peut remarquer que Buller, même s’il est minuscule, domine Oschwir et Diodème :
"Rassemblant tout son courage, Orschwir parvint à lui demander, d’une voix étranglée" ;
"Diodème qui chercha à éviter ses yeux et baissa la tête" ;
"il se mit à bafouiller, à perdre tous ses moyens" ;
"« C’est que ... capitaine ... Nous ... Nous n’avons pas très bien ... compris. Oui ... Nous n’avons pas compris ... ce que vous ... que vous vouliez dire. »"
Ils ne savent pas où se mettre, pas quoi dire, Oschwir bégaye, ... alors que Buller rit :
"Buller laissa échapper un petit rire".

La parabole de Buller sur les papillons reflète ce qu’il demande de faire à Diodème et Orschwir : la purification  : "si on se souciait davantage de ces somptueuses et fragiles créatures, on en tirerait des leçons extraordinaires pour l’espèce humaine."

Il fait passer son message à travers cette parabole pour ne pas choquer ou brusquer Oschwir et Diodème.
Buller vante à multiples reprises les papillons pour qu’ils comprennent bien qu’ils doivent les imiter :
"somptueuses et fragiles créatures" ;
"un comportement d’une intelligence remarquable".

Les papillons survivent grâce au sacrifice d’étrangers, c’est exactement la situation d’Oschwir et Diodème qui, s’ils veulent survivre, doivent dénoncer les étrangers de leur village et c’est Brodeck qui en sera la victime.

Logo de Élodie F.
jeudi 20 janvier 2011 à 22h13, par  Élodie F.

Voici une analyse de La fin du camp du Rapport de Brodeck.

Logo de Benoit D.
jeudi 20 janvier 2011 à 21h54, par  Benoit D.

Le passage rappelle, en général, la déshumanisation des prisonniers : plusieurs procédés nous le montrent :
- L’utilisation de la pancarte "Ich bin nichts" est sans doute un des éléments les plus importants, cela rappelle à chaque prisonnier qu’il pourrait être à la place du pendu.
- Le fait justement que les gardes désignent le prisonniers en l’appelant "Du" déshumanise les prisonniers : il n’y a aucune différence entre eux, ils sont tous au même rang.
- Le bébé ne réagit pas à la vision d’horreur qui lui est présentée, il préfère téter le sein de sa mère. On nous montre que dans l’enfer du camp, même les êtres les plus chétifs ne prêtent pas attention aux prisonniers.
- Pour finir, les prisonniers sont réduits finalement à l’état de tickets de loterie.
Cela rappelle que les gardes prennent ça pour un jeu, qu’ils s’amusent, chaque matin, comme nous l’avions dit précédemment en classe.

Logo de Louis J.
jeudi 20 janvier 2011 à 21h43, par  Louis J.

- Cette partie qui nous raconte la fin du camp, PHILIPPE CLAUDEL nous prévient d’une action, d’un changement du cours de l’histoire (début page 137) « le camp était devenu un lieu plus étrange encore qu’il ne l’avait été jusqu’alors ».
- Brodeck donne une sorte de possibilité à ce changement sous forme de rumeurs (toujours page 137) « De nouveaux arrivants murmuraient que la guerre était sur le point de se terminer »
- Dans la fin de cette page et dans le début de la page 138 PHILIPPE CLAUDEL oppose l’image obscure du camp à celle de la lumière des visages des prisonniers après avoir appris cette bonne nouvelle.
« Rampions » « cadavres » « morts » —S’oppose-> « lueur » « rallumait » « fragile lumière » « paraître »
- Ces oppositions permettent d’augmenter l’effet de joie et de gloire des prisonniers.
- Brodeck, dans le début de la page 138, suggère pour une seconde fois qu’un problème est entré dans l’enceinte du camp, en nous montrant la férocité des gardes sous forme de signes qui nous dévoilent leurs inquiétudes.
- Au milieu de cette page nous pouvons remarquer que les gardes ont perdu leurs habitudes, ils ont changé : « ce jeu ne l’amusait plus » « son visage était devenu gris »
- Ce changement d’attitude nous laisse encore penser que quelque chose allait se passer.
- Dans la fin de la page 138 et dans le début de la page 139 nous avons les descriptions d’un être tout à fait normal, même bon, mais qui en vérité est devenu un garde atroce sans pitié.
Cette vérité nous montre que la guerre pousse des personnes très ordinaires à faire des choses les plus horribles.
- Dans la page 140 le garde Scheidegger pris par la peur, se rend compte de son atrocité, le garde voulait demander son pardon.
- Dans la fin de la page 140 et début de la page 141 les prisonniers, qui étaient qualifiés d’« ombres », sont devenus des silhouettes, puis des êtres de chair et d’os. Ces silhouettes qui peu à peu redeviennent libres se transforment en véritables hommes.
- (page 142) Cette femme qui a donné la mort à de nombreux prisonnier est morte à son tour de la même façon qu’elle a pu tuer ces prisonniers, sans cris et sans plainte.

Logo de Sofian D.
jeudi 20 janvier 2011 à 18h55, par  Sofian D.

On constate une description valorisante de l’entrée du camp pour faire un contraste avec l’enfer dans lequel les prisonniers vivent : « un grand portail en fer forgé, joliment ouvragé, comme le portail d’un parc ou d’un jardin d’agrément ».
- On remarque une accumulation d’adjectifs péjoratifs qui humilient la victime : « la langue épaisse, gonflée, tendue hors des lèvres »
- On peut aussi noter la présence d’une comparaison du cadavre de la victime de la veille à de la nourriture pour animaux, ce qui montre que les prisonniers étaient déshumanisés : « guettant ses yeux comme des friandises »
- Le cadavre du pendu représente les prisonniers du camp de concentration : « qui nous ressemblait comme un frère »
- On remarque un contraste de couleur entre les guérites et les corneilles « De part et d’autre se dressaient deux guérites peintes de rose et vert pimpant[...] Trois corneilles patientaient non loin de lui ».
- Les gardes choisissent la victime du jour comme s’ils choisissent un objet, ou un jouet dans un magasin « nous devions attendre debout près d’eux, en rangs parfaits, immobiles », ce qui révèle une déshumanisation de ceux-ci. Ils ôtent l’honneur des prisonniers en désignant la victime du jour non pas par leur prénom ou leur nom, mais par le simple mot « Du ».
- L’auteur utilise une métaphore pour qualifier cet acte de barbarie journalier « jusqu’à la nouvelle cérémonie, ». On remarque aussi une oxymore « un bonheur laid ».
- Les prisonniers aussi sont déshumanisés par les gardes « Puis les gardiens lui faisaient enfiler le panneau "Ich bin nichts" »
- La femme du directeur du camp est comparée à un ange de la mort, car elle est d’une beauté remarquable mais sa venue est présage de mort : « elle était d’une inhumaine beauté, faite d’un excès de blondeur et de blancheur. Elle se promenait souvent dans le camp, et nous avions ordre sous peine de mort de ne pas croiser son regard. »

En conclusion, on peut dire que cet extrait est une dénonciation de l’enfer des camps de concentration, avec une histoire fictive dans un contexte réel. L’auteur dénonce la déshumanisation des gardes par leur absence totale de sentiment et celle des prisonniers par leur réduction à l’état d’êtres insignifiants. L’image du pendu quotidien représente toutes les victimes des camps de concentration, et la pancarte « Ich bin nichts » montre qu’il étaient tous considérés comme des êtres inférieurs, dépourvu d’identité, sauf par le "Du" des gardiens.

Logo de Émilien J
jeudi 20 janvier 2011 à 18h55, par  Émilien J

- Brodeck revoit, songe au camp car avant le passage de la page 137, on apprend qu’il repense à Zeilenesseniss qui dirigeait au doigt et à l’œil les gardes du camp.
- Dans ces quelques pages la vision du camp qui nous est présentée est sombre, trouble "nous ressemblions à des cadraves", "mort vivant", "nos pauvres corps".
- Les oxymores suivants renforcent cette idée de noirceur, fragilité ; "mort vivant", "une lueur qui avait disparu".
- Dans le passage que nous conte Brodeck, les gardes du camp semblent préoccupés par une chose importante (peut-être la fin de la guerre ???)
- Page 138 les gardes ne jouent plus avec les prisonniers, une autre chose les inquiète "Le garde qui était mon maître ne s’occupait plus beaucoup de moi." On remarque que les gardes ne veulent plus jouer.
- Page 139 "Avant, nous existions pour eux comme esclaves, mais ce matin là, nous n’existions plus du tout." Les gardes sentent bien un virement de situation, ils ont peur pour eux.
- Dans ces mêmes pages lorsque Brodeck fait la description de Joss Scheidegger, son "maître" dans le camp, il nous explique ce qu’il faisait avant la guerre : "Je savais qu’avant la guerre il avait été comptable."
- Puis Brodeck revient à Zeilenesseniss, il nous explique les circonstances de sa mort, ou les prisonniers du camp ne portèrent pas attention à celle ci : "sans qu’aucune parole ne lui fût adressée", "ni même aucun regard", "des ombres qui ne prêtèrent aucune attention à elle."

Logo de Léo D
jeudi 20 janvier 2011 à 18h39, par  Léo D

- Cet extrait est une analepse, le narrateur revit son séjour au camp.
Le premier paragraphe est une description de la scène. On observe une gradation dans cette description. Le texte commence dans un cadre embelli par le narrateur :

"il y avait l’entrée du camp : un grand portail en fer forgé, joliment ouvragé, comme le portail d’un parc ou d’un jardin d’agrément".
- Le lecteur est ensuite dirigé vers une autre objet : "un gros crochet, brillant, semblable à un crochet de boucherie auquel on suspend des bœufs entiers". On commence à entrer dans le thème de la mort, de la "boucherie" pour finir sur la vision du pendu qui est le symbole le plus représentatif de la mort : "Un homme s’y balançait, mains liées dans le dos, une corde au cou". L’accumulation utilisée pour décrire le corps nous montre toute l’horreur de cette scène : "les yeux grands ouverts et sortis des orbites, la langue épaisse, gonflée, tendue hors des lèvres".
- Les contrastes mettent en évidence la répugnance du camp comme l’image des trois charognards, représentatifs de la mort " guettant ses yeux comme des friandises " (on peut aussi pousser plus loin le contraste en comparant le plumage noir des corneilles avec le rose et le vert cités plus haut).
- On peut aussi observer que les prisonniers sont rabaissés et considérés comme de la viande, les gardiens jouent leur vie aux jeux de hasard. Le pendu du début puis le condamné sont le symbole de l’ensemble des prisonniers : "pauvre gars qui nous ressemblait comme un frère ", les caractéristiques de ces 2 morts sont les caractéristiques de tout les prisonniers.
- Enfin les différents oxymores servent à renforcer le contraste et donc le côté malsain de la scène : "une joie folle, un bonheur laid", "inhumaine beauté".

Logo de Quentin B.
dimanche 16 janvier 2011 à 19h26, par  Quentin B.

Recherche sur le passage des pages 30-31:les camps

Document joint :  Brodeck_30-31.odt
Logo de Marie-Lise B.
dimanche 16 janvier 2011 à 18h13, par  Marie-Lise B.

L’utilisation d’un langage familier « des merdes de rat » ou « tu es une merde » nous montre dans quel monde brutal, sauvage les prisonniers vivent.
Et l’alternance des phrases parlant d’Emélia et de sa douceur, et du camp et de sa cruauté, fait ressentir encore davantage le gouffre qui sépare ces 2 vies et fait ressortir l’atrocité des conditions de vie de Brodeck.

Il y a aussi la comparaison des chiens des gardiens et les chiens humains : ils sont traités de la même manière, on ne voit pas de différence. Mais Brodeck parle de « bouche » pour lui et de « gueule » pour les animaux : Brodeck fait donc la différence entre ces 2 types de chiens, mais les gardiens non.

Il y a la répétition de « je suis vivant », opposé à « ils sont morts », « tous morts » : Brodeck a survécu en obéissant, en abandonnant son humanité alors que les autres qui ont voulu résister, garder leur fierté, ont été abattus.

Logo de Céline B.
dimanche 16 janvier 2011 à 15h26, par  Céline B.

Je vous laisse ci-joint mon analyse de texte.

Bonne fin de week-end !

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Tous les bacs blancs

vendredi 9 mai 2014

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Il y en a déjà 83 ... à suivre. Bonne lecture.

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lundi 9 septembre 2013

Une réécriture irrespectueuse

Les boloss des Belles Lettres ont commis un nouvel attentat contre la majesté de l’écriture antique. C’est ici.

Essayez aussi la « Twittérature », pour voir.
La réécriture de Madame Bovary est savoureuse ... c’est ici.

12 années d’EAF en métropole

vendredi 21 juin 2013

- 2002 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2003 : ES-S Biographique L Réécritures
- 2004 : ES-S Théâtre L Épistolaire
- 2005 : ES-S Poésie L Théâtre
- 2006 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2007 : ES-S Argumentation L Biographique
- 2008 : ES-S Roman L Roman
- 2009 : ES-S Théâtre L Théâtre
- 2010 : ES-S Argumentation L Réécritures
- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

Lorenzaziccio en TL ...

samedi 16 mars 2013

Deux réécritures amusantes, mais irrespectueuses.
Zazie ici, Lorenzaccio .
Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

samedi 16 février 2013

Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

Réécrire : pourquoi ?

mercredi 19 décembre 2012

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