Surréalisme : écritures automatiques

lundi 29 novembre 2010
par  BM

Écritures automatiques

Allez-y : transformez-vous en automates, saisissez des messages de forum.

Première étape

- Consigne : choisir ce qu’on appelle un embrayeur, c’est-à-dire un mot ET une image, aléatoirement, sous la dictée d’un camarade, puis laisser aller les doigts sur le clavier.
- Consigne bis : pas plus d’une quinzaine de lignes, ou accessoire de cuisine qui sonne au bout de 4 ou 5 minutes, et vous vous arrêtez, à la rigueur en finissant le mot que vous croyiez avoir en tête.

- Variante : écriture manuelle, papier / crayon, pour la première phase, puis clavier pour la saisie, et étape 2.

Deuxième étape

- Relire, et ne corriger que les erreurs d’orthographe qui vous apparaissent. Pour certains, ce sera difficile ... mais tant pis.
- Pas de censure a posteriori, sauf si vous vous rendez compte que vous avez écrit des horreurs qui vous mettent mal à l’aise.

Troisième étape

- Essayer de fournir une explication (?) ou une interprétation, mais sans trop de sophistication. C’est facultatif. Et ne cherchez pas à vous psychanalyser, ni pour vous rassurer, ni pour vous inquiéter inutilement.
- Enfin, envoyer au site.

Courage ...

Quelques liens pour vous guider dans la compréhension du phénomène

- L’incontournable Wikipédia, souvent inexact ou incomplet ...
- Un autre site, axé sur le surréalisme ...

- Un lien vers un poème intitulé Les espaces du sommeil, de Robert Desnos, réellement écrit sous forme d’écriture automatique, sorte de lettre ou déclaration d’amour à celle qu’il aimait, dans la section A la mystérieuse, éditée dans le recueil Corps et biens. Une certaine Kristin Connor en donne une explication ici.


Commentaires  (fermé)

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lundi 6 décembre 2010 à 17h55, par  Wandrille

patate douce patate chaude patate en poudre patate tout court patate jusqu’au bout des ongles aux poignets manucurés du Blond Vive le Blond le Blond mon ami Reviendra un jour peut-être un jour lointain mais le temps est malléable comme une confiture à la crème comme les fraises mais en blanc comme la neige qui tombe et qui tombe où va la neige quand je m’en vais me suit-elle part-elle plus loin plus tard triste réflexion qui embue mon regard la neige a fondu et je ne pense plus

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lundi 6 décembre 2010 à 17h43, par  Wandrille

Bonjour

En voilà une nouvelle...

Document joint :  ECRITURE_AUTOMATIQUE_1.doc
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dimanche 5 décembre 2010 à 11h37, par  Léa D.

Suis-je éveillé ? Ou peut-être est-ce un rêve ? Un de plus, seulement un de plus. Combien de rêves ai-je fait depuis ma naissance ? Bien plus que je ne puisse m’en souvenir… Alors pourquoi pas maintenant ? Pourquoi ne serais-je pas en train de rêver ? Après tout, lorsque l’on rêve, on croit à tout ce qui se passe. Rien de plus ni de moins que ce que je ressens maintenant. J’ai cette étrange sensation qui me fait dire que non, il serait ridicule d’imaginer que je rêve. Serait-il folie d’imaginer que je vais me réveiller, Quitter cet état. Et pourtant, lors de mon dernier rêve, j’avais les mêmes certitudes. Est-ce un rêve ? Suis-je en train de rêver ? Est-ce un rêve ?

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samedi 4 décembre 2010 à 20h53, par  Florianne

- Bonjour, voilà une de mes écritures automatiques écrite au départ à la main. Je suis partie du mot "orange" qui était le nom de l’onglet que ma mère avait laissé ouvert. Celui-ci s’est transformé en "lumière" ? Mon texte s’est mélangé avec l’histoire de Vous revoir de Marc Levy que je suis en train de lire et quelques paroles de plusieurs chansons. 2,3 éléments de ce weekend ont dû aussi s’intègrer. Pour le reste, ceci semble un peu flou. Les phrases sont parfois ridicules et incohérentes, mais bon : le surréalisme n’a pas l’air d’aimer la cohérence. Cela doit être normal.

- Douce lumière qui s’éteint à petit feu dans la nuit du soleil levant. Ça ne veut rien dire, bof. Marcia, non, réveille-toi ! Le hibou est si seul désormais. La vitre vole en éclats, dégringole, batifole, fait le mariole, guignol, farandole, gondole, casserole. Chien de verre brisé dans le marbre. Coïncidence Notes effilées, assaisonnées au piment de Cayenne. Attention aux reliques, elles vous poursuivent. Les couleurs odorantes tourbillonnent dans le monde incompris. Le sèche-cheveux démarre au quart de tour et renverse la voiture. Les éclats brisent le cerveau. Quel triste destin. Les messages sont filés de coton fin. Le diaporama défile avec son costume d’hiver. La collection de Noël s’est retardée. Qui viendra la réveiller ? Sa mère traîtresse jusqu’au bout des ongles. Son cœur qui déraille. C’est sa tête, alouette la vie n’a ni queue ni tête. Je suis le moins humain des animaux. Je suis le plus sauvage des fauves en cage. Les paramètres ont été largement dépassés. la voix suave déblatérait "la base de signature de virus a été mise à jour". Bing. Reviens Dérangement Les livres ! Vite ! La commande vite ! Les oiseaux font rage. Je croise le sillage d’une poupée vivante. Elle veut l’arracher du gouffre, j’en suis sûre. J’ai l’impression de nager dans les draps des fontaines immaculées. Quelle idée ! Bêtise folle vitre s’est brisée. L’accident n’a rien laissé juste une cicatrice Pourquoi je vois toujours poison trouble en premier ? Le poisson soluble ne rentre pas. Il n’est pas comestible enfin ! Vous n’avez pas fini de nous faire avaler des couleuvres ?! Je me défigure. Le sablier retourne dans sa tanière prisonnier du vide. L’éternité est vaste. Faites un don. La génétique, ah c’est rare, bal futile. Quel crétin gâchis, dégoût, horreur. Laissez-moi en paix Mon âme repose tranquille même si elle est ou n’est pas. Charabia, caribous, space in the world. Qu’est ce qui me prend d’écrire en anglais ? L’esprit diffère s’envole désespère et se résorbe. Fin de l’épisode Enclume Arrache cette enseigne indigne. Enlève-la. Ne me dis pas mon rôle, tu ne comprends pas. Shut up and let me go !I’m not a mistake, I’m not a fake, just in my DNA. Ne me changez pas ! Das ist wirklisch dumm gelaufen. Le tournant finit sa course au bout du cheval blanc sanglant sur le tapis sourd rempli d’écuelles moroses. Parfum de rapsodie dans le regard.

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jeudi 2 décembre 2010 à 19h36, par  B Maréchal

- Un chat en cage ?
- Des parents qui empêchent un enfant de trop jouer avec un ordinateur ?
- Des lectures ou des jeux empreints d’une certaine violence, contenue par les règles de la bonne éducation ?
- Un beau mélange de niveaux de langue, en tout cas ...

Et l’aveu d’impuissance quant à une explication possible rend mon commentaire parfaitement décalé : l’écriture automatique, à plusieurs, ça devient vite labyrinthique ...

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jeudi 2 décembre 2010 à 19h28, par  Wandrille

Une horloge tic tac toc feinte !
Il tourne le temps on peut le tuer, ça y est Daria est en cage, sa mère surveille, il n’en reviendra pas, Le chat monde tourne, ça lui en prend une dans la tronche si le temps n’est plus rien ne sera, Pauvre Rhed, il doit mourir, y a t-il un endroit qui ne soit pas, un endroit où il n’y en a plus/ pas/ vite pourquoi vite peu importe que dis tu je ? Si Non pourquoi Arg c’est dur beug retour au début melon melon manque de fromage

Craie bleue

POURQUOI

Indication pour vous aider : Rhed et Daria sont deux personnages représentant le temps, quant à "melon melon manque de fromage", c’est une phrase affichée sur l’écran d’un ordinateur en panne dans un roman de Terry PRATCHETT après pour le reste, c’est très vague.

Wandrille

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mercredi 1er décembre 2010 à 19h01, par  B Maréchal

Les cheminées rouillées rougissent à l’approche du printemps grâce aux macabés pris d’ironie pour la princesse à demi assommée La chaleur s’occupe du repassage en gigotant comme une puce tandis que la bouffée de panique se fait sentir dans les rangs ET que le meurtre prend son arme délicieusement la fin est rigoureuse ET ne cesse d’emplir le cœur des pirates Cent-un soupirs se montrent sur les murs pour une approche sans calcul Pour une meilleure envie ET d’un menteur sans limite qui se fiche des barres à toutes hauteurs La force des majuscules en un temps participe à la conférence indisponible La détermination du géant court derrière la scène lâchant toutes larmes D’un coup frontal la banque explose en milliers d’astéroïdes anonymes

- Après correction de quelques horreurs orthographiques (mais j’ai laissé “macabés”) le texte a une belle allure.

- Voici une tentative de surlignage par paquets de mots ou de sons qui ont pu s’enchaîner ou s’influencer : une certaine violence, deux tournures grammaticales qui se répètent, deux sonorités assez proches, une association possible entre chaleur et repassage, un certain nombre de phrases binaires, c’est-à-dire composée de deux grands éléments, reliés par « ET » ou par une autre sorte de connexion ...

- Mais aucune interprétation possible.

- Littérairement, des images surprenantes : la comparaison avec une puce est ordinaire, mais les soupirs sur les murs, et la conférence indisponible, sont amusants. Les astéroïdes anonymes sont peut-être l’écho de lectures de science-fiction ? A vérifier ...

- Est-ce surréaliste pour autant ? Peu importe : la tentative est intéressante.

- Ce qui serait bien, c’est scanner le papier qui a été écrit avant la recopie au clavier ...

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mercredi 1er décembre 2010 à 14h09, par  Quentin B.

Les cheminées rouillées rougissent à l’approche du printemps grâce aux macabés pris d’ironie pour la princesse à demi assommée La chaleur s’occupe du repassage en gigotant comme une puce tandis que la bouffée de panique se fait sentir dans les rangs et que le meurtre prend son arme délicieusement la fin est rigoureuse et ne cesse d’emplir le cœur des pirates Cent-un soupirs se montrent sur les murs pour une approche sans calcul Pour une meilleure envie et d’un menteur sans limite qui se fiche des barres à toutes hauteurs La force des majuscules en un temps participe à la conférence indisponible La détermination du géant court derrière la scène lâchant toutes larmes D’un coup frontal la banque explose en milliers d’astéroïdes anonymes

Brèves

Tous les bacs blancs

vendredi 9 mai 2014

Pour naviguer dans le répertoire de bacs blancs ...
Cliquez sur les bulles pour déplier la carte. Ensuite, les fichiers textes s’ouvriront au clic sur la flèche rouge.
Il y en a déjà 83 ... à suivre. Bonne lecture.

Antigone relue ...

lundi 9 septembre 2013

Une réécriture irrespectueuse

Les boloss des Belles Lettres ont commis un nouvel attentat contre la majesté de l’écriture antique. C’est ici.

Essayez aussi la « Twittérature », pour voir.
La réécriture de Madame Bovary est savoureuse ... c’est ici.

12 années d’EAF en métropole

vendredi 21 juin 2013

- 2002 : ES-S Argumentation L Poésie
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- 2010 : ES-S Argumentation L Réécritures
- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

Lorenzaziccio en TL ...

samedi 16 mars 2013

Deux réécritures amusantes, mais irrespectueuses.
Zazie ici, Lorenzaccio .
Lorenzaziccio

Antigone, arts plastiques

samedi 16 février 2013

Des peintres contemporains ont représenté Antigone.
En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

Réécrire : pourquoi ?

mercredi 19 décembre 2012

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