2ème question sur corpus

mercredi 13 octobre 2010
par  BM

Question sur corpus

Devoir à la maison :

- Vous trouverez ici, en fichier téléchargeable, le sujet que vous traiterez à la maison et remettrez le vendredi 22 octobre.

Trois textes :

- Molière (1622-1673), L’Avare (1668), Acte II, scène 5.
- La Fontaine : « Le Lion s’en allant à la guerre » (Fables, Livre V, fable XIX, 1668)
- La Bruyère : « Du Souverain » (Les Caractères, fragment XXIX, 1688)

Conseils :

- C’est un corpus de textes de genres différents, tous destinés à emporter l’adhésion d’un destinataire.
- Vous prendrez garde à ceci : le destinataire peut être un des personnages du texte, mais il peut aussi être le lecteur, toujours destinataire final de tout texte littéraire, même si l’on est au théâtre. Le lecteur est alors spectateur.
- Votre réponse ne devra pas excéder une trentaine ou une quarantaine de lignes, et vous serez attentifs à bien présenter les citations et les analyses que vous en ferez.
- Vous vous appuierez sur des indices précis tirés de chaque texte.
- Ordonnez votre réponse.
- Pensez à la qualité de la langue écrite. Ceux qui voudront faire une fiche de suivi orthographique la joindront à leur copie.
- Éventuellement, faire une très brève présentation (maximum 3 ou 5 lignes)

A vos claviers !

- Vous pouvez déposer ici, dans un commentaire, vos tentatives, qui seront ainsi proposées à la classe entière, avec des commentaires et des conseils que j’y apporterai, si vous avez le temps avant le 22 octobre. Puisque c’est un DM, vous pouvez vous sentir utile à la classe ...
- Si certains souhaitent rendre un devoir sous forme imprimée, attention à la révision orthographique et grammaticale.
- Laissez une marge assez grande, laissez un interligne au moins double, utilisez un corps de police d’environ 12, et laissez un espace assez grand en haut de la copie pour les remarques du correcteur.


Documents joints

DM pour le 22 octobre
DM pour le 22 octobre

Commentaires  (fermé)

Logo de B Maréchal
samedi 6 novembre 2010 à 21h16, par  B Maréchal

Lire la consigne de travail

L’énoncé parle d’un procédé assez semblable, ce qui exclut qu’on fasse un catalogue de tous les procédés argumentatifs, même si on prévoit ensuite d’en tenter une synthèse et de vérifier si certains se rapprochent d’autres ...

Proposition de correction

- Les trois textes utilisent un procédé assez semblable : l’analogie, c’est-à-dire qu’ils cherchent à faire comprendre quelque chose (une opinion,et/ou un argument) à l’aide d’autre chose qui n’a pas de rapport direct avec le vrai sujet, mais un rapport de proximité.

- Cette analogie peut prendre des formes légèrement variables : le portrait, plus ou moins complet, d’une personne ou d’une situation ; la mise en scène d’une personne de manière à en faire voir tel ou tel aspect, qui aura son importance dans l’argumentation ; la description, etc.

On peut, dans un tel type de devoir, travailler texte par texte, et répondre à chaque fois à l’ensemble des questions de l’énoncé.

Molière

- Le premier texte (Molière) appartient au genre théâtral, et met en scène deux personnages, dont l’un est visiblement la dupe de l’autre, d’autant que Frosine fait un portrait flatteur d’Harpagon comme beau et séduisant, alors que sa personne ne l’est sans doute pas, vu son âge, sa « fluxion », son ventre.
- De plus, Frosine et Harpagon font le portrait des jeunes gens, de manière dévalorisante, dans le but de renforcer l’affirmation précédente.
- Frosine cherche donc à obtenir l’adhésion d’Harpagon à son discours, dans le but d’en tirer de l’argent : c’est une argumentation qui vise à persuader, puisqu’elle va dans le sens de l’intérêt du destinataire, et qu’elle ne vise pas à prouver que la demande d’argent de Frosine est justifiée.

- D’autre part Molière lui-même, en tant que dramaturge, met en scène une entremetteuse entrain de mentir, et un futur marié en train de croire à ces mensonges.
- Molière utilise donc le procédé d’analogie, pour faire comprendre la différence entre la vérité et le mensonge, et sa mise en scène, qui nous montre un vieillard laid croyant les flatteries de Frosine, sert à critiquer le principe des mariages arrangés, et il cherche à convaincre le spectateur, par des preuves évidentes, que Frosine est une profiteuse, qu’Harpagon est un niais, et que ce genre de situation n’aboutit qu’à des injustices envers les jeunes gens comme Mariane, future victime.

La Fontaine

- Le texte appartient au genre de la fable, c’est-à-dire que par définition il utilise le procédé d’analogie, d’autant plus qu’ici l’auteur utilise des animaux, pour nous parler des humains. La moralité d’ailleurs, au présent de vérité générale, parle du « monarque prudent et sage » comme d’un archétype, alors que la fable présente un Lion, et d’autres animaux, dans un récit au passé qui veut faire croire à une véritable Histoire.
- Le procédé d’analogie est utilisé par le personnage de la fable, puisqu’il associe les animaux et leur cri, ou leur forme, ou leur taille, ou leur caractère, à des activités guerrières possibles. Cette analogie a pour but de convaincre les courtisans incrédules que l’Âne et le Lièvre ont une valeur et de l’utilité, et par conséquent que son projet politique est juste.

- Quand on passe au degré d’écriture supérieur, La Fontaine cherche également à convaincre le lecteur en lui donnant une sorte de définition du monarque idéal, puisque dans le dialogue avec ses courtisans c’est lui qui a le dernier mot, et à juste titre, donc cette image est juste.
- Il cherche aussi à convaincre le lecteur que tout individu, bien que dissemblable des autres, possède tout de même des qualités intrinsèques qui doivent être reconnues, et utilisées.

La Bruyère

- Le texte appartient au genre de l’essai, mais aussi un peu au genre du portrait (il faut tenir compte du titre de l’œuvre, même si le sujet n’implique pas sa connaissance en matière d’histoire littéraire).
- Le procédé analogique est ici semblable à celui de la fable précédente : l’auteur donne à voir, met en scène, un personnage et une situation concrète, facilement reconnaissable par tout lecteur, un berger et un troupeau. Mais dès la dernière phrase du premier paragraphe, il affirme explicitement qu’il s’agit d’une « image naïve des peuples et du Prince qui les gouverne. » : c’est ici que se manifeste l’analogie.
- Le paragraphe suivant développe cette analogie en reprenant les ingrédients de la fiction précédente : le berger et son vêtement, sa « houlette », « son chien », la « laisse » du chien, « les loups ».
- La description (ou le portrait) valorise le bon berger, donc le bon roi ; et plus loin l’hypothèse que le berger soit « habillé d’or » sert à faire comprendre que le roi, s’il ne pense qu’à sa richesse personnelle, ne sera pas au service de ses sujets.
- On a donc une analogie qui vise à convaincre le lecteur d’une opinion et de son corollaire en même temps : la définition du bon roi, et par contraste, du mauvais.

Conclusion ?

- Dans ce type de question, une conclusion n’est pas absolument nécessaire.
- On peut tout de même dire que le procédé argumentatif semble efficace, et qu’il n’est pas nécessaire aux auteurs d’expliciter leur démarche.
- On peut aussi dire que d’autres procédés argumentatifs sont utilisés ... mais on ne doit pas tomber dans le risque du hors-sujet, ou du catalogue.

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- 2003 : ES-S Biographique L Réécritures
- 2004 : ES-S Théâtre L Épistolaire
- 2005 : ES-S Poésie L Théâtre
- 2006 : ES-S Argumentation L Poésie
- 2007 : ES-S Argumentation L Biographique
- 2008 : ES-S Roman L Roman
- 2009 : ES-S Théâtre L Théâtre
- 2010 : ES-S Argumentation L Réécritures
- 2011 : ES-S Roman L Théâtre
- 2012 : ES-S Poésie L Renaissance et Humanisme
- 2013 : ES-S Roman L Réécritures

Et pour la suite, voyez le site de Philippe Lavergne !

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En voici une première de Claude Creach, une autre de Sylvie Reboulleau.
Caroline Jegouic, sur son blog, montre deux de ses œuvres, que l’on ne peut pas copier : Antigone et Le cri d’Antigone.
Une sculptrice contemporaine, Michèle Charron-Wolf, a réalisé une Antigone en terre cuite, un sculpteur, Fernand Pouillon, une Antigone en pierre de Bourgogne.

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