L’Amour dans l’Odyssée

Un exposé fait par Marine, Jérémy, Florence
lundi 4 octobre 2010
par  F. Cahen

Introduction : L’amour est un sentiment d’affection et d’attachement envers un être ou une chose .

L’amour comprend un large éventail de sentiments différents. Ici, chez Homère, nous avons pu relever deux types d’amour qui sont les suivants :
- UN AMOUR PHYSIQUE, D’ATTIRANCE SEXUELLE, TEL QUE LE DÉSIR.
- un amour familial et amical.

Comment l’amour est représenté chez Homère ?

Nous analyserons dans un premier temps, l’amour sous forme de désir. Puis, nous étudierons dans un second temps, l’amour familial et amical.

Dans cette première partie, nous pouvons constater que chez Homère, le désir est présent, plus précisément l’attirance. Chez les Grecs le désir est appelé « éros », qui a donné le mot "érotisme". Ce désir est souvent représenté par la nymphe Calypso. Nous pouvons l’expliquer d’après certaines des citations qui sont les suivantes :

A la page 90 (vers 216-217) « pardonne-moi, royale nymphe ! Je sais moi aussi tout cela ; je sais que la très sage Pénélope n’offre aux regards ni ta beauté ni ta stature » Cette citation nous permet de voir, qu’Ulysse ressent un immense désir quand il est avec la nymphe Calypso, il a plus d’attirance sexuelle pour celle-ci que pour sa femme, Pénélope. Mais il s’en lasse et veut retrouver sa femme : « la nymphe ne lui plaisait plus » (v.153)

Pourtant à chaque fois qu’il en a l’occasion, il se livre volontiers avec elle au plaisir ; et cela jusqu’à son départ : « Ils gagnèrent le fond de la grotte profonde où, demeurés ensemble, ils se livrèrent au plaisir ». Pour Ulysse, c’est toujours un plaisir de retrouver la Merveilleuse Calypso, d’ailleurs, à chaque fois qu’il évoque son prénom, nous pouvons voir qu’il y a toujours un adjectif mélioratif qui la décrit tel que « la merveilleuse » ou encore « la déesse aux beaux cheveux ».

Ulysse profite également de Circé, puisqu’il s’unit physiquement à elle après s’être assuré qu’elle ne profitera pas de leurs ébats pour lui causer du tort. Ulysse n’est donc pas un modèle de fidélité… même s’il ne s’unit finalement que quasiment sous la contrainte à des créatures semi-divines. Beaucoup d’hommes aimeraient sans doute que d’aussi belles créatures les supplient de venir dans leur lit ! Ulysse ne les désire que physiquement, mais on peut penser qu’elles ressentent à son égard une admiration beaucoup plus profonde. Elles sont assez touchantes, d’ailleurs, d’avoir l’élégance de laisser Ulysse repartir librement… Ne fallait-il pas l’aimer profondément pour faire ce sacrifice ?

L’amour dans l’Odyssée n’est donc pas que physique.

En effet, nous pouvons voir que l’amour familial est principalement représenté chez Homère.

Il est appelé « storgé », « στοργή » en grec, qui décrit l’amour comme familial, comme une affection d’un parent à son enfant ou d’une femme pour son mari.

L’amour qu’éprouve Ulysse pour sa femme, Pénélope, n’est pas que du désir mais un amour fort car il l’aime et reste avec, même si celle-ci est mortelle. On peut même parler d’un amour familial qui les unit.

A la page 183 ( vers 182-183) , la mère d’Ulysse lui donne des nouvelles de sa femme et sa famille, ce qu’ils ressentent depuis son absence :

« Toutes ses misérables nuits, tous ses jours se consument dans les pleurs » Cette citation montre que Pénélope souffre terriblement de l’absence d’Ulysse et donc son amour est réciproque.

On peut également constater la tristesse de ses parents, qu’ils tiennent beaucoup à leur fils et que même si , celui-ci est parti , ils ne l’oublient pas. Au contraire !

Son père, attend son retour avec impatience. Notamment, nous pouvons le voir à la page 183 (vers 195-196) :

« C’est là qu’il va s’étendre, affligé et son deuil s’accroît de pleurer ton absence ».

Quant à sa mère, nous pouvons comprendre, d’après cette citation, qu’elle risque de mourir de chagrin, de tristesse, de continuer à espérer de voir revenir Ulysse.

Page 183 (vers 202-203) : « C’est le regret, c’est le souci de toi, mon noble Ulysse, c’est mon amour pour toi, qui m’ont ôté la douce vie » On peut donc analyser qu’un amour fort, familial, l’unit à sa famille. C’est même le moteur de l’Odyssée puisque c’est ce qui motive son retour.

Cependant, l’amour n’est pas que familial, il peut être également amical. Par exemple, il y a l’amour que porte Ulysse à ses compagnons.

En effet, à la page 202 (vers 53) « je m’adressais alors à tous mes gens avec tristesse », on remarque donc qu’Ulysse se soucie de ses compagnons, de ce qu’il pourrait leur arriver. Notamment, à la page 205 (vers 258) « ce fut bien là le plus déplorable des coups que je souffris en explorant les passes de la mer », Ulysse est triste de voir ses soldats mourir un par un devant ses yeux.

On peut constater aussi que tout au long des chants VIII, IX, X , il y a une répétition sur « nous reprîmes alors la mer avec tristesse, heureux d’être vivants ; mais pleurant nos compagnons morts » cela montre bien qu’il est vraiment pas bien, chagriné.

De plus, il fait toujours de son mieux pour sauver ses compagnons, comme on peut le voir dans cette citation :

« il parvient à s’enfuir mais ne peut sauver qu’un seul navire et une poignée de ses marins ».

On peut considérer les compagnons d’Ulysse comme une famille pour lui.

Conclusion : Nous pouvons donc en conclure, que l’amour est vraiment présent chez Homère. On peut penser que c’est un amour de désir qui règne dans l’Odyssée, mais non, pas seulement, un amour extrêmement fort unit Ulysse à sa famille. Cependant, cet amour est plutôt décrit comme de la tristesse, alors que l’amour physique est finalement placé sous le signe de la jouissance, même s’il est sans avenir.


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