Les animaux

mardi 31 août 2010
par  BM

Pistes proposées pour l’exposé destiné à Anaïs et Mélanie

Recensement des animaux, et classement ?

Quelques pistes possibles.

- (Animaux présents, visibles ou invisibles, évoqués dans le souvenir, ou dans le rêve ?)

- (Animaux à signification implicite, par leur forme, leur couleur, leur valeur sociale ou affective ?)

- (Animaux importants dans la dramaturgie, ou amenant un registre, ou une émotion ?)

Analyse de leur valeur théâtrale ?

A suivre.

Résumé de l’exposé fait par Anaïs et Mélanie

Présence des animaux et évocation dans le passé

- Cheval p. 20
- Puce p. 48-49
- Mouette p. 45
- Rat p. 73 - 88 - 91
- Squales p. 50
- Le chien (voir exposé spécifique)

Les animaux, excepté le chien, sont dans le discours scénique.

La signification des animaux, et leurs valeurs affichées

- Le cheval et la mouette sont des moyens de sortir, de s’évader
- Le rat est un moyen d’échapper aux reproches de Hamm ?
- La puce marque une misère sanitaire,comme le rat.
- La puce est l’occasion d’un comique de geste, Clov se tortille et se gratte.
- Le chien est un moyen de faire comprendre la question de l’autorité et du pouvoir.

Reprise et additions après l’exposé

- Deux grandes catégories d’animaux : d’un côté le rat et la puce, de l’autre le chien.
- Les autres animaux présents dans le récit sont de pures tournures de langage : exclamation « la vache ! », ou des réminiscences d’un passé très imprécis : le cheval, les mouettes.

Les points communs entre le rat et la puce

- Animaux gris ou marrons, animaux considérés comme nuisibles,ou parasites, ou sales,ou révélateurs de saleté.
- Animaux qu’il faut tuer, exterminer : occasion de montrer la cruauté, obsession, occupation importante, voire préoccupation.
- Ces animaux ont, dans l’imaginaire affectif, un statut repoussant.
- Rapprochement à faire avec l’extinction du genre humain : les parents dans les poubelles, le « procréateur en puissance » doit être exterminé, s’il y a encore des puces « l’humanité pourrait se reconstituer ».

- Impression qu’il faut un nettoyage du monde, une purge des animaux de ce genre. Hamm s’étonne, p. 48 : « Une puce ! Il y a encore des puces ? », et p. 73 « Un rat ! Il y a encore des rats ? »
- Dans un monde de survivants comme le sont Nagg, Nell et même Hamm, cette volonté d’exterminer les vermines peut évoquer le nazisme.

Le chien : voir aussi l’exposé fait par Jonathan, Sarah et Nader

- Animal affecté d’un coefficient de sympathie, parce que domestique, aux fonctions de gardien, d’animal de compagnie, d’ami muet, etc.
- Les mots de Hamm et Clov le présentent comme agréable : « soyeux ? », « genre loulou ».
- Les exigences de Hamm vont dans ce sens de la soumission et de l’affection : le chien quémande, demande à se promener, il reste auprès du maître.
- C’est un animal à caresser, et Hamm le tripote abondamment (mais c’est pour chercher où est le sexe ...).
- C’est un symbole, ou une allégorie, d’un statut royal. Il répond à un besoin psychologique de caresser, de manifester de la gentillesse, mais aussi de la domination.
- Puisqu’il faut le nourrir, le promener, c’est aussi la marque de la puissance, du pouvoir que l’on a sur autrui ; cf. les biscuits donnés parcimonieusement par Hamm à ses parents.
- Puisqu’on peut le câliner, caresser, ou au contraire le rudoyer, le renvoyer à sa niche ... c’est aussi l’indice de la dépendance d’autrui par rapport à soi, et Hamm domine.

- Mais c’est aussi un animal à créer, à achever : il lui manque le ruban, insigne de son élégance ? Le sexe, indice de sa masculinité ? Une patte, capacité de déplacement et de station debout ? Pour un maître impotent comme Hamm, le chien serait alors un substitut de virilité, et une compensation de toutes ses infirmités ?
- De plus, c’est un animal détourné de sa fonction, à la fois par son aspect grotesque puisqu’il ne tient pas debout, qu’il n’a que trois pattes, et puisqu’il devient une arme (une arme molle et incapable de tuer ou de blesser). Symbole dérisoire du renversement de pouvoir ?
- Il devient aussi un rebut à la fin de la pièce, puisqu’il est jeté à terre, avec le sifflet qui sert à appeler le chien Clov, double marque de l’abandon de supériorité de Hamm.

- Donc, ces deux groupes d’animaux représentent bien un monde finissant, même s’ils sont opposés.
- De plus, ils font comprendre les mêmes sentiments ou émotions binaires : affection et haine, domination ou peur, et la même atmosphère générale d’une fin de partie.
- Ils sont aussi des marqueurs ou des révélateurs de la violence intime des personnages Hamm et Clov, le maître et le chien,ils en sont peut-être les doubles : les humains sont des animaux, leur bestialité est morale, ils ne sont pas très domestiqués, ils sont les uns pour les autres comme des loups (le fils pour ses parents, les parents pour le fils, le domestique pour le maître et réciproquement, et les indices narratifs qui laissent deviner un passé font comprendre aussi que la mère Pegg est morte à cause du manque de charité de Hamm, etc.


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